Dans La Vallée D'Elah

Dans La Vallée D'Elah : avis

Dans La Vallée D'Elah
53 avis | Moyenne des avis :3
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Voici un film sur la violence banalisée, celle qui martyrise les plus démunis, les plus faibles, les plus fragiles : les animaux, les femmes, les peuples… Dans ce lent et pessimiste film Haggis utilise la trame d’une enquête policière, somme toute assez classique, pour mettre en relief la prise de conscience d’un père. Et si la trame romanesque du film est assez simple la forme, elle, relève du vrai génie de son réalisateur : images urbaines banales tristes et vides, utilisation d’indices triviaux, sordides pour faire surgir des bribes de vérité (images détériorées du téléphone portable, boîtes de nuit, etc.)… Pas de scènes de violence directes mais le résultat abominable de celles-ci (corps démembré, calciné, visage du suicidé, scène de la baignoire)… Au travers du visage apparemment impassible de Tommy Lee Jones (remarquable !) Haggis installe l’évolution mentale du père, sa montée vers la clairvoyance : les plans se font progressivement plus contrastés, les rides de l’acteur sont de plus en plus marquées… Et l’on passe du drapeau lisse clinquant à celui déchiré et renversé flottant comme une épave dans un ciel livide ! Les « valeurs » d’une Amérique impériale certaine de son bon-droit, patriotisme (expression de celui-ci à l’étranger), morale, religion, famille est relativisé, déchiqueté, calciné… Et l’on constate que ces « concepts », si nobles soient-ils, deviennent entre les mains des collectivités (armée, polices…) des armes pour contraindre, forcer, détruire … Haggis fait ici le procès, en somme très libertaire, du groupe, expression atrocement réductive de l’individu, de l’Humain. Le problème de l’occupation américaine en Irak est ici intelligemment détourné : la guerre n’est pas le fait des individus mais de la collectivité à travers ses valeurs (qui sont toujours transgressées). D’un côté ou de l’autre les hommes ne sont que des rouages… Et voici des adolescents, plutôt gentils, transformés par le groupe en monstres sanguinaires…
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Sa note : 3.4
BURIDAN | le 16/07/2008 à 18h06 | Signaler un abus
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Film absolument bouleversant qui ne tombe jamais dans la facilité du larmoyant. Et pourtant tout autant qu'une enquête policière, c'est un drame qui se joue devant le spectateur. Drame de guerre et de tramatismes pour ceux qui rentrent d'Irak, mais aussi pour leur famille qui voit rentrer un inconnu. A casting réussi, film réussi.
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Sa note : 3.6
syllo | le 06/05/2008 à 18h31 | Signaler un abus
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Film injustement boudé, ce second film de Paul Haggis est pourtant renversant. La justesse avec laquelle le cinéaste met en scène une histoire d'humains (donc de faiblesses, de monstres et d'horreur) va faire date. Dans la vallée d'Elah prend aux tripes, bouleverse, arrache le coeur pour le mettre en miettes. Son regard presque désabusé fouille du côté de l'armée américaine en révèlant des choses qu'elle préférait garder cacher. Mais toujours en pudeur et retenue. Ca s'appelle un chef d'oeuvre.
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Sa note : 4
keira3 | le 03/02/2008 à 09h30 | Signaler un abus
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Si avec Collision, parfois Paul Haggis versait dans la facilité du mélodrame maniériste, ici pas une fausse note. Attention chef d’œuvre. Un seul mot pour définir ce film : sobriété. La sobriété de la mise en scène qui devient évocatrice de non-dits dans ces moindres détails comme un pliage de draps ou un rasage raté. Elle est même puissante dans sa retenue. Ainsi les décors de l’Amérique écaillée offre un cadre idéal pour faire suinter ce que les personnages ne disent pas frontalement. L’utilisation intelligente de l’espace et notamment des perspectives est très nette. L’apogée de cette réalisation est la scène dans un couloir, où les parents, après avoir vu le corps de leur fils, sans un mot, se retrouvent comme deux ombres unies. La sobriété des acteurs ensuite. Là où on pouvait craindre une dérive patriotique et un ramassis de pathos, on nous sert de la contenance et de la profondeur. Tommy Lee Jones, faisant son deuil d’une façon étrange en se plongeant corps et âme dans l’enquête, et qui trouve au passage ses convictions en l’armée et en son pays ébranlées ; Susan Sarandon, en mère digne qui doit pardonner à son mari, et le second rôle de Charlize Théron, en femme de caractère, qui offre un contrepoint émotionnel au personnage rationnel du père. Et par cette justesse du jeu, sans tire-larmes, les émotions sont vraies. La sobriété du propos enfin. Haggis tisse à travers ce sordide fait, la désillusion d’un peuple, les conséquences psychologiques d’une guerre, une génération sacrifiée et la décrépitude d’une nation entière. Certes on pourra trouver cette radiographie sociale à travers l’intime et la trame policière un peu longue et fort peu dynamique. Moi j’ai trouvé ça magistral.
