Affiche Fantastic mr Fox

Fantastic Mister Fox : critiques

Les critiques de Premiere

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  • 4
    Wes Anderson serait-il fantastique ? Après l’excellent A bord du Darjeeling Limited, le spécialiste des comédies douce-amère sur les familles dysfonctionnelles s’essaye avec brio à l’animation. Bourré d’humour, de poésie, de clins d’œil, Anderson redonne vie à l’animation image par image. Le tout avec l’aide d’un casting quatre étoiles - mention spéciale pour George Clooney, parfait en renard voleur, imprudent et sur de lui. Sans oublier une excellente bande-son qui reste en tête bien après la séance.

    Son Fantastic Mister Fox est tout simplement magique.
  • 3
    Mais, avant d’être une adaptation, ce long métrage d’animation est surtout un film 100 % Wes Anderson. On y retrouve les mêmes thèmes que dans ses précédents films (la famille malade, la responsabilité, la transmission), les mêmes tics de mise en scène (gros penchant pour les plans surcadrés avec sens du comique statique) et le même look.

Les autres avis de la presse

(20)3
  • StudioCiné Live ()3
    Drôle, rythmé, avec ce Fantastic Mr Fox, le réalisateur de Darjeeling Limited semble avoir donné un second souffle à une technique que l'on croyait enterrée.
  • Brazil ()4
    Si vous ne devez voir qu'un seul film à l'humour bien trempé dans la plume anglaise, nul doute que ce film vous procurera énormément de jouissance. Wes Anderson a bien goupillé son affaire.
  • L’Ecran Fantastique ()2
    Sans que l'on s'ennuie à proprement parler, Fantastic Mr Fox ne divertit guère, trop enfantin pour séduire les parents et trop sérieux pour dérider leurs enfants, à tel point que cette heure vingt-huit semble parfois s'éterniser...
  • Geek ()3
    Anderson se lance dans une aventure dont il sait qu'il n'aura pas assez de ses épaules pour la porter. Néanmoins, il l'exécute avec un panache et une fougue qui lui permettent de transformer l'essai.
  • Pariscope ()4
    Les jeunes spectateurs aimeront le charmant voleur, ses missions impossibles, la vivacité de l’action et des gags ; les grands, quant à eux, retrouveront ici les thèmes préférés de l’auteur : la famille, ses états d’âme, ses crises à travers un ado complexé, son cousin qui la ramène, un père nostalgique de sa jeunesse insouciante, une mère qui aimerait un époux moins infantile. Se ranger, grandir et lutter contrer sa nature n’a rien de rigolo : Wes Anderson le dit avec une cocasserie détachée et fataliste qui est sa marque de fabrique.
  • Elle ()3
    Quand les cinéastes branchés s'emparent des classiques de la littérature jeunesse, ils mettent un point d'honneur à ne pas décevoir l'enfant qui vit encore en eux-mêmes... et en nous ! Cerise sur le poulet rôti, l'animation traditionnelle à partir de marionnettes apporte au film son aspect intemporel, poétique, magique !
  • Télé 7 jours ()2
    Avec son animation à l'ancienne, image par image, à base de figurines, son casting vocal de luxe, ses nombreux clins d'oeil et son ton décalé, pas sûr que le très jeune public soit réceptif à 100%. Mais pas de quoi bouder ce petit bijou intello-rigolo.
  • Fluctuat.net ()4
    Fourmillant d'idées et de poésie (cf. le plan final faisant étrangement écho à la coda de Funny People de Judd Apatow), Fantastic Mr Fox développe une belle réflexion sur la vie en communauté, savant compromis entre adaptation de chacun et singularité de tous. Parce qu'au fond, et la mélancolie vient de là, nous restons des bêtes sauvages.
  • Chronic'art ()2
    Coincé entre la tanière de ses petites marottes et l'horizon enchanté du supermarché, Mr Fox dit bien ce qui manque au cinéma chic - un peu d'air. Et porte avec lui, secondé par un bataillon de suiveurs dociles dont les rangs n'en finissent plus de grossir, la promesse déprimante d'un cinéma lounge et confortable, des films sans estomac mais jolis pour les yeux, un pur cinéma d'ameublement.
  • Les Inrocks ()4
    Wes Anderson réussit le mariage tendre et parfait entre l’univers de Dahl – so british – et le sien – so hype – (les acteurs choisis pour doubler les personnages le prouvent), avec ce brin de mélancolie (apporté aussi par les musiques de Georges Delerue composées pour les films de Truffaut) qui baigne depuis toujours ses films de famille si particuliers.
  • Nouvel Obs ()2
    Cinéaste dandy au goût raffiné (les dialogues brillent, la bande-son emprunte aussi bien aux Beach Boys qu’à "la Nuit américaine"), Anderson cherche parfois un peu trop à se ressembler (les pommes siglées Vuitton). Paradoxalement, son cinéma a rarement paru aussi vivant que dans ce conte animé pour grands enfants dans lequel un renard, sapé de velours côtelé et doublé par George Clooney, apprend à accepter sa condition de pater familias !
