Daybreakers : critiques
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- Première 2
- StudioCiné Live 3
- Fluctuat.net 3
- Nouvel Obs 1
- Le Monde 1
- A voir à lire 2
La critique de Premiere
(1) 2-
Mathieu
Carratier
2
Les jumeaux australiens Peter et Michael Spierig, qui s’étaient fait remarquer en 2003 avec Undead un film de zombies demeuré mais inventif, passent clairement à la vitesse supérieure avec Daybreakers. Panneaux annonçant des sorties d’écoles entre 2 et 3 heures du
matin, véhicules customisés pour la « conduite de jour », bouteilles de sang pur se trafiquant comme à l’époque de la Prohibition... Débordant de détails malins, leur vision d’un futur régi par les vampires impressionne, inventant un univers nocturne et métallique à mi-chemin entre Blade et Matrix. Dommage que la dernière partie du film sombre dans un bain de sang au rhésus un peu Z, avant de s’achever sur un final à gore et à cris auquel les acteurs eux-mêmes ne semblent pas croire.
Les autres avis de la presse
(10) 2-
StudioCiné Live (Thomas Baurez) 3Le sort de l'espèce tient entre les dents d'un Ethan Hawke livide mais très convaincant en scientifique au grand coeur, et d'un Willem Dafoe plus diablotin que jamais. Après le Livre d'Eli, voici enfin le vrai bon film postapocalyptique du moment.
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Fluctuat.net (Jérôme Dittmar) 3Non sans prétentions mais pas prétentieux, quoique un peu adolescent par son recyclage (un brin daté et naïf), Daybreakers a pour lui d'imposer cet univers à la fois figé, déshumanisé, dévitalisé. On frôle parfois le court-métrage (un côté film concept, un léger manque de moyens perceptible) ; le scénario hésite ou bouscule les situations, ses personnages déboulant de nulle part, un récit peinant à optimiser ses enjeux ou personnages, mais l'ensemble tient. Renforcé par de belles fulgurances graphiques, un cadre rectiligne et des éclats d'horreur gore glacés sans fioritures, le film se régénère régulièrement : corps brûlés, explosés, sacrifiés ; gunfight aux fléchettes ; plan au ralenti sur une orgie de militaires vampires à la puissante dimension picturale ; scène d'introduction radicale avec le suicide d'une fillette ; tonalités crépusculaires et inquiètes entêtantes. Maniériste mais pas trop, Daybreakers distille un charme triste indiscutable dont le potentiel laisserait presque imaginer le début d'une saga.
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Nouvel Obs (Xavier Leherpeur) 1Une série B se démarquant des actuelles fictions moralisatrices pour teen-agers, assumant à la fois une ambiance visuelle sombre et délétère et ses nombreux hommages aux maîtres du genre.
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Le Monde (Jean-François Rauger) 1(...) les frères Spierig, scénaristes et réalisateurs, ont construit une assez évidente métaphore politique sur la marginalité et la lutte des classes. L'évolution du récit permet d'effleurer quelques thèmes qui renverraient presque à l'origine romantique du mythe des vampires comme l'idée que l'éternité est une malédiction et s'encombre heureusement de préoccupations éthiques souvent étrangères au cinéma d'épouvante contemporain.
Le spectateur a ainsi quelque matière à méditation avant que le récit s'achève selon des principes plus convenus du cinéma d'action du samedi soir. -
A voir à lire (Frédéric Mignard) 2Il n’y a pas de doute, on est bien face à de la bonne série B. De celle qui ne cherche pas à transcender son budget. Outre cette petite ambiance sympa du tout alternatif au système hollywoodien, ce qu’on apprécie dans Daybreakers, c’est son scénar malin. Un impératif pour qu’une série B puisse exister sur le grand écran blasé des multiplexes d’aujourd’hui.
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L’Ecran Fantastique (Yann Lebecque) 3Au final, on ne pourra guère reprocher aux réalisateurs qu'une fin un peu moins forte que son introduction, sans doute choisie pour laisser la porte ouverte à une suite, triste habitude hollywoodienne qui refuse de s'abandonner trop longtemps à l'inconnu et à l'incertitude financière. Raison de plus pour profiter de ce Daybreakers diablement enthousiasmant.
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Journal du dimanche (Stéphanie Belpêche) 3Surfant sur le succès de la saga Twilight ou de la série télévisée True Blood, les frères Spierig imaginent un univers post-apocalyptique où les vampires vaquent à leurs occupations quotidiennes, comme faire la queue chez Starbucks pour une ration d’hémoglobine. Les deux réalisateurs revisitent le mythe avec ingéniosité, sans jamais se prendre au sérieux. Une série B engagée qui dénonce un régime soumis à des intérêts financiers et qui pratique la tolérance zéro.
