Crazy Heart : critiques
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La critique de Premiere
(1) 3-
Gérard
Delorme
3
La country n’a jusqu’à présent inspiré au cinéma que quelques rares réussites (Tender Mercies, avec Robert Duvall, et Honkytonk Man, de et avec Clint Eastwood). Crazy Heart s’inscrit dignement dans la même lignée et rappelle la place cruciale de cette musique – aussi importante que le jazz – dans le paysage culturel américain. Ce premier film d’un acteur passé à la réalisation est littéralement porté par ses deux interprètes principaux : Maggie Gyllenhaal, généreuse et brave en mère célibataire qui veut encore tenter sa chance avec un homme pourtant prénommé Bad, et Jeff Bridges, qui a l’air d’être né pour ce rôle conflictuel opposant le charme et la douceur à l’irresponsabilité et l’autodestruction.
Les autres avis de la presse
(14) 3-
Pariscope (Virginie Gaucher) 3Ne cherchez rien de neuf sous le soleil de l’ouest américain, mais du charme, ça oui ! Et de jolis sentiments, du romantisme, des acteurs impeccables : Maggie Gyllenhaal, Robert Duvall et last but nos least, le grand, le beau, l’hyper « golden globé » Jeff Bridges qui porte le film sur ses épaules fatiguées. Sa performance, parlée et chantée, d’has been alcoolisé qui retrouve le goût de la vie, la mélancolie du film, les chansons et la tonalité nostalgique du film font mouche.
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StudioCiné Live (Véronique Trouillet) 2Leur couple est magnifique et poignant. Avec eux deux, la mélancolie des chansons country devient alors belle, poétique et finalement romantique.
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Brazil (Eric Coubard) 3Prenez la route avec Bad Blake pour ce périple amusant, vitalisant et émouvant. Vous ne le regretterez pas.
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Brazil (Véronique Kientzy) 3Crazy Heart fonctionne à fond car chacun des personnages est totalement sincère et jamais dupe de ce qu'il est profondément. Et le tout est superbement écrit et filmé.
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Elle (Florence Ben Sadoun) 3(...) Maggie Gyllenhaal, décidément, a une capacité surprenante à jouer juste et et sur des registres radicalement opposés. Mais ce qui nous réjouit le plus, c'est de voir le grand Jeff Bridges enfiler sa sangle de guitare et nous chanter une de ces bonnes vieilles chansons du Sud...
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Fluctuat.net (Eric Vernay) 3Le film avance sur un tempo placide, irrigué par le pouls de son personnage principal, en road movie perpétuel. Et quand soudain le bonheur affleure, timide, s'esquissant dans le coin du regard fatigué de Bad Blake, l'émotion surgit à pas feutrés. La peur de replonger, de mal faire, infiltre chaque parcelle de plan, un suspense inédit intensifie les scènes les plus banales (Blake l'alcoolique jouant avec l'enfant de Jean), tandis que les saloons texans, jusqu'ici glauques et anonymes, prennent soudain visage humain. Film en mode mineur donc, que ce Crazy Heart, d'allure modeste et classique à l'instar de son vieux countryman, mais au pouvoir d'affect majeur.
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Nouvel Obs (Olivier Bonnard) 2La réussite du film lui doit beaucoup mais pas tout : s’il ne possède pas les qualités de mise en scène d’un "Walk the Line", "Crazy Heart", histoire de rédemption moins classique qu’elle en a l’air sur fond d’Amérique profonde, est un film intègre. Indépendant, au vrai sens du terme.
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Les Inrocks (Jacky Goldberg) 4Scott Cooper, le jeune auteur du film, et par ailleurs acteur, ne cherche jamais à éviter les clichés. Au contraire, il leur fonce droit dessus, les embrasse, s’y love confortablement, s’y plaît – mais jamais ne s’y complaît. C’est toute la différence avec, par exemple, The Wrestler. Tandis que Darren Aronofsky, revenu de sa pompeuse cure de jouvence, affichait sa nouvelle sobriété visuelle comme un trophée, inventant là une sorte de discrétion ostentatoire, Scott Cooper, lui, manifeste une sérénité impressionnante, animé par le seul désir de sculpter un écrin pour ses acteurs. A commencer par Jeff Bridges, en route pour les oscars, sans pour autant forcer le trait.
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Le Monde (Thomas Sotinel) 2Pour qu'il y ait un film, il faut bien que la routine crépusculaire de Bad Blake soit bouleversée. Réalisateur débutant, Scott Cooper s'est écrit un scénario en forme de chanson country.
Scott Cooper explore prudemment ce territoire miné sur lequel dansent un homme qui a un pied dans la tombe (c'est le docteur qui le lui a dit) et une jeune femme au seuil d'un brillante carrière. Avec une pudeur qui confine parfois à la pudibonderie, le jeune cinéaste jette un regard sévère sur les errements de son héros : l'alcoolisme, l'infidélité (Bad Blake a été marié de multiples fois) reçoivent leur juste châtiment.
C'est un peu agaçant, mais pas rédhibitoire. Le plaisir de Crazy Heart ne réside pas dans cette intrigue assez prévisible, plutôt dans le spectacle de la vie au jour le jour de Bad Blake, tel que l'a inventée Jeff Bridges. -
A voir à lire (Virgile Dumez) 2L’académisme hollywoodien a encore frappé avec cet énième film à Oscars dénué de toute originalité dans son approche des personnages et d’un sujet maintes fois traité au cinéma. Heureusement pour nous, le cinéaste Scott Cooper, dont c’est le premier essai cinématographique en tant que réalisateur, parvient à relever le niveau grâce à un humour salvateur.
