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Borg/McEnroe

Internautes
3.333335

Moyenne : 3.3 (3 votes)

Première
3

(1 critique)
Votre avis

La critique de Premiere
3

Frédéric Foubert
3

Depuis le triomphe des Chariots de Feu au début des années 80, le biopic « deux en un » est presque devenu un sous-genre du film de sport. Un film, une compétition, deux athlètes rivaux, un double portrait en miroir à envisager comme les deux faces d’une même médaille. Récemment, le surexcitant Rush de Ron Howard racontait ainsi les destins entremêlés des pilotes de F1 James Hunt et Nikki Lauda, deux hommes aux tempéraments opposés mais réunis par le même goût de la vitesse et de l’excellence. Une sorte de Duellistes motorisé. Borg/McEnroe en est le dernier avatar en date, aussi tendu, sérieux et concentré que Rush était débridé, fun et léger. Le film de Janus Metz Pedersen (révélé en 2010 avec Armadillo) raconte l’affrontement des deux tennismen lors de la finale légendaire de Wimbledon en 1980. Si vous étiez assez grand pour regarder la télé à l’époque, ou si vous vous intéressez ne serait-ce qu’un tout petit peu au tennis, vous connaissez forcément ce match. Björn Borg, à l’orée des années 80, était ce héros suédois mythique, beau et puissant comme un demi-dieu, un bloc de glace dont l’extraordinaire pouvoir de concentration nourrissait des conversations sans fin, un géant qui parcourait les courts de tennis du monde entier à la recherche d’un adversaire à sa taille. John McEnroe, lui, était l’Américain bouillonnant et mal élevé, qui engueulait les arbitres et le public en postillonnant et en mâchant du chewing-gum. Soit deux idées antagonistes du sport, du rapport aux media, de l’attitude en général.

Borg/McEnroe dresse donc deux portraits parallèles, saisissant les athlètes dans les semaines qui précèdent la fameuse rencontre, insinuant peu à peu l’idée que, aussi dissemblables soient-ils, les deux hommes sont les seuls à pouvoir se comprendre. Sur le plan du biopic, du portrait de champion, le film suit une trame extrêmement classique et développe des thèmes attendus : la solitude et l’angoisse existentielle de sportifs soumis à une pression extrême et à des tâches surhumaines, des bribes d’enfance remontant à la surface en flashbacks, où l’on comprend comment leur ont été inculqués l’angoisse de l’échec et le goût de la compétition… Rien de neuf depuis Hugh Hudson ou Raging Bull. Mais ça n’empêche pas le film de marquer très vite des points grâce à son cast grand style. Sverrir Gudnason est un acteur d’origine islandaise inconnu de la partie de la population terrestre qui ne regarde pas Wallander- enquêtes criminelles – et on découvre pour notre part ici sa gueule de cinéma parfaite, une beauté à la fois noble et voyou à la Tom Hiddleston (on se demande pourquoi cet homme n’est pas encore au générique d’un film hollywoodien). Et Shia LaBeouf était bien sûr le choix idéal pour McEnroe, le rookie morveux et trop sensible, grande gueule irrésistible, le chien fou avec un cœur gros comme ça. Comme d’habitude, notre homme LaBeouf met toutes ses forces dans la bataille, et semble ici beaucoup parler de lui, de son rapport ultra-sensible au monde et à la presse. L’affrontement final entre les deux hommes, millimétré, superbement ouvragé, est le grand moment du film (encore heureux !), une coda feu d’artifice qui s’apprécie presque comme un climax de comédie musicale. Et si vous ne connaissez rien au tennis, c’est encore mieux, vu que vous ignorez a priori qui gagne à la fin. 

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