D'Une Seule Voix : critiques
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Les critiques de Premiere
(2)3- Veronique Le Bris2Ce n’est qu’à la première vraie altercation entre Palestiniens et Israéliens que l’on commence à plonger au coeur des rapports humains. De là naîtront des échanges de points de vue, une amorce de compréhension réciproque, un dialogue, et, plus tard, de sincères liens affectifs. L’audace de ce projet hors norme prend alors tout son sens et prouve que la haine et les conflits trouvent leur terreau dans l’ignorance et la défiance. En musique, pour une fois.
- Damien Leblanc4Xavier de Lauzanne dévoile avec savoir-faire ce qui est advenu durant cette tournée : la naissance d'un visage commun et d'amitiés désormais indéfectibles (les musiciens ont notamment rejoué ensemble à Malte en février dernier). Plus profond que ne pourrait l'être n'importe quelle fiction sur le sujet, le film met le spectateur en présence de sentiments puissants, comme lors de la déchirante dernière séquence, qui n'a rien de prémédité. Cette fin éclaire soudain l'oeuvre d'un jour nouveau : ce que la tournée a produit durant trois semaines apparaît comme une parenthèse enchantée, un paradis perdu, voire une utopie. Mais cette utopie a pourtant bien eu lieu, sous l'œil avisé de la caméra. D'une seule voix rend ainsi visible un hypothétique modèle d'avenir, donnant toutes ses lettres de noblesse au genre documentaire.
Les autres avis de la presse
(5)3- StudioCiné Live
(Véronique Trouillet)2Pour ceux qui ne le savaient pas encore, ce documentaire le confirme : la paix entre les Israéliens et les Palestiniens n'est pas pour demain. (...) Beaucoup veulent la paix, tout en sachant qu'elle n'existera pas pour leur génération. L'espoir est là, mais si infime.
- A voir à lire
(Marine Bénézech)3Se devant d’être discret pour pouvoir capter authentiquement tout ce qui se passait, Xavier de Lauzanne n’a utilisé qu’une seule caméra et révèle une véritable volonté de partage des artistes, de se faire découvrir leurs traditions et leurs convictions. Eti et Saz, duo composé d’une chanteuse pop juive israélienne et d’un rappeur arabe palestinien, est le symbole de cette tournée, illustrant par leur enthousiasme la possibilité d’exister et de cohabiter au-delà des différences. D’une seule voix se révèle ainsi comme une ascension émotionnelle, avec la conscience d’assister à des moments aussi rares que précieux, porteurs de l’espoir d’une possible paix au Moyen-Orient. En tout cas, on aimerait y croire.
- Télérama
(Blottière Mathilde)2Réalisé lors de la tournée française du groupe en 2006, il suit les musiciens de coulisses en chambres d'hôtel, là où la cacophonie menace l'harmonie affichée. De Rossi a beau se démener pour bannir la géopolitique de la tournée, il suffit d'un geste ambigu, d'une parole déplacée ou du mot « Palestine » inscrit sur un tee-shirt pour que les dissensions resurgissent avec fracas. Amer, le constat laisse heureusement quelques raisons d'espérer : des liens tissés entre deux concerts, une amitié naissante et l'envie de chanter ensemble, malgré tout.
- Le Monde
(Thomas Sotinel)1Tourné presque entièrement avant l'intervention israélienne au Liban, et, bien sûr, l'invasion de Gaza, le documentaire qui suit ce projet apparaît un peu dérisoire face à la dégradation continue de la situation dans la région. Et le cinéaste y adhère trop évidemment pour que le film trouve une autre logique que celle de l'adhésion sans condition. Pourtant D'une seule voix est par instants passionnant. D'abord parce qu'il y a quelques beaux passages musicaux (même si les formations sont d'un intérêt très inégal). Surtout parce qu'on peut y voir une image terrible de l'état des esprits dans la région et de l'impuissance de la bonne volonté. Les efforts de Jean-Yves Labat de Rossi (qui joua du synthétiseur aux côtés de Todd Rundgren dans le bien nommé groupe Utopia) sont démesurés face aux résultats dérisoires qu'il obtient.
