Clones : critiques
- Film
- Séances
- Bandes-annonces (4)
- Photos (70)
- Casting
- Critiques (16)
- Avis internautes (3)
- Interviews (1)
- DVD/Blu-ray
Les critiques de Premiere
(2) 1-
Mathieu
Carratier1Clones, aussi désincarné que ses protagonistes, ressemble à ça : un vestige des années 90 que même le Schwarzenegger d’À l’aube du 6ème jour trouverait dépassé. Dans le rôle principal, Bruce Willis a par contre décidé de jouer, imprimant une détresse surprenante à son personnage. Ce qu’il ne sait pas, c’est que le reste de l’équipe s’est endormi sur le banc de touche.
- Julien Welter1Dans un futur propre et toc, Bruce Willis se retrouve avec un crime très classique sur les bras : un homme aurait tué deux personnes en mettant hors circuit leurs "clones". Ces robots que contrôlent les gens depuis leur salon ne sont donc plus sans danger, et Jonathan Mostow déroule le conducteur classique du gros film d'action sans surprise : bons mots, poursuite, explosion. L'histoire originale méritait plus de subtilités.
Les autres avis de la presse
(15) 2- L’Ecran Fantastique (Gilles Penso) 3En matière de divertissement pur, Clones remplit donc son contrat haut la main. Mais si Clones s'avère un spectacle sans failles ni temps morts, il est sans doute trop lisse pour convaincre totalement.
- Mad Movies (Alexandre Poncet) 1Il se dégage pourtant du long-métrage un étrange parfum d'anachronisme, tant dans l'interprétation mécanico-torturée de Bruce Willis que dans la mise en scène très 90's de Jonathan Mostow.(...) Afficher sa nostalgie, nous ne sommes pas contre, encore faut-il choisir ses références avec un minimum de goût.
- StudioCiné Live (Véronique Trouillet) 1(...) Clones n'est plus qu'un film d'action classique, en dents de scie, avec un Brice Willis qui court et tire dans le tas, oubliant d'expliquer l'intérêt de vivre reclus et de n'exister qu'à travers une machine ou comment cette société peut ne fonctionner qu'avec des clones et ne connaître ni crime, ni racisme, ni maladie... du concept initial du film, quoi.
- Chronic'art (Vincent Malausa) 4Tout l'enjeu du cinéma de Mostow est résumé via ce détail : il y a chez le réalisateur de Terminator 3 une telle fois dans le cinéma d'action à l'ancienne que tout ce que le scénario de Clones contient de pseudo-modernisme valse rapidement hors-cadre, laissant place à une traque à la simplicité confondante. Lancé, le film fait feu de tout bois dans la tradition asséchée de la série B : l'archaïsme de ses rouages libère une énergie par laquelle le maximum est tiré des idées les plus simples. Le jeu sur le double en revient à un déluge forain qui tient plus de l'effroi viscéral façon Body snatchers (la collègue de Willis possédée par le grand méchant du film, pure peur primale) que de la réflexion postmoderne.
- Télé 7 jours (Julien Barcilon) 2(...) 85 mn, c'est beaucoup ? Trop ? d'où l'impression de rester sur sa faim. D'autant que les effets spéciaux sont light. Reste l'ami Bruce, recordman des casquettes de sauveur de l'humanité, qui a le bon goût de la jouer aux antipodes de la toute-puissance.
- Les Inrocks (Jacky Goldberg) 1Un sujet kubrickien en or, dont Jonathan Mostow ne fait malheureusement rien, ou si peu. Qu’est-il arrivé au réalisateur des passionnants U-571 et Terminator 3, successeur désigné de John McTiernan, pour pondre un film aussi insipide et lisse, pas désagréable mais sans la moindre surprise, si ce n’est la drôlerie de voir évoluer Willis avec une mèche blonde, la peau d’un Jonas Brother et trente ans de moins au compteur.
- A voir à lire (Frédéric Mignard) 2Lançant des pistes formidables à peine exploitées, Mostow, en 1h25, rebondit plus sur les bonnes idées qu’il ne les exploite, et, pris dans une vertigineuse course contre l’inévitable apocalypse finale, le cinéaste se contente d’un clone de film d’exploitation, au détriment du grand blockbuster coup de poing qu’on était en droit d’attendre. Bref, pour l’émotion, la vraie, c’est un peu loupé. Reste le plaisir intact du grand spectacle.
- Fluctuat.net (Jérôme Dittmar) 3(...) Mostow prend à revers le film d'action contemporain digitalisé pour faire de Clones un prétexte à la sublimation des vertus artisanales qui sont les siennes. Mieux, il offre un petit traité réflexif de sa situation à Hollywood : d'un tel sujet remettant en cause la virtualisation du monde, il tire un bilan de son propre cinéma peinant à trouver sa place. Tout en évoquant une SF réactualisée par Southland Tales, Mostow invente une forme d'hyper série B qui dans son format et sa facture classique (la durée rappelle celle du genre dans les années 1950) cherche l'horizon perdu du vivant. Autant dire que Clones est un film doublement important en terme d'esthétique et de regard sur le monde.
