Date de sortie 16 janvier 2019
Durée 108 mn
Réalisé par Olivier Assayas
Avec Juliette Binoche , Guillaume Canet , Christa Théret
Scénariste(s) Olivier Assayas
Distributeur Ad vitam
Année de production 2018
Pays de production France
Genre Comédie dramatique
Couleur Couleur

Synopsis

Alain et Léonard, écrivain et éditeur, dépassés par les nouvelles pratiques du monde de l’édition, sourds aux désirs de leurs épouses, peinent à retrouver leur place au sein de cette société dont ils ne maîtrisent plus les codes.

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Le dernier opus de la trilogie de M. Night Shyamalan a conquis le public parisien. (Source : Le Film Français)

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Ad Vitam / CG Cinéma / Arte France Cinéma / Vortex Sutra / Playtime
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Doubles vies, affiche

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Critiques

  1. Première
    par Frédéric Foubert

    On le sait, Olivier Assayas est obsédé par la mode, la nouveauté, l’envie de saisir l’esprit du temps. Ça fait peut-être de lui un éternel jeune homme moderne, mais ça condamne également nombre de ses films à vieillir plus vite que la moyenne, à ne s’apprécier que comme des témoignages sur l’époque de leur tournage. Cet écueil semblait particulièrement guetter Doubles Vies, qui traite de l’inquiétude, hyper contemporaine, d’une poignée d’intellectuels quant à la fin de la civilisation de l’écrit et au triomphe des écrans. Dit comme ça, c’est sûr, ce n’est pas très engageant. Mais le film possède une forme de radicalité que n’a pas, disons, le premier Noah Baumbach venu : ici, les scènes sont systématiquement charpentées par d’impressionnants tunnels de dialogues, et les personnages uniquement caractérisés par la façon dont ils se déterminent par rapport au sujet du film (Twitter, l’essor des blogs d’écrivains, la mode des audiobooks, le succès des liseuses, tout y passe). C’est du Tarantino hypokhâgneux. Si des chercheurs ou des extraterrestres, dans une centaine d’années, se demandent ce qui intéressait les intellos parisiens pendant l’hiver 2018-2019, ce film sera sans doute une précieuse archive. La trame de marivaudage bourgeois qu’Assayas greffe par-dessus est très convenue (Canet trompe Binoche, qui le trompe avec Macaigne), mais sauvée par une forme d’autodérision et de décontraction plutôt inhabituelles chez l’auteur de Demonlover, qui décortique ici de façon amusante le « culturellement correct » dont il est l’un des emblèmes.