Titre original Killing them softly
Date de sortie 5 décembre 2012
Réalisé par Andrew Dominik
Avec Brad Pitt , Richard Jenkins , James Gandolfini
Scénariste(s) Andrew Dominik
Distributeur Metropolitan Filmexport
Année de production 2012
Pays de production US
Producteurs Brad Pitt
Genre Film policier, Thriller

Synopsis

Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère…Adapté du roman Paris Risqués de George V. Higgins.

Photos

Cogan, Killing Them Softly

Critiques

  1. Première
    par Gael Golhen

    « Now fuckin’ pay me ! » La réplique finale de Brad Pitt claque comme un coup de fouet. C’est la morale d’un film noir, cynique et brillant qui est sans doute l’oeuvre la plus politique de l’année. En mettant en scène des petits truands pourchassés par un Brad Pitt gominé, Andrew Dominik dresse le tableau d’une pègre minable, mais brosse surtout le portrait d’une Amérique essorée par les années Bush. Quartiers à l’abandon, villes fantômes, rues désertes… Même les tripots sont miteux. Ce n’est pas un hasard si, pendant que les gangsters taillent le bout de gras (comme le roman, le film tient d’abord sur ses dialogues ciselés), radios et télés enchaînent les discours de Bush, d’Obama ou de McCain. Au fond, ce que raconte Cogan..., c’est que les voyous, comme les classes moyennes, sont victimes du capitalisme sauvage qui ronge tout. Mais comme toujours chez Dominik, il y a plus. Dialogues au cordeau, performances d’acteurs impressionnantes et déflagrations de violence monstrueuses : Cogan..., c’est du cinéma qui éclabousse l’écran, les murs et la rétine. Andrew Dominik est un maniériste qui vient tutoyer les plus grands. Avec un sujet pareil, il emprunte le sentier qui va de Martin Scorsese (Ray Liotta est dans la place) à David Chase (trois Soprano au générique, dont l’énorme James Gandolfini), tout en réussissant l’exploit de créer une oeuvre vraiment personnelle, nourrie par son regard décalé sur l’Amérique et ses mythes. Définitivement un immense cinéaste.