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Paris Match (Alain Spira) 1On ne peut pas dire que ce film de vampires apporte du sang neuf au genre tant il accumule les clichés et les rebondissements prévisibles. Ethan Hawke, le beau gosse de service, est aussi expressif qu'une gousse d'ail, tandis que le talent du grand Willem Dafoe semble se coaguler dans un rôle indigne de lui...
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Fluctuat () 3Compromis entre le film de vampire et le récit d'anticipation orwellien, Daybreakers assume sans faillir son goût pour la série B. Si à vouloir toucher à tout, il se perd parfois un peu, le film séduit néanmoins par son atmosphère et sa vision d'un monde désenchanté. Si selon la légende le vampire est immortel, sa figure au cinéma est décidément intemporelle. Mutante aussi, propre à traverser tous les genres, récits ou époques ; n'importe quel prétexte peut ainsi lui servir à ressusciter, pour le meilleur et pour le pire. Dernier en date, Daybreakers des Spierig Brothers, auteurs en 2003 d'Undead, comédie horrifico zombie vite oubliée. Plus ambitieux et dopé par son casting (Ethan Hawke, Willem Dafoe, Sam Neill), leur second film s'inscrit dans une même réappropriation transgenre. Un pitch de serial SF : dans un futur proche, suite à une épidémie, les vampires ont remplacé les humains, dont la décroissance entraîne famine, émeutes et violentes dégénérescences physiques dans l'attente d'un substitut sanguin ; une ambiance multicarte : cité futuriste, décor high-tech, lumière, costumes et accessoires de film noir (la cigarette, qui ne tue plus personne ; l'imper et le chapeau à la Bogart, les cadres aux accents expressionnistes, le style très néo rétro) ; et un récit aux enjeux doucement politico-orwelliens : anthropophagie étendue à un niveau industrielle, spectre d'une société fasciste, humanité réduite à la barbarie.Si tout ça à des airs de déjà vu, un parfum 90's (petit côté Dark City et Bienvenue à Gattaca), les Spierig connaissent leur classique et assument. Daybreakers embrasse son horizon de série B avec un sérieux qui vaut moins pour la profondeur de son sujet que sa capacité à tenir un climat. Froid, désincarné, parcouru d'espaces vides (les rues désertes de jour ; les mêmes de nuit comme habitées par des fantômes), le film tire profit de son tournage en Australie pour ajouter à ses paysages une étrangeté lunaire. L'Amérique (où se déroule l'intrigue) devenant un territoire mort, défait, presque abstrait dont seuls quelques signes valident le souvenir. Dans cette mémoire désagrégée, en passe de disparaître dans les limbes de la nuit, la trajectoire des personnages (Dafoe et Hawke luttant pour imposer un remède face à un industriel tirant profit du sang humain) apparaît alors autant comme une lutte entre l'ombre et la lumière que les pires instincts ; avec en bonus une note désespérée aux contours tragiques - la famille en contrepoint ajoutant au drame des personnages.Non sans prétentions mais pas prétentieux, quoique un peu adolescent par son recyclage (un brin daté et naïf), Daybreakers a pour lui d'imposer cet univers à la fois figé, déshumanisé, dévitalisé. On frôle parfois le court-métrage (un côté film concept, un léger manque de moyens perceptible) ; le scénario hésite ou bouscule les situations, ses personnages déboulant de nulle part, un récit peinant à optimiser ses enjeux ou personnages, mais l'ensemble tient. Renforcé par de belles fulgurances graphiques, un cadre rectiligne et des éclats d'horreur gore glacés sans fioritures, le film se régénère régulièrement : corps brûlés, explosés, sacrifiés ; gunfight aux fléchettes ; plan au ralenti sur une orgie de militaires vampires à la puissante dimension picturale ; scène d'introduction radicale avec le suicide d'une fillette ; tonalités crépusculaires et inquiètes entêtantes. Maniériste mais pas trop, Daybreakers distille un charme triste indiscutable dont le potentiel laisserait presque imaginer le début d'une saga. DaybreakersDe michael spierig et Peter SpierigAvec : Ethan Hawke, Willem Dafoe, Sam NeillSortie en salles le 03 mars 2010[mediabox id_media="123318" align="null" width="500" height="334"][/mediabox]Ills © Metropolitan FilmExport Jérôme Dittmar- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil cinéma fantastique sur le blog cinéma- A lire : l'histoire des vampires au cinéma- En images : le vampire au cinéma
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