- Nouvel Obs (Xavier Leherpeur) De ce postulat de départ, plutôt aguicheur, le scénariste ne développe qu’une intrigue générique et éculée sur laquelle se greffe une mise en scène léthargique, se réveillant à peine pour les (rares) scènes d’action. Nous laissant ainsi largement le temps de constater que Bruce Willis ne semble pas croire un seul instant au projet et que la perruque qu’arbore sa version clonée est un grand moment d’hilarité.
- Télérama (Louis Guichard) 2En la matière, pas de miracle. Coups de théâtre, psychologie, morale : Clones ne sert que du réchauffé. Mais le pilotage automatique du récit donne, paradoxalement, tout le loisir d'apprécier ses à-côtés réussis. Amusant, ce gros geek sorti d'un film de Judd Apatow, à qui la police reproche avec dégoût de n'avoir pas de clone. Ou encore la sortie en chair et en os du héros, vieux et vulnérable, dans le violent rush urbain des clones tirés à quatre épingles.
- Le Monde (Isabelle Regnier) 1Jonathan Mostow avait entre ses mains la promesse d'un film d'anticipation passionnant. Malheureusement, son scénario pataud multiplie les incohérences, et passe par pertes et profits la complexité de son sujet. Son seul propos semble être de filmer le visage rajeuni par les effets spéciaux de sa vedette - qui vaut le détour cela dit !
- Journal du dimanche (Alexis Campion) 1Cette fable d’anticipation dénonce la déshumanisation de notre société. Dommage que l’idée de départ, fascinante, soit sabotée par un scénario indigent.
- Brazil (Eric Coubard) 2Clones est un bon thriller fantastique qui aurait mérité une déclinaison plus importante sur le danger de la technologie au détriment de scènes d'action et autres effets spéciaux. Cependant, le film arrive à soulever ces problèmes d'incommunicado dans un monde de connexions affolantes.
- Paris Match (Alain Spira) 2Ce film a le mérite de nous plonger dans un avenir aussi proche que cohérent. Ce film d'action aux effets spéciaux excellents mais déroulé et dialogué comme une série B, a au moins l'avantage de nous faire réfléchir tout en divertissant.
- Fluctuat () 4Après une trop longue absence, l'artisan Jonathan Mostow fait son retour avec le discret mais brillant Clones. Une parabole sur la virtualisation du monde servant de prétexte à la réactualisation secrète d'un cinéma d'action classique.Depuis le semi-échec de Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines, plus aucune nouvelle de Jonathan Mostow. Un long silence de six ans qui généralement à Hollywood n'est pas du meilleur indice. Pourtant, si pour beaucoup le cinéaste n'avait visiblement pas su être à la hauteur de James Cameron, il marchait tout à la fois dans ses pas. Presque à contre-courant, refusant le blockbuster technologique et digital (dont Cameron fut aussi l'instigateur), il livrait peut-être une grosse machine au budget délirant, mais une machine d'artisan. Il revenait davantage au premier Terminator qu'au second, préférant toujours l'action à l'ancienne que le dernier cri numérique. Rien d'étonnant à cela quand on considère la filmographie de Mostow qui, du minimal mais prometteur Breakdown à U-571, a ouvert discrètement sa propre voie d'un film d'action artisanal nourri au classicisme. Ce qui dans le paysage où il évolue tient presque d'un anachronisme capable de prendre en traître et laisser sur la touche. Sans une once de mélancolie, de nostalgie ou de maniérisme, Mostow est un homme arrivé avec peut-être vingt ans de retard et dont le travail ne cesse d'aller contre le temps, les modes et son environnement. Ce qui le rend insituable et d'autant plus précieux.Bienvenue dans le nouveau monde réelAinsi l'annonce de Clones avait de quoi exciter ceux désespérant d'un hypothétique retour du réalisateur. Adapté d'un roman graphique, le film prend place dans un monde futuriste où les humains vivent pour la plupart à travers des corps de substitution. A noter que le titre original, Surrogates (« substituts »), est plus évocateur que notre non traduction trompeuse : il s'agit ici moins de clones que de diriger un avatar avec n'importe quelle apparence dans le monde réel. C'est donc dans cet univers où chacun est un autre fantasmé/réalisé depuis son appartement que le film introduit son intrigue de thriller : Bruce Willis, flic d'une réalité virtualisée, enquête sur des affaires de meurtres où les substituts assassinés ont également laissé pour morts leurs propriétaires. Un peu comme si dans un jeu vidéo en ligne, vous trépassiez en même temps que votre avatar. Dans un monde où une telle invention