Café de Flore : critiques
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La critique de Premiere
(1) 3- Mathieu Carratier3Avec ce cinquième film (qui emprunte son titre à une chanson obsédant les personnages des différentes époques), Jean-Marc Vallée demande ni plus ni moins au spectateur de croire aux âmes
soeurs, aux vies antérieures et au pouvoir supérieur de la musique. Le pire, c’est qu’il vous aura retourné avant même que votre cynisme n’ait eu le temps de tirer la sonnette d’alarme. Pro de la B.O., le réalisateur de C.R.A.Z.Y. a carrément conçu son nouveau long comme le set d’un DJ qui mixerait plusieurs destins pour mieux entendre le sens de la vie. S’il monte parfois un peu trop le volume, on sort de son ambitieux Café de Flore avec les jambes coupées.
Les autres avis de la presse
(14) 2- Public (La rédaction de Public) 3Après l'étonnant C.R.A.Z.Y., le réalisateur québécois nous entraîne de nouveau dans un maelström d'émotions et de musiques pop. Un exercice de style brillant et euphorisant avec une Vanessa Paradis poignante.
- Positif (nicolas bauche) 1L'argument, séduisant et un rien simpliste, précipite le long métrage dans une enfilade nauséeuse de clichés branchés où le chanteur Kevin Parent incarne une caricature virile et blessée. Mais il y a Vanessa Paradis. (...). A voir juste pour elle.
- Journal du dimanche (Danielle Attali) 2Café de Flore, sorte de conte romanesque et mélodramatique, inondé de mysticisme, porté par une BO efficace, parle d’amour maternel, d’amour tout court et de réincarnation, histoire de donner du sens ces allers-retours. Soit on se laisse embarquer et la séduction opère, soit on trouve cette construction alambiquée joliment fumeuse. C’est un peu notre cas.
- StudioCiné Live (thierry chèze) 3Servi par un casting parfait et une BO envoûtante (...). Café de Flore offre un voyage déconcertant mais d'une ambition folle qui finit par arracher des larmes de bonheur.
- Télé 7 jours (Viviane PESCHEUX) 3L'ambition de Jean Marc Vallée (C.R.A.Z.Y.) n'est pas seulement de nous conter ces deux destins mais de nous faire croire qu'ils sont reliés par un fil invisible. Et le plus extraordinaire, c'est qu'on y croit (...)
- Fluctuat.net (Damien Leblanc) 2S'appuyant sur une chanson qui le bouleverse, Jean-Marc Vallée choisit d'unir plusieurs destins tourmentés par le biais de la musique. Mais cet hymne à l'imperfection de l'amour ressemble trop à un cours de coaching mental pour emporter l'adhésion.
- Le Monde (Thomas Sotinel) 2Pour Vanessa Paradis, on peut voir ce Café de Flore. Pour elle, on peut aussi être profondément irrité par l'extravagante nunucherie de ce film enflé jusqu'à contenir deux récits pour les digérer en une bouillie mystique et moderne.
- Le Figaro (Eric Neuhoff) 2Voix rauque et duffel-coat, Vanessa Paradis porte à bout de bras cette histoire improbable. Elle n'a pas peur des sentiments extrêmes. Il y a quelque chose. A l'heure de tant de film pâles, exsangues, inutiles, Jean-Marc Vallée a de l'ambition. Il aura essayé. Au moins, il aura essayé.
- Le Figaro (Isabelle Fragette) 2Vanessa Paradis, en mère d'un enfant trisomique, et Kevin Parent, en pleine crise de la quarantaine, convainquent. Surprenant et bancal.
- Le Parisien (Hubert Lizé) 1L’auteur dessine quelques pistes : l’amour fusionnel, la réincarnation… Le tout en multipliant les figures de style agaçantes (sillages d’avion dans l’azur, ralentis à gogo). L’ensemble est tellement fumeux qu’on s’interroge jusqu’à la fin pour comprendre où il voulait en venir.
- Les Inrocks (Jean-Marc Lalanne) 1Ce film là, détaché de la tambouille new-age qui l’enserre, ne manquerait pas de force – en premier lieu grâce à la prestation fiévreuse de Vanessa Paradis.