  • 20 Minutes ()3
    Avec cette adaptation d'un conte de Roald Dahl (l'auteur de Charlie et la Chocolaterie), Wes Anderson nous offre un grand moment de bonheur. L'animation sous forme de marionnettes est un enchantement : le réalisateur a soigné les détails avec minutie. Clin d'oeil : on retiendra notamment le costume en velours côtelé du héros, copie conforme de celui qu'arbore souvent le cinéaste.
    Le détail s'étend jusqu'à la bande-son. Anderson a fait appel à Alexandre Desplat pour composer une musique dynamique et a zébré son film de standards du rock (ami des Beach Boys, ça va farter), histoire de lancer les animaux dans des danses revigorantes. Surtout, il a innové pour les dialogues de la version originale, enregistrés en plein air.
  • Le Monde ()4
    Par-delà cet aimable argument, ce qu'il y a de précieux dans ce film est la manière dont la forme porte l'histoire à son plus haut point de séduction. Wes Anderson a trouvé un dosage idéal entre réalisme et imaginaire, enchantement et inquiétude, accomplissement et révélation de l'illusion.
    Son goût du perfectionnisme confère au film une suprême élégance : symphonie de couleurs chaudes, textures chatoyantes, décors et costumes dignes des meilleurs faiseurs, bande musicale nappée par Cole Porter et les Beach Boys. Le tout porté par un casting vocal de rêve dans la version originale, à commencer par George Clooney en Mr. Fox et Meryl Streep pour Felicity.
  • A voir à lire ()4
    Ici, pas de 3D les enfants, tout est en animation image par image avec ses défauts inhérents (les poils des animaux qui bougent) qui sont aux yeux du cinéaste un gage de qualité empreint d’un amour nostalgique pour l’artisanat d’antan. Réac’ Wes Anderson ? Non, il faut plutôt prendre cette fantaisie pour un exercice de style épousant parfaitement l’esprit de Roald Dahl qui s’amusait autant à distraire les jeunes lecteurs qu’à les effrayer gentiment. Il n’y a rien de plus impressionnant pour un enfant qu’une peluche animée. La donne changera quand les doudous seront en hologramme...
  • Télérama ()4
    Bourré de péripéties extravagantes, Fantastic Mr. Fox est un trépidant film d'aventures tout public, qui évoque aussi bien les meilleurs faits d'armes de Wallace et Gromit que, Clooney oblige, Ocean's Eleven et ses suites. Car Mr. Fox a plus d'un tour dans son sac pour organiser une rébel­lion orwellienne ou récupérer un neveu kidnappé chez les humains. Les si­tuations sont drôles et spectaculaires, constamment inventives (à l'image des règles improbables du whackbat, le base-ball animalier local). Elles sont servies par un trait « ligne claire », qui excelle à mettre en valeur des amours de décors. Et la musique ludique d'Alexandre Desplat - hommage à Ennio Morricone compris - dynamise l'ensemble. Pas un temps mort, pas une faute de goût.
  • Télérama ()1
    En adaptant Roald Dahl pour un public de tous les âges, le cinéaste américain perd sa saveur : avec une animation sans originalité, il se coule dans le moule usé de la fable métaphorique entre humains et animaux. Quoi de neuf, d'original, d'inattendu dans sa croisade contre les fermiers du coin qui veulent le déloger de son arbre ? Ou dans sa relation paternaliste à sa femme (au foyer) et à son fils (jamais assez bien pour lui) ? Les aventures de ce rusé renard se bornent à mixer l'animation de Chicken Run aux paraboles des fables de La Fontaine.
    Les liens familiaux et leur insondable complexité ont toujours été au coeur du cinéma de Wes Anderson. Mais là où La Famille Tenenbaum ou A bord du Darjeeling limited foisonnaient de trouvailles, d'un humour décalé et d'une justesse cruelle, Fantastic Mr. Fox ne fait que recycler ses thèmes sous une forme qui les rend impersonnels.
  • L'Express ()4
    Plus poétique. Et, pour le coup, fort réussi. Qui plus est avec les voix de George Clooney et de Meryl Streep, du gratin pour les oreilles. En VF, c'est Mathieu Amalric et Isabelle Huppert. On reste dans le branché.
  • Le Figaro ()4
    Une adaptation magique, intelligente et inspirée de Fantastique Maître Renard, de Roald Dahl, à déguster en famille.
  • Le Parisien ()3
    Attention, bonheur ! Beau, drôle et pétaradant, ce film d’animation adapté du « Fantastique Maître Renard » de Roald Dahl fourmille de trouvailles visuelles et de dialogues savoureux.
    Un divertissement familial et haut de gamme à la fois. Le rêve.
  • Fluctuat ()
