Bright Star : critiques
- Film
- Bandes-annonces (6)
- Photos (20)
- Casting
- Critiques (13)
- Avis internautes (6)
- News (7)
- DVD/Blu-ray
La critique de Premiere
(1) 3-
Didier
Roth-Bettoni3Si l’on excepte une utilisation insistante d’une musique parfois exaspérante, Bright Star est un film de la suggestion, jamais de
l’exposition. La meilleure preuve en est sans aucun doute la manière dont la réalisatrice filme ce qui lie ses deux héros, cette passion charnelle sans la chair. Sans affèteries. La poésie et la littérature sont donc de tous les plans, mais sans fausse joliesse ni effets tape-à-l’oeil. Pourtant, rien ne manque à la reconstitution historique. Ni dans les images de la nature magnifiée ni dans le cheminement de Fanny, véritable héroïne de cette histoire, allant d’un rejet pur de la poésie jusqu’à faire corps avec elle.
Les autres avis de la presse
(11) 3- 20 Minutes (Caroline Vié) 4La spontanéité d'Abbie Cornish et Ben Wishaw apporte un supplément d'âme à cette petite merveille de film, précieuse comme une gemme d'une intense pureté.
- 20 Minutes (Stéphane Leblanc) 3Toute la puissance de ce drame romantique repose sur les ruptures de rythme. Jane Campion en use et en abuse, dans son script comme dans sa mise en scène. Sur le plan visuel, la réalisatrice de «La Leçon de piano» s'en sort à merveille: coup de foudre filmé sans recul en plans rapides, séquences lointaines qui soulignent la mise à distance vis-à-vis de l'être aimé. Avec leur jeu tout en délicatesse, Abbie Cornish et Ben Whishaw sont également parfaits. On regrettera juste que l'intrigue soit si prévisible dans ses rebondissements. C'est un fait: les poètes romantiques ont une vie amoureuse malheureuse et c'est ce qui les inspire. Ce qui crée de la poésie.
La «bright star» du titre, l'étoile brillante, c'est elle. Mais il faut être une cinéaste hypersensible comme Campion pour lui donner un tel éclat, une telle intensité. - StudioCiné Live (Sophie Benamon) 3(...) Jane Campion prouve une fois de plus qu'elle est l'une des rares réalisatrices à maîtriser à ce point l'art de la caméra. Et ça vaut tous les poèmes du monde.
- Télé 7 jours (Viviane PESCHEUX) 2C'est grâce à la modernité de leur jeu et à la présence de l'Australienne Abbie Cornish que sa mise en scène, pourtant de facture classique, s'affranchit du film estampillé d'époque. Au profit d'une histoire d'amour singulière, où s'entrelacent jalousie et créativité.
- Les Inrocks (Serge Kaganski) 3C’est beau, confortable, ça flatte l’œil de celui qui est habitué des musées et familier de la grande peinture. Une perfection et une idée du “beau” pas désagréables mais vaguement ennuyeuses parce que faites et vues mille fois. Au cœur de ce tableau dix-neuviémiste, Abbie Cornish et sa délicieuse fossette à la lèvre supérieure délivre une partition incandescente, déborde l’univers appliqué de la mise en scène. Sous la surface un peu lénifiante du film en costumes pulse une sexualité à triple fond : celle du personnage, de l’actrice et de la réalisatrice. Ce rougeoyant foyer fait toute la saveur d’un film toujours à deux doigts d’être figé par l’académisme.
- Brazil (Johan Girard) 3Exceptionnellement beau, mais trop long. Emouvant et passionné, mais aussi lent que répétitif. Si Ben Wishaw s'en sort très bien, que dire de la stupéfiante Abbie Cornish qui aurait mérité mille fois le prix d'interprétation féminine à Cannes ? (...) Pour elle et pour la beauté des images, Bright Star mérite le déplacement.
- Brazil (Alexandra Louvet) 4Les plans sont si beaux, si parfaits, emplis de lumière, qu'ils décollent la rétine. (...) Délicatesse, immense poésie, élégance, belle lenteur, pouvoir ensorcelant des mots : allez-y, vous ne serez pas déçus.
- Le Parisien (Marie Sauvion) 3Lumières, couleurs, costumes et décors : chaque image semble être composée comme un poème somptueux et raffiné.
Revers de la médaille, ce drame sur les chastes et tristes amours de Keats, mort de la tuberculose à 25 ans, prend son temps et dilue parfois le désir dans la joliesse, au risque de susciter chez le spectateur une admiration respectueuse plus qu’une passion bouleversante. - Le Monde (Thomas Sotinel) 4Il faut se laisser aller à partager l'émerveillement de John et Fanny. Ainsi, on partagera mieux la tragédie finale qui convoque tous ces fantômes (la tuberculose, la mort que l'on attrape en marchant sous la pluie), qui ont fait d'abord les chefs-d'oeuvre puis la littérature de gare, et leur rend leur cruauté.