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Télérama (Jérémie Couston) 2Le coup du chanteur de country sur le retour, alcoolo pour oublier ses quatre mariages foirés et sa carrière en berne et qui reprend goût à la vie en tombant amoureux d'une jeunesse, on nous l'a déjà fait. Les perdants magnifiques, les histoires de rédemption, Hollywood en raffole, surtout à la veille des Oscars. Pourtant, dès qu'on fait la connaissance de Bad Blake (génial pseudo !), on oublie sur le champ ses préventions. Le mérite en revient au formidable Jeff Bridges, dans son meilleur rôle depuis The Big Lebowski.
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Le Figaro (Jean-Luc Wachthausen) 3Nul mieux que lui [Jeff Bridges] peut empoigner sa guitare et reprendre les rengaines du légendaire T-Bone Burnett, compositeur d'Elvis Costello et de Roy Orbinson. L'Oscar lui irait bien.
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Télé 7 jours (Philippe Ross) 2Parant de la partition classique de la rédemption, Cooper brosse, pour son premier film, le beau portrait d'un homme blessé. Au son de la musique de T. Bone Burnett et Stephen Bruton, la performance de Jeff Bridges confère à cette balade bluesy une puissance dramatique et une intensité émotionnelle rares.
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Fluctuat () 4Avec un thème classique - déchéance et rédemption d'un vieux countryman - Crazy Heart émeut par la générosité pudique accordée à ses interprètes, à la manière d'un John Huston. Jeff Bridges, doux-rugueux comme un vieux whisky, domine un casting superbe.Le bide en avant et les cheveux vaguement jetés en arrière, il débarque dans un bowling minable, le pas nonchalant. S'il n'avait pas sa guitare en bandoulière, on l'aurait volontiers pris pour Jeff « The dude » Lebowksi. D'autant qu'il est incarné par Jeff Bridges. Mais ce drôle de cow boy surnommé « Bad Blake », a plus à voir avec le Red bluesy de Honkytonk Man ou le « Bêlier » de The Wrestler. Has been cabossé par les galères comme le catcheur incarné par Mickey Rourke dans le film d'Aronovski, et chanteur itinérant à l'instar du personnage de Clint Eastwood, Bad porte plutôt bien son nom de scène : sa vie est dans une fichue mauvaise passe. Sans le sou, l'ex-star de la country végète dans un anonymat humiliant, sillonnant le Sud des Etats-Unis de bars en bars au volant de son vieux break, jusqu'au jour où il rencontre Jean, une jeune journaliste locale. Le premier film de Scott Cooper, acteur aperçu dans la série X-Files, n'a rien de très original. Il reprend à son compte la figure du loser magnifique, typique des films de John Huston. D'ailleurs, Crazy Heart paraît infusé au style et aux thèmes du réalisateur de Quand la ville dort. Le destin chaotique et autodestructeur de Bad Blake, mentor d'un jeune chanteur qui le dépasse en succès, évoque beaucoup Fat City (1972, avec Jeff Bridges). Comme dans ce chef d'oeuvre de Huston sur la boxe et ses héros déchus (sauf qu'à l'époque, Bridges incarnait le jeune loup !), la mise en scène de Cooper se fait « petite » devant ses acteurs, s'effaçant élégamment derrière le talent de Jeff Bridges, bien sûr, sublime dans un rôle principal taillé pour sa carrure de doux-rugueux, vestige magnifique rongé par l'alcool. Mais le film brille aussi, c'est souvent le propre des « films d'acteurs », par la qualité de ses seconds rôles : Maggie Gyllenhaal, Colin Farrell (très émouvant dans un rôle compliqué de « gagnant ») et Robert Duvall, au charisme millésimé, ce dernier étant dans la vraie vie le mentor revendiqué du cinéaste. « Huston, écrivent Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans leur ouvrage « 50 ans de cinéma américain », ne sait pas mettre en lumière, par la mise en scène, les rapports secrets entre le décor et les personnages, comme Losey, ou dynamiser visuellement une émotion, un effort physique, comme Walsh. Son style est ailleurs, dans la manière et le plaisir de conter (...) dans sa manière de regarder les personnages et de calquer le rythme du récit sur leur mouvement intérieur ». On pourrait presque en dire autant de Cooper, tant ce Crazy Heart sait trouver la note juste, sans en rajouter. Le film avance sur un tempo placide, irrigué par le pouls de son personnage principal, en road movie perpétuel. Et quand soudain le bonheur affleure, timide, s'esquissant dans le coin du regard fatigué de Bad Blake, l'émotion surgit à pas feutrés. La peur de replonger, de mal faire, infiltre chaque parcelle de plan, un suspense inédit intensifie les scènes les plus banales (Blake l'alcoolique jouant avec l'enfant de Jean), tandis que les saloons texans, jusqu'ici glauques et anonymes, prennent soudain visage humain. Film en mode mineur donc, que ce Crazy Heart, d'allure modeste et classique à l'instar de son vieux countryman, mais au pouvoir d'affect majeur. Crazy HeartDe Scott CooperAvec Jeff Bridges, Maggie Gyllenhaal, Colin FarrellSortie en salles le 3 mars 2010 [mediabox id_media="123320" align="null" width="500" height="375"][/mediabox] Ills © Twentieth Century Fox France Eric Vernay- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez les fils acteur, musique au cinéma sur le blog cinéma
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