- Télérama (Samuel Douhaire) 1(...) Jean-Marc Vallée, six ans après son premier [film], l'épatant C.R.A.Z.Y. La déception est la mesure de l'enthousiasme de jadis ; ce Café de Flore est un "mix" mystico-benêt de deux époques de deux histoires, réunies à la glu par un artifice de scénario digne de Paco Rabanne : la réincarnation.
- Nouvel Obs (nschaller) 2Un film à l'image du morceau éléctro-lounge de Doctor Rockit qui lui donne son titre : accrocheur, agaçant, entêtent.
- Metro (geoffrey creté) 4Au fil d’un montage virtuose où les époques se mêlent sur fond de Pink Floyd, ces deux existences que tout sépare se connectent mystérieusement, au cours d’un récit aussi magique qu’inattendu
- Fluctuat (De Almeida Daniel) S'appuyant sur une musique qui le bouleverse, Jean-Marc Vallée choisit d'unir à travers les époques plusieurs destins tourmentés. Mais cet hymne à l'imperfection amoureuse ressemble trop à un cours de coaching mental pour emporter l'adhésion. Multi-récompensé en 2006 avec C.R.A.Z.Y., le Québecois Jean-Marc Vallée revient au film francophone après un détour par la langue anglaise (Victoria : les jeunes années d'une reine, sorti en 2009). Si la musique était omniprésente dans C.R.A.Z.Y, elle devient carrément le centre névralgique de Café de Flore, puisque c'est autour d'un même morceau que s'articulent deux histoires et deux époques distinctes. Point de départ du projet, le titre Café de Flore - composé en 2001 par Matthew Herbert et remixé en 2004 par Doctor Rockit - a visiblement provoqué chez Jean-Marc Vallée un déluge d'images et de sensations qui l'ont poussé à traiter dans le film l'aspect « maladroit, imparfait et inachevé » du sentiment amoureux. D'un côté, la partie montréalaise - et contemporaine - met en scène Vincent (Kevin Parent), un DJ à succès qui tente de jongler entre sa nouvelle compagne et la mère de ses deux enfants, qu'il a récemment quittée. De l'autre, la partie parisienne se situe dans les années 1960 et décrit l'amour inconditionnel que Jacqueline (Vanessa Paradis) porte à Laurent, son enfant trisomique pour qui elle a décidé de tout sacrifier, malgré les difficultés financières et les jugements extérieurs. On se demande longtemps ce que les deux récits ont en commun, avant que la dernière partie ne laisse planer la possibilité que l'histoire parisienne soit finalement le fruit de l'imagination de Carole, la mère montréalaise délaissée qui se tourne vers le mysticisme. Il règne alors sur ce Café de Flore un vague parfum lynchien, ou du moins un goût pour les correspondances invisibles.Plutôt ambitieuse, la démarche de Jean-Marc Vallée déploie pourtant un point de vue qui se rapproche fâcheusement du coaching personnel. Les tourments des protagonistes sont surlignés par l'interprétation, leurs difficultés sont martelées par la voix-off et les clignotants se multiplient pour indiquer les moments où chaque personnage fait le vide autour de lui pour aller puiser au plus profond de ses ressources mentales. Les intentions prennent ainsi une si grande place qu'elles asphyxient le flux narratif. Quelques séquences surnagent pourtant dans ce massif manuel de psychologie (comme celle où Vincent court dans un parc en expliquant comment la musique l'aide à se sentir vivant), mais l'horizon de Café de Flore demeure trop réduit, n'explorant pas suffisamment de zones d'inconfort. On se trouve ainsi face à une esthétique filmique très en vogue, qui vise à mimer la douleur d'exister au moyen d'une réalisation et d'un rythme parfaitement confortables et balisés. La volonté de recréer dans la partie parisienne l'illusion d'une pellicule des années 1960 participe à cette volonté de tout lisser. Et quand Café de Flore tend finalement vers l'hypothèse de l'hallucination et de la réalité imaginaire, les aventures existentielles des personnages ont malheureusement montré leurs limites depuis bien longtemps. Si la volonté de Jean-Marc Vallée consiste à diffuser l' « effet de rêve propre au cinéma », le jeu des échos fictionnels s'avère trop sage pour conférer de l'ampleur à cette fable en mode mineur.Damien Leblanc © UGC Distribution Café de FloreDe Jean-Marc ValléeAvec : Vanessa Paradis, Kevin Parent, Hélène FlorentSortie le 25 janvier 2011
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