Date de sortie 7 octobre 2015
Réalisé par Philippe Faucon
Avec Soria Zeroual , Zita Hanrot , Kenza Noah Aïche
Scénariste(s) Philippe Faucon
Distributeur Pyramide Films
Année de production 2015
Pays de production France, Canada
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Fatima élève seule ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Toutes deux sont son moteur, sa fierté, son inquiétude aussi. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu'il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles...

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Fatima

Fatima

Critiques

  1. Première
    par Eric Vernay

    Par leurs incompréhensions mutuelles et le bilinguisme du film s’exprime la faille culturelle entre immigrés de première et de deuxième génération : comment aider ses enfants en effet, lorsqu’on ne maîtrise par leur langue ? Souad, qui a honte du métier de sa mère (« un torchon »), peine à trouver un modèle de réussite auquel s’identifier. Quant à Nesrine, elle a dépassé depuis longtemps le champ de connaissances de Fatima. Pour une oreille non avertie, francophone ou non, ses cours de médecine ressemblent a du charabia, à des mantras au sein desquels se niche parfois un sens caché : « Le cœur est l’organe qui se forme en premier ». De cœur, c’est certain, le film de Faucon ne manque pas.La bienveillance irradie chaque plan de son triple portrait de femme. Elle se diffuse entre les personnages tel un antidote à la fatigue, « par vases communicants » (pour reprendre l’expression d’un médecin, surpris de voir la mère aussi éprouvée que sa fille par le stress des examens), en faisant de chaque situation difficile l’occasion d’une amélioration, d’un geste généreux, ou juste d’un regard attentif accordé à l’autre (celui, magnifique de tendresse, de Nesrine devant son amoureux, auquel répond plus tard celui, peiné mais tout aussi beau, d’un dragueur éconduit par l’indomptable Souad). Autant de petits miracles humains qui adviennent ici avec naturel et simplicité, se nourrissent de manière organique, au service de ce film subtil et poignant.