    Pour son premier film d'animation, Wes Anderson transvase son petit théâtre pop dans l'univers de Roald Dahl, atteignant la quintessence (logique) de son art géométrique et raffiné, sans perdre en route sa subtile touche mélancolique. Superbe.Fantastic Mr Fox n'a rien d'un caprice d'icône du cinéma indépendant. En passant du film traditionnel au cinéma d'animation, Wes Anderson ne fait que prolonger ses thèmes et affiner son style. Pourtant au départ, il y a un matériau extérieur : Fantastique maître renard, roman de Roald Dahl (Charlie et la chocolaterie) et classique de la littérature de jeunesse. Mais, loin de s'effacer derrière l'oeuvre originale, Anderson, dont tous les films ont jusqu'ici été scénarisés par ses soins, s'est approprié l'histoire en la réécrivant avec son fidèle complice Noah Baumbach (Les Berkman se séparent). Le résultat : du pur Wes Anderson.En travaillant en animation image par image, l'auteur d'A bord du Darjeeling Limited n'a rien perdu de son style. Au contraire, il l'a peaufiné, enfin maître de chaque micro mouvement déployé à l'écran. On retrouve ici son savoureux théâtre miniature, si soigneux du détail et du cadre. Anderson peut également laisser libre court à sa maniaquerie décorative : il a le contrôle total sur cette maison de poupées à fourrure. Surdoué raté Droit comme un « i », habillé comme un dandy - en velours et en tweed - le longiligne Maître Renard est un surdoué raté. Voleur de poule invétéré, Mr Fox a promis à son épouse de se ranger pour de bon afin d'élever leur enfant, Ash, dans un environnement calme et sain. Désormais éditorialiste pour un journal local, le renard s'ennuie comme un rat mort, la bête sauvage qui est en lui - que nous rappellent ses repas dévorés en 2 secondes - peine à refréner ses pulsions : à la vue des trois fermes voisines de son nouvel appartement, le renard retombe dans ses travers de voyou flamboyant, mettant du même coup en péril toute la communauté animale alentours. Comme la plupart des héros andersonien (Jason Schwartzman dans Rushmore, Luke Wilson dans La Famille Tenenbaum, etc.), il doit répondre à la question suivante : comment laisser libre court à son génie ou à son instinct sans ébranler l'équilibre familial ? Sa déprime, il la camoufle derrière une attitude flegmatique, une tristesse rentrée filmée en plans fixes.Raffinement burlesquePour s'en sortir, Mr Fox devra à la fois subvertir son immobilisme rampant - reprendre sa chasse aux poules - tout en trouvant moyen d'assurer la sûreté de son entourage. Occasion pour Wes Anderson de dessiner un complexe portrait familial dont il a le secret, croisant les intrigues avec la clarté de trait qu'on lui connaît. Ainsi le renardeau Ash, 12 ans, ne rêve que d'enfiler sa cagoule de bandit et de marcher sur les pas de son père (on pense à Gene Hackman traversant aux feux rouge avec ses petits fils dans La famille Tenenbaum). Mais l'arrivée de Kristofferson, un agaçant cousin zen et hyperdoué en tout (drague et plongeon compris), l'empêche de s'affirmer pleinement. Fiers et secrètement meurtris, les deux rivaux rappellent les disputes douces-amères des frères d'A bord du Darjeeling Limited. Dans chaque recoin du cadre, Wes Anderson marque ses petites créatures artisanales de son raffinement burlesque. Ici un hilarant opossum aux yeux en colimaçons dès qu'il cogite, là un méchant rat claquant des doigts comme à Broadway. A travers cette entreprise d'appropriation du conte original, le réalisateur se permet même d'inventer un sport incompréhensible dans lequel Mr Fox excelle, le Whack Bat.Failles sentimentalesComme toujours chez le dandy Anderson, la sophistication extrême de la mise en scène, composée de vignettes archi-chiadées dans un univers symétrique sillonné par de longs travellings latéraux, n'empêche absolument pas le rire et l'émotion. Failles sentimentales et trouvailles esthétiques font bon ménage dans ces décors automnaux (la couleur verte a été bannie par Wes sur ce film), tandis que le casting musical (Beach Boys, George Delerue, Jarvis Cocker) et vocal mélangeant prestigieux nouveaux venus (George Clooney, Meryl Streep) et vieux habitués (Jason Schwarzman, Bill Murray), ajoute ce qu'il faut d'expressivité (minimaliste) à des marionnettes particulièrement soignées. Fourmillant d'idées et de poésie (cf. le plan final faisant étrangement écho à la coda du Funny People de Judd Apatow), Fantastic Mr Fox développe une belle réflexion sur la vie en communauté, savant compromis entre adaptation de chacun et singularité de tous. Parce qu'au fond, et la mélancolie vient de là, nous restons des bêtes sauvages.Fantastic Mr FoxDe Wes AndersonAvec les voix de George Clooney, Meryl Streep, Jason Schwartzman, Bill MurraySortie en salles le 17 février 2010[mediabox  id_media="122850" align="null" width="500" height="333"][/mediabox]Ills © Twentieth Century Fox France Eric Vernay- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez les fils adaptation, animation sur le blog cinéma- Wes Anderson sur Flu : lire les critiques de Rushmore (1999), La Vie aquatique (2005), A bord du Darjeeling Limited (2008)
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