- A voir à lire (Marine Bénézech) 1(...) Bright Star se tient. Mais... Où est le problème me direz-vous ? S’il n’y a rien à redire d’un point de vue technique et esthétique, l’émotion est absente. Le nouveau long métrage de Jane Campion est une jolie fable sur l’amour unique et absolu, intense. Alors où sont la passion, la fougue, le désespoir ? L’époque demandait certes une certaine pondération des sentiments extérieurs et n’autorisait pas les effusions extraordinaires (pas en public en tout cas). Bright Star évoque avant tout un amour violent, voire destructeur, ne supportant la distance et la séparation. Or, à l’exception de quelques larmes discrètement versées dans un coin de mouchoir, on ne peut vraiment pas dire que les sentiments soient très prégnants. Pourtant, les poèmes de John Keats à l’attention de sa bien-aimée expriment avec force de conviction la violence de ses sentiments à son égard. La mise en scène très propre se retrouve ainsi en décalage avec le propos.
- Télérama (Aurélien Ferenczi) 4Le soin porté au détail, l'intelligence de la mise en scène comme la qualité des acteurs, pourtant débutants (l'Australienne Abbie Cornish et son visage buté, le Britannique Ben Whishaw, beau brun ténébreux), donnent aux premières scènes une intensité peu commune. La force du film est de provoquer chez le spectateur une puissante empathie. S'agit-il pour lui, à la vision de Bright Star, d'éprouver les sentiments contrastés, joie puis désespoir intense, des deux protagonistes ? Ou, plus sûrement encore, de se souvenir à travers eux de son propre vécu, des enthousiasmes affectifs et des chagrins passés, de ces moments précieux d'hypersensibilité qui ont semblé décupler son rapport au monde ? Quel spectateur quittera la salle sans rêver de les revivre à nouveau ? Bright Star est un film qui rend irrésistiblement amoureux de l'amour.
- Fluctuat () 1Retour de Jane Campion avec Bright Star, bluette clippée qui nous compte les amours du poète John Keats et de sa voisine Fanny Brawne. Aussi lisse que terriblement creux. Jane Campion aime et sait comme personne dépeindre la passion amoureuse du côté féminin, et son oeuvre est une magnifique série de « Portraits de femmes ». On comprend bien son idée en adaptant l'histoire d'amour qui relia le poète John Keats à sa voisine : éviter le biopic, et se placer du côté de la jeune femme, qui découvre en même temps que Keats les méandres de la passion. Les intentions sont donc « campionesques » au possible, on retrouve l'élégance fragile de sa mise en scène, qui se focalise volontiers sur les micro-évènements et les silences. Et pourtant, cela ne fonctionne pas un instant. Impossible d'être ému par ces deux créatures évanescentes qui évoluent dans ce jardin d'Eden permanent, soudain dérangés par un ami de Keats, sorte de diablotin grand-guignolesque. Le style cinématographique mis en oeuvre par Jane Campion dans tous ses films, fait d'ultra gros plans sur la chair qui frissonne, les regards intenses, les tissus et la nature comme des reflets des états d'âme, et ses plans larges hyper éclairés, où la netteté caresse uniquement le corps des personnages, les entourant d'un léger flou, tous ces éléments qui l'avaient faite connaître il y a 20 ans, ont tous été largement récupérés par la publicité. Et comme un boomerang, Bright Star ressemble plus à la nouvelle campagne pour les parfums Kenzo qu'à un portrait de personnages, auxquels on ne croit pas un seul instant. Comme si cet écrin stylé qu'elle maîtrisait l'avait dépassée, Jane Campion ne parvient pas à donner une profondeur à la jolie surface qu'elle met en place. La jeune femme qui écrit sur son lit entourée de papillons, la même qui s'allonge dans les fleurs bleues, les tonalités de chaque plan (vêtements/ameublement), les poses, tout cela semble sorti de l'imagination de la directrice artistique de Elle...C'est d'autant plus triste que la cinéaste avait pour habitude de s'intéresser à des femmes fortes, et l'on aurait volontiers imaginé une culture féministe chez l'artiste. Ici, on se pince devant la niaiserie générale, et celle de l'héroïne en particulier, qui abandonne sa passion pour la broderie quand elle découvre l'amouuuur.... Certes, elle découvre, elle est émerveillée et fragile et délicate, mais trop de délicatesse surtout dans une esthétique de conte de fée, cela vire au sirupeux. Le grand lésé dans l'histoire, c'est Keats, dont les vers romantiques se prennent un sacré coup d'eau de rose.Bright StarDe Jane CampionAvec Abbie Cornish, Ben Wishaw, Kerry FoxSortie en salles le 6 janvier 2010[mediabox id_media="118774" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Anita Blum- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Jane Campion sur Flu : lire la critique de Holy Smoke (1999)
Cannes live !
-
Les vainqueurs de la Quinzaine
25/05/2012 - 23h51 -
Robert Pattinson sur les marches !
25/05/2012 - 20h47 -
Nicole et Clive, la classe ultime
25/05/2012 - 19h12 -
Rencontre avec Ken Burns
25/05/2012 - 19h07 -
Fallait pas rater ça : l'essentiel de l'actu people en 5 clics !
25/05/2012 - 18h30
> Tout le Festival de Cannes
Bandes-annonces
> Toutes les bandes-annonces
Plus de cinéma
