Titre original Blue Jasmine
Date de sortie 25 septembre 2013
Réalisé par Woody Allen
Avec Alec Baldwin , Cate Blanchett , Bobby Cannavale
Scénariste(s) Woody Allen
Distributeur Mars Distribution
Année de production 2013
Pays de production US
Producteurs Letty Aronson
Genre Drame

Synopsis

Alors qu’elle touche le fond, et que son mariage avec le riche homme d’affaires Hal bat de l’aile, Jasmine, New-yorkaise aussi snobe qu’élégante, décide de s’installer chez sa sœur Ginger, qui vit dans un modeste appartement de San Francisco, pour tenter de surmonter la crise.Lorsque Jasmine arrive en Californie, elle est profondément perturbée, sous l’effet des antidépresseurs. Si elle arbore toujours sa classe naturelle, elle est psychologiquement fragile et n’a aucune qualification lui permettant de trouver du travail. Elle n’a guère d’estime pour le petit copain de Ginger, Chili, qu’elle considère comme un « raté », au même titre que l’ex- mari de sa sœur Augie. Ginger, qui se rend compte que sa sœur est instable, lui suggère de se lancer dans la décoration d’intérieur, pensant à raison qu’elle ne dédaignera pas ce type de profession. Entretemps, Jasmine accepte à contrecœur de travailler comme réceptionniste dans un cabinet dentaire, où son patron, le docteur Flicker, tente de la séduire, bien malgré elle...Comprenant, grâce à sa sœur, que ses choix sentimentaux sont désastreux, Ginger se met à fréquenter Al, ingénieur du son. De son côté, Jasmine entrevoit le bout du tunnel en rencontrant Dwight, diplomate attiré par sa beauté, son élégance et sa distinction. Mais Jasmine a une faiblesse : elle ne vit que dans le regard des autres, tout en refusant de voir la réalité en face. Elle ne pourra dès lors que précipiter sa propre chute.

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Blue Jasmine

Critiques

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Chaque année, c’est la même chose : on va voir le nouveau Woody Allen. Le rituel est immuable (générique sur fond noir, bande-son jazzy), la déco fleure les années 70-80 (photo un peu jaunie, dress code désuet), les invités ne changent pas (des névrosés, des pudiques, des vulgaires)... Mais Blue Jasmine, d’entrée, laisse entendre une musique différente. La frêle silhouette de Cate Blanchett se détache étrangement sur un ciel d’azur et son teint de porcelaine est plutôt cireux. Il y a quelque chose de cassé chez ce personnage insaisissable, en permanence sur le qui-vive, tour à tour irritant, hystérique ou touchant. La structure en flash-back, qui révèle son passé florissant mais trompeur, éclaire une nature complexe et blessée ; les personnages secondaires jouent leur rôle de révélateur ; le ton se fait de plus en plus sombre. Le réalisateur surprend, évite les bons mots gratuits et les scènes en trop. Film de mise au point, Blue Jasmine jette un regard sans complaisance sur une vie de lâcheté et d’aveuglement où le confort l’a emporté sur la prise de risques et la réflexion. Il y a quelque chose d’Une autre femme, autre grand mélo allenien qui sondait douloureusement le passé et la psyché féminine, dans cette fuite en avant qui s’achève comme elle a commencé : dans le noir.