Divorces : critiques
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La critique de Premiere
(1) 2-
Christophe
Narbonne
2
Comme dans Mariages !, Guignabodet abuse des aphorismes chocs et des dialogues un peu épais. Ces facilités mises à part, et malgré une mise en scène trop sage bien que nerveuse, Divorces a tendance à surnager dans le domaine formaté de la comédie familiale.
Les autres avis de la presse
(13) 1-
StudioCiné Live (Thierry Chèze) 1(...) Divorces ne dépasse pas le stade de la bonne idée de départ. Son scénario multiplie les personnages secondaires sans consistance et ne creuse jamais vraiment les situations imaginées.
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Elle (Helena Villovitch) 2Si certains tics de société sont parfois épinglés avec justesse, on n'échappe cependant pas à la caricature. Quelques situations cocasses nous font sourire ; d'autres, un peu moins...
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Chronic'art (Gaël Le Bellego)A la faveur du temps de film qui passe et de l'habitude au pire, on se détache, on finit par quitter ce qu'on voit pour une somnolente indifférence. Et le film, pris à son propre ennui, nous quitte aussi. Un divorce, donc. Par consentement mutuel.
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Télé 7 jours (Viviane PESCHEUX) 2On en ressort complètement...essoré. Mais avec la certitude que Pascale Arbillot est une grande actrice.
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Télérama (Guillemette Odicino) 1Certes, la réalisatrice chope deux trois vérités sur les rancoeurs accumulées et les gardes partagées [...] Noyées, hélas, sous un amoncellement de clichés vaudevillesques [...] Slogan professionnel des deux héros : « Vous avez loupé votre mariage, réussissez votre divorce. » Une formule que Valérie Guignabodet n'a pas su appliquer à son film.
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Fluctuat.net (Jérôme Dittmar) 1Réfugiée derrière son incapacité à dépasser les poncifs lui servant de regard sur le couple, elle [Valérie Guignabodet] résume son sujet à un bilan trivial et poussif pour nouveaux riches. Le récit se boucle par une pirouette donnant au film l'allure d'une escroquerie.
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Nouvel Obs (Lucie Calet)Quiproquos graveleux (« Ça fait combien de temps que vous ne l’avez pas ramonée ? » – il s’agit de la cheminée), comédiens en roue libre, happy end consensuel… Quoi d’autre ? Ah, si ! Demaison imite assez bien Karl Lagerfeld.
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Le Monde (Thomas Sotinel)[...]C'est un ton difficile à tenir, surtout quand le scénario ne tient pas vraiment debout, à peine illuminé de temps en temps par une observation pertinente. Divorces ne risque pas dégoûter les candidats au mariage ou d'effrayer les couples tentés par la rupture, il risque surtout d'envoyer tout ce joli monde ailleurs qu'au cinéma.
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20 Minutes (Caroline Vié) 1Il est cependant dommage que la réalisatrice de Mariages ne choisisse pas son camp entre deux styles pourtant opposé : le drame familial poignant et le burlesque échevelé. Ce mélange des genres, ou de pinceaux, ne peut que dérouter le spectateur qui venait là pour s'amuser.
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Le Figaro (Eric Neuhoff)Quand les scènes ne sont pas paresseuses, elles sont vulgaires. [...] Le spectateur, lui, est en droit d'exiger une prestation compensatoire.
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Paris Match (Alain Spira) 2La grande qualité du film étant qu'en jetant sur le ring deux snipers du divorce, Valérie Guignabodet se livre à une instructive déclinaison de toutes les cas de figure des séparations avec mécontentement mutuel. C'est drôle, cruel, vicieux, impitoyable et, bien sûr, pitoyable.
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Fluctuat () 1La comédie française, c'est comme un soap : sa longévité est proportionnelle à sa nullité. La télévision, c'est d'où viennent justement Valérie Guignabodet et Divorces. Pochade lourdingue où le fantôme de Bergman croise l'oublié Patrick Braoudé. Il n'y a probablement rien à attendre de Valérie Guignabodet. Pourtant, après un joli mélo chevalin (Danse avec lui), on se disait qu'il y aurait peut-être quelque chose à tirer de Divorces. Lourde erreur. Six ans après Mariages !, qui volait déjà bas, la cinéaste espère livrer une suite à son succès surprise et faire à nouveau l'analyse des petits problèmes conjugaux - tout en changeant au passage le casting. Partant d'un pitch avec un vague potentiel : un couple d'avocats spécialisés dans le divorce à l'amiable se fait la guerre et franchit la barrière professionnelle, le film aurait presque pu être un remake de La Guerre des Rose. Sauf que Guignabodet ne fait pas dans le cynisme et la joyeuse noirceur assumée. Son horizon ne dépasse jamais le micro drame petit bourgeois. Elle n'a rien à dire sinon montrer les coups bas d'un couple qui se déchire. Le tout dans un décorum de sitcom éclairé par un chef op' à mi-temps. Ce qui démarre ainsi comme une comédie télévisée, avec des acteurs récitant d'affreux dialogues tuyaux de poil, s'égare alors dans une sorte de Scènes de la vie conjugale revisité par une amatrice de presse féminine nostalgique de Patrick Braoudé.Film bi-goût, Divorces n'assume pas ses airs de pauvre divertissement calibré. Il lui faut donc donner l'illusion d'une profondeur de champ quand il récite un générique de situations bateaux. S'en dégage une cohabitation maladroite des genres où Guignabodet tente de faire léviter la comédie vers des cimes plus amères. Sauf que son crescendo dramatique, qui aurait pu introduire une dimension explosive et autodestructrice (du récit, des personnages et de toute l'esthétique du film), est constamment contrecarré par un scénario aux enjeux sans ampleur. Pour ne pas dire sans ambition, comme la mise en scène. Quand le tandem de choc François-Xavier Demaison / Pascale Arbillot s'enfonce ainsi dans une bataille sans pitié menaçant, brièvement, de rejouer le final de La Dernière maison sur la gauche (le mari débarque armé d'une tronçonneuse), Guignabodet ne filme qu'une banale et épuisante scène de ménage. Réfugiée derrière son incapacité à dépasser les poncifs lui servant de regard sur le couple, elle résume son sujet à un bilan trivial et poussif pour nouveaux riches. Le récit se boucle par une pirouette donnant au film l'allure d'une escroquerie. Divorces De Valérie GuignabodetAvec : François-Xavier Demaison, Pascale Arbillot, Mathias MlekusSortie en salles le 14 octobre 2009[mediabox id_media="109399" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © StudioCanal Jérôme Dittmar- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil comédie sur le blog cinéma- Valérie Guignabodet sur Flu : lisez la critique de Danse avec lui
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