Affiche Departures

Departures : critiques

Les critiques de Premiere

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  • 2
    Dès les premières minutes de Departures, on comprend exactement ce qui a pu plaire aux GO des Oscars (le film a remporté la statuette du meilleur film étranger). Précisément tout ce que le cinéma adore : des grands sentiments, des rimes poétiques tourbillonnantes et des vallées de larmes. Tout cela caché derrière une apparente modestie. Dans le genre grand film existentiel, Departures se pose là : cette histoire d’un ex-violoncelliste qui accepte un boulot de croque-mort ausculte la vie à travers le prisme de la mort. Bon. Il y a bien deux ou trois jolis moments, ou cette idée du rite funéraire conçu comme un moment de dévoilement proprement sensuel, mais cette manière de faire un film fédérateur (on rigole, on pleure, on s’aime…) finit par occulter le vrai sujet. On a déjà vu ça 1000 fois, même si ça n’a rien de désagréable.
  • 3
    Oscar 2009 du Meilleur Film étranger, Departures est un exemple typique de world cinema qui traite un thème universel (la mort) de façon à balayer une très large gamme d’émotions (du rire aux larmes), tout en gardant une identité culturelle propre à séduire les amateurs d’exotisme. Le réalisateur Yôjirô Takita illustre le sujet avec précision et respect, mais aussi avec humour. On sent même, par moments, les influences du pinku eiga (film érotique), dans lequel il a débuté, lorsqu’il dépeint la complicité qui lie
    le héros à sa femme. Difficile de ne pas être touchés.

Les autres avis de la presse

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  • Le Monde () 2
    Malgré [un] hyper-conformisme, Departures n'est pas dépourvu de grâce. (...) Réalisé par un vétéran qui a aussi bien pratiqué le pinku (érotique) que le film de samouraï, Departures ne faiblit jamais dans sa volonté d'attendrir le spectateur. Il y parvient assez efficacement pour avoir convaincu les votants de la Motion Picture Academy.
  • Télérama () 2
    Le burlesque passager du film n'exclut toutefois ni la délicatesse ni l'émotion. Le réalisateur consacre de longues minutes au rituel très codifié de la préparation des corps, qui, au Japon, se déroule en présence des familles. (...) Du contraste entre le calme serein de cette cérémonie et la violence des réactions qu'elle suscite chez les proches viennent les scènes les plus réussies, car les plus imprévi­sibles.
  • Paris Match () 4
    Departures n'a vraiment pas volé son Oscar 2009 du meilleur film étranger. Bien sûr, à première mais courte vue, le sujet peut sembler rédhibitoire, voire morbide. Détrompez-vous, ce film grand public déborde d'humour, d'amour, de tact.
  • Fluctuat () 3
    Avec ou sans ses lauriers, Departures ne rentrera pas dans l'Histoire. Peu importe. Sa brève exploration d'un cérémonial mortuaire suffit à éveiller l'intérêt. Lourd et subtil à la fois.Splendeur et misère du cinéma japonais, qui n'en finit plus d'agoniser. Multi primé chez lui et auréolé d'un Oscar du meilleur film étranger, Departures ne risque pas vraiment de changer la donne. Les académiciens ont récompensé une oeuvre académique aux allures de téléfilm amélioré. Rien d'étonnant, logique même, presque plus personne ne fait du cinéma au Japon : la télévision et ses diktats ont pourri le système, la créativité est en chute libre interminable, des auteurs prometteurs et découverts à la fin des années 1990 ne reste qu'une poignée. Ironie de la situation, Departures, avec son beau sujet mortuaire, aide à faire notre deuil. A l'image de son personnage, un violoncelliste raté reconverti par hasard en Nokanshi (équivalent du préparateur de cadavre, mais chargé d'un cérémonial sophistiqué où le mort est soigné, maquillé, habillé, en présence des familles), le film de Yojiro Takita accompagne paisiblement le cinéma nippon vers l'au-delà. Avec la fadeur, le style aseptisé et le calme d'une entreprise de pompes funèbres, il lui donne un moment, un espace, pour s'éteindre.Plus concrètement, on peut trouver tous les défauts du monde à Departures : sa peur des zones d'ombres, son incapacité à aller au coeur des choses, à élaborer une réelle critique en filmant ce métier mal perçu par une société où les préjugés et les discriminations règnent. Pourtant, malgré ses tartines de sentimentalisme un peu neuneu, sa psychanalyse pressée (abandon du père), ses analogies animistes foireuses, le film emporte discrètement le morceau. Comment ? Par le déploiement progressif de ces rituels qui, sans atteindre une dimension vertigineuse, creusent une belle idée d'introduction au deuil remis en perspective par l'histoire du personnage découvrant sa vocation. Takita n'est pas Dieu, mais il donne parfois à ce beau cérémonial, noble et salvateur, une ampleur, une gestuelle, à la hauteur de ce qu'il représente. L'apprentissage d'un nouveau rapport à la vie par la mort, bouclé par une résolution des conflits passés, illumine avec sérénité la possibilité d'adoucir les peines les plus dures, pour soi et les autres, tout en trouvant une place dans le monde. Faire passer un peu de ça, c'est déjà pas si mal.Departures De Yokiro TakitaAvec : Masahiro Motoki, Tsutomu Yamazaki, Ryoko HirosueSortie en salles le 3 juin 2009[mediabox  id_media="95534" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © Metropolitan FilmExport Jérôme Dittmar- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire le fil japon sur le blog cinéma- A lire sur Flu : une histoire du cinéma japonais
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