Titre original Fair Game
Date de sortie 3 novembre 2010
Réalisé par Doug Liman
Avec Naomi Watts , Sean Penn , Noah Emmerich
Scénariste(s) Jez Butterworth
Distributeur UGC Distribution
Année de production 2010
Pays de production US
Producteurs Akiva Goldsman
Genre Drame, Thriller
D’après l’œuvre de Joseph Wilson Valerie Plame

Synopsis

Valerie Plame, agent de la CIA au département chargé de la non-prolifération des armes, dirige secrètement une enquête sur l’existence potentielle d’armes de destruction massive en Iraq. Son mari, le diplomate Joe Wilson, se voit confier la mission d’apporter les preuves d’une supposée vente d’uranium enrichi en provenance du Niger. Mais lorsque l’administration Bush ignore ses conclusions pour justifier le déclenchement de la guerre, Joe Wilson réagit via un éditorial dans le New York Times déclenchant ainsi la polémique. Peu après, la véritable identité de Valerie Plame est révélée par un célèbre journaliste de Washington. Avec sa couverture réduite à néant et ses contacts à l’étranger en danger de mort, Valerie voit s’effondrer sa carrière et sa vie privée. Après des années au service du gouvernement américain, elle va devoir maintenant se battre pour sauver sa réputation, sa carrière et sa famille.Ce film est sélectionné en compétition officielle pour le 63ème Festival de Cannes.

Photos

Fair Game

Critiques

  1. Première
    par Julien Samy

    Après le clinquant Mr. & Mrs. Smith et le désastreux Jumper, Doug Liman se rachète une conduite avec ce respectable biopic politique, qu’il a habilement déguisé en thriller d’espionnage histoire de ne pas effrayer le chaland. Armé d’un scénario carré, Liman délaisse les boursouflures de ses précédents blockbusters pour retrouver l’efficacité de La Mémoire dans la peau, déroulant ses ficelles avec assez de métier pour parvenir à faire oublier que son film ne révèle pas grand-chose de neuf sur le scandale. Conscient que l’histoire se suffit à elle-même, Liman pousse la sobriété jusque dans sa direction d’acteurs : Naomi Watts, servie par son physique relativement passepartout, abandonne ses affectations d’actrice hypersensible pour se glisser dans la peau de Valerie Plame, tandis que Sean Penn campe une grande gueule anti-Bush avec une conviction non feinte. Mais, derrière le réquisitoire politique de rigueur et l’incontestable patine technique, c’est Doug Liman luimême qui semble s’être évaporé.