a réglé tous les problèmes (criminalité, moeurs, races, genres sexuels, inhibition), ces crimes font fatalement l'effet d'une bombe. Partant sur ce pitch à l'ampleur théorique immédiate, le film installe également tout un paysage où se présage une plus large dimension politique, critique (avec une faction rebelle résistante aux substituts), tout en lançant son récit sur la voie narrative du complot.Entre deuxSi la matière scénaristique semble à l'énoncé d'une richesse indiscutable, c'est pourtant moins sur cet aspect que Mostow réussit à convaincre (ou en apparence). La raison à cela est simple : le film se boucle en à peine plus d'1h20, une durée désormais exceptionnelle à Hollywood pour un simili blockbuster. Ainsi, de l'enquête à ses tenants et aboutissants ou personnages clés, tout est déblayé rapidement, sans presque aucune forme de suspens. Peu d'attente, aucune circonvolution ou délaiement d'informations, le film fonce droit, allant jusqu'à abandonner ou se délester des pistes qu'on imaginait décisives (les résistants pro life). Le parti pris est a priori déroutant à l'heure où le succès massif des séries télé se fonde sur la digression narrative. Pourtant si l'effet de manque est palpable, il n'enlève rien à la force du film dont les enjeux se déplient dans un travail d'épure porté avec brio par Mostow. Sur la simple puissance du cadre, quelques effets de maquillage et l'artificialité du jeu des comédiens, le cinéaste décrit un monde étrange et déréalisé. Il arrive à distiller un réel trouble à chaque plan, quelque chose tenant d'une relecture de Matrix où le virtuel ne serait plus une création machninique dont on serait les invraisemblables victimes, mais notre réalité consciente et désirée. Incertaine, l'image se charge ainsi d'une dimension obsédante et malade qui éclabousse lorsque Bruce Willis, forcé d'abandonner son avatar, se trouve propulsé avec son propre corps dans une réalité composée de simulacres.Die Hard 5.0A travers ce flic dépressif traumatisé par la mort de son fils et sa femme refusant de vivre ailleurs que dans un monde virtuel, Mostow dépeint d'abord une reconquête du réel et des sentiments. Et pour que celle-ci soit active, sensible voire révélatrice, elle doit advenir par le corps. Malin, le cinéaste fait alors revivre à Bruce Willis le cheminement à l'origine de son succès : réveillant le souvenir de Die Hard, l'acteur passe de son avatar désincarné à un visage abimé et marqué par des coups ou cicatrices. En redevenant un John McClane égaré, Willis va de Matrix (son substitut lui permet des acrobaties impossibles) au cinéma de John McTiernan. Autrement dit, Mostow prend à revers le film d'action contemporain digitalisé pour faire de Clones un prétexte à la sublimation des vertus artisanales qui sont les siennes. Mieux, il offre un petit traité réflexif de sa situation à Hollywood : d'un tel sujet remettant en cause la virtualisation du monde, il tire un bilan de son propre cinéma peinant à trouver sa place. Tout en évoquant une SF réactualisée par Southland Tales, Mostow invente une forme d'hyper série B qui dans son format et sa facture classique (la durée rappelle celle du genre dans les années 1950) cherche l'horizon perdu du vivant. Autant dire que Clones est un film doublement important en terme d'esthétique et de regard sur le monde.Clones De Jonathan MostowAvec : Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund PikeSortie en salles le 28 octobre 2009[mediabox id_media="111104" align="null" width="500" height="327"][/mediabox] Illus © Walt Disney Studios Motion Pictures France Jérôme Dittmar- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire le fil cinéma fantastique sur le blog cinéma - Jonathan Mostow sur Flu : lire la critique de Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines
À découvrir également
Radha Mitchell / Sorties Cinéma / Twilight - Chapitre 3 : Hésitation / The Expendables 2 : Channing Tatum en nouvelle recrue ? / Premières séances : Michael Jackson écrase Dany Boon ! / Johnny English / PHOTOS - Superman : Alice Eve, Rosamund Pike ou Diane Kruger pour charmer Clark Kent ? / partenaire / Code Mercury / The crazies
Cannes live !
-
Reese W., rayonnante face à Matthew M
26/05/2012 - 14h26 -
Interviews déjà cultes de Cannes
26/05/2012 - 13h05 -
La Palm Dog revient à...
26/05/2012 - 12h21 -
Nicole Kidman et Clive Owen, complices
26/05/2012 - 11h43 -
Cannes I Come sur efron et Tautou
26/05/2012 - 11h36 1
> Tout le Festival de Cannes
Bandes-annonces
> Toutes les bandes-annonces
Plus de cinéma
