Date de sortie 27 septembre 2017
Réalisé par Noémie Lvovsky
Avec Noémie Lvovsky , Mathieu Amalric , Denis Podalydès
Distributeur GAUMONT
Année de production 2015
Pays de production france
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

L'histoire d'une fillette de neuf ans dont les parents sont séparés. Elle vit seule avec sa mère. Cette dernière est une personne inadaptée, au bord d'une forme de démence. Quand elle rentre de l'école, Mathilde ne sait jamais dans quel état elle va la retrouver. Si aux yeux des autres, sa mère est folle, pour elle, cette folie est simplement la vie, le présent. Elle protège sa mère. Sentant la menace de la séparation, sans savoir quand ni comment elle aura lieu, Mathilde fait tout ce qu"'elle peur pour l’empêcher, tout en sachant qu'elle va la perdre. Sa mère, qui invente des surprises pour égayer la vie de sa fille, lui offre un jour un oiseau qui parle. Il devient son ami et son guide.

Dernières News

Demain et tous les autres jours : Noémie Lvovsky aux portes de la folie

Noémie Lvovsky explore, sous forme de conte, le lien qui unit une fille à sa mère folle. Une mère que la réalisatrice incarne avec maestria.
 

Critiques

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Dans Camille redouble, Noémie Lvovsky tordait le registre de la science-fiction (en s’évanouissant, l’héroïne était propulsée dans une faille spatio-temporelle qui la ramenait 25 ans en arrière) pour y encastrer ses thèmes de prédilection : la maternité, l’adolescence, une héroïne à la dérive. Avec Demain et tous les autres jours elle bidouille un autre genre, le conte, articulé autour de la relation fusionnelle entre Mathilde, 9 ans, et sa mère qui perd la tête. Mis à la sauce Lvovsky-Florence Seyvos (sa scénariste de toujours), cela donne un récit onirique qui glisse de l’enfantin fantastique au cauchemar éveillé de la folie.

    Amour braque
    Le film démarre comme la chronique d’une enfant qui gère seule sa mère, sous l’œil globuleux et attentif d’une chouette chevêche qui parle et à qui elle se confie. La solitude, l’autonomie forcée et la vaillance de cette petite héroïne s’incarnent bien dans son rapport à ce volatile-doudou qui fait office de bonne fée rassurante. Mais ça reste tiède. Jusqu’à mi-chemin, lorsque le film braque et devient braque, entrant de plain-pied dans le monde clôt et vertigineux de la démence pure. Écrire, réaliser et jouer le premier rôle, ce dispositif inauguré par Lvovsky dans Camille redouble s’était avéré ultra payant. Elle réitère et c’est son incarnation éblouissante de la mère qui fait décoller le film, l’inscrivant illico comme un des portraits les plus réussis de la folie féminine. Lvovsky actrice rejoint alors Lvovsky cinéaste dans la famille des artistes fougueux, singuliers, géniaux décrypteurs de l’intime armés d’une lumière noire.