- Fluctuat
(Daniel De Almeida)4Filmant les coulisses d'une tournée qui réunit musiciens israéliens et palestiniens, D'une seule voix évite tous les pièges pour faire entrevoir des puits d'émotion et de sagesse. Plus qu'un documentaire, une oeuvre totale...D'une seule voix se penche sur la tournée musicale du même nom qui a réuni au Printemps 2006 en France des musiciens venus d'Israël, de Cisjordanie et de Gaza. Les artistes ont joyeusement fait cohabiter hip-hop, musique électro-acoustique, choeurs traditionnels et autres chants liturgiques.Bien plus qu'une captation, le film s'attache surtout à décrire la nature des rapports qui se sont joués en coulisse. A l'aide d'un brillant montage, Xavier de Lauzanne propose durant 85 minutes un parcours aux évènements et aux enseignements inespérés, jusqu'à un final aussi bouleversant qu'inattendu.Documentaire imprévisible, D'une seule voix débute par une danse endiablée au fin fond de la campagne française, où l'on fait connaissance avec Jean-Yves Labat de Rossi, l'organisateur de la tournée. Ancien rocker à collants verts du groupe « Utopia », il avait déjà reformé en pleine guerre des Balkans la chorale éclatée de Sarajevo (composée de Serbes, Croates et Bosniaques). Durant ces premières minutes de film, un plan furtif montre un Monument aux Morts de 1914-1918 ; loin d'être anodine, l'image va peser comme une ombre sur l'ensemble de la tournée. Car si le couple franco-allemand a surmonté ses rancoeurs passées pour oeuvrer à la Construction Européenne, un apaisement futur du couple israélo-palestinien constituerait une revigorante promesse d‘avenir. Filmant avec vigueur le partage d'une passion (la musique) et d'un espace (la scène) communs, D'une seule voix refuse pourtant toute naïveté. Xavier de Lauzanne n'esquive pas les conflits qui interviennent au sein du groupe : un « V » de la victoire effectué sur scène par une Palestinienne entraîne par exemple un intense remue-ménage en coulisses. Dans ces moments de tension, le film témoigne avec acuité de la puissance enfouie des symboles et des signes. Puis, sur la durée, la tournée parvient miraculeusement à désamorcer et dépasser les querelles.En laissant aux caractères le temps de se révéler et en évitant que les analyses pré-établies ne prennent le dessus, D'une seule voix offre de vibrants portraits humains et fait résonner une mélodie pleine d'espoir et de dignité, sans jamais céder à la mièvrerie. Xavier de Lauzanne dévoile avec savoir-faire ce qui est advenu durant cette tournée : la naissance d'un visage commun et d'amitiés désormais indéfectibles (les musiciens ont notamment rejoué ensemble à Malte en février dernier). Plus profond que ne pourrait l'être n'importe quelle fiction sur le sujet, le film met le spectateur en présence de sentiments puissants, comme lors de la déchirante dernière séquence, qui n'a rien de prémédité. Cette fin éclaire soudain l'oeuvre d'un jour nouveau : ce que la tournée a produit durant trois semaines apparaît comme une parenthèse enchantée, un paradis perdu, voire une utopie. Mais cette utopie a pourtant bien eu lieu, sous l'oeil avisé de la caméra. D'une seule voix rend ainsi visible un hypothétique modèle d'avenir, donnant toutes ses lettres de noblesse au genre documentaire.D'une seule voixDe Xavier de Lauzanne Sortie en salles le 11 novembre 2009- Voir notre entretien avec Xavier de Lauzanne [mediabox id_media="112937" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © Aloest Distribution Damien Leblanc- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil documentaire sur le blog cinémaVoir l'entretien vidéo avec Xavier de Lauzanne
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