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Sa note : 3.2
waynebd | le 18/01/2008 à 22h22 | Signaler un abus
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Un ancien flic militaire apprend que son fils est de retour aux USA après 18 mois passés en Irak ! Il trouve bizarre de ne pas avoir de nouvelles et part à sa recherche mais ne découvrira qu'un corps affreusement mutilé ! Que s'est il passé ? Le retraité va tout mettre en oeuvre pour découvrir la triste vérité ... Un film poignant qui mérite 13,5 sur 20 qui met bien en avant le dur métier de soldat !
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Sa note : 2.6
vikounet | le 04/01/2008 à 18h29 | Signaler un abus
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Un polar noir qui reprend les ingrédients d’une virée entre copains de régiment qui tourne mal sur fond de guerre d’Irak ou l’on voudrait que des jeunes hommes volontaires pour choisir le métier des armes s’en retournent dans un monde civilisé avec une image de « tueur sauvage » alors qu’ils n’ont fait là-bas que leurs « job », un ancien MP, père carré et cassant comme un drill instructor, une jolie policière aux buts aux sarcasmes de ces collègues masculins, un zest de citron : la maffia potentiel Mexicaine, un rythme très lent du temps et une fin sans médaille. A voir si vous aimez l’armée où que vous l’avez fait.
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Sa note : 2.4
Mick D | le 26/12/2007 à 14h07 | Signaler un abus
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J'y suis allée en connaissant les bonnes critiques sur ce film. Et je n'ai pas été déçue. Timmy Lee Jones est au sommet et encore une fois Charlize Theron m'étonne;J'aimé la derniere scene lorsque tommy lee jones hisse le drapeau des Etats unis a l'envers
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Sa note : 3.4
LALY813 | le 25/12/2007 à 07h57 | Signaler un abus
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Grand Tommy Lee Jones à qui l'âge sied si bien, d'autant plus que pour ce film il a la tête de l'emploi. Son visage découpé à la serpe sert bien son personnage d'ancien soldat dont les convictions envers l'armée se font étriller : un homme qui ne laisse (quasiment) rien paraître dans ses émotions mais dont les actes sont éloquents (voir la dernière scène). Il est dommage que le film soit un peu trop complexe dans son architecture, ce qui atténue un peu l'émotion ressentie. Et on peut être dubitatif quant au déroulement de l'enquête : le père voit tout avant et mieux que tout le monde, une espèce de Colombo triste, ça grève un peu la crédibilité de l'ensemble, même si l'essentiel est ailleurs.
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Sa note : 2.8
pak | le 13/12/2007 à 12h33 | Signaler un abus
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Un film poignant, bouleversant dont la force tient dans la pudeur , la retenue, le non-dit, l'implicite qui sont brillamment interprétés par Tommy-Lee Jones...Ce film nous montre l'horreur de la guerre et ses désastreuses conséquences par une porte cachée et non par la porte d'entrée; mêlé à une intrigue policière et à la quête de vérité d'un père, ce film de guerre "psychologique" n'en est pas moins éloquent et édifiant : c'est effrayant de constater comment de jeunes gens basculent dans la folie suite aux traumatismes et aux atrocités que la guerre laisse dans leur cerveau, guerre à laquelle ils n'étaient pas prêts...Le jeu des acteurs oscillant entre douleur folle ou contenue et rage obstinée est remarquable... C'est parfois en en montrant le moins qu'on en dit le plus.
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Sa note : 3.4
mijacks | le 13/12/2007 à 12h30 | Signaler un abus
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une remise en cause d'une guerre inutile et meurtrière qui a passionnée le monde avant de tomber de plus en plus dans l'oubli et la banalité
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Sa note : 3
panchovilla | le 11/12/2007 à 18h47 | Signaler un abus
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