Bancs publics (Versailles rive droite) : critiques
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La critique de Premiere
(1) 2-
Christophe
Narbonne
2
Bruno Podalydès aura mis dix-huit ans à boucler sa trilogie versaillaise, entamée avec le moyen métrage Versailles Rive-Gauche, suivi de Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers). Ce laps de temps symbolique coïnciderait-il avec la maturité du cinéaste ? La réponse est non. Dix-huit ans plus tard, Podalydès décrit toujours des Monsieur Hulot déconnectés de la réalité,
des Tintin asexués et pragmatiques, bref, de grands enfants dans des corps d’adultes, déstabilisés par la violence
du sentiment amoureux ou agressés
par l’hyperconsommation ambiante.
Les trois parties du film, un peu trop artificiellement reliées entre elles, sont définies par une unité de lieu, d’action et de temps, comme au théâtre. Comme son maître Tati, Podalydès montre que le décor fait l’homme, pantin consentant. Il en découle des scènes de pur burlesque dont le segment « Magasin de bricolage » est un peu le mètre-étalon – les deux autres parties, surtout la deuxième, sont trop bavardes. Un bémol, toutefois : l’esthétique.
Les étagères et la déco de Brico-Dream impressionnent moins la pupille que les imposantes allées symétriques
de Play Time...
Les autres avis de la presse
(6) 2-
Journal du dimanche (Carlos Gomez) 1(...) film cocasse et par moment délirant, mais sans histoire digne de ce nom. C'est d'ailleurs la limite de l'exercice et il passerait pour de la prétention s'il ne s'agissait pas des frères P... encore que.
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Journal du dimanche (Carlos Gomez) 1La moitié du cinéma français s'est donné rendez-vous ici, parfois pour une apparition. Cocasse, délirant, décousu, sympathique et fatigant.
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Télé 7 jours (Julien Barcilon) 2Podalydès cisèle une fable humoristique et ravigotante sur la solitude, le quotidien étriqué, la vie de bureau et les rapports humains.
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Télérama (Guillemette Odicino) 4(...) la dernière comédie de Bruno Podalydès. On avait aimé tous ses films : Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers), Liberté-Oléron, Le Mystère de la chambre jaune, Le Parfum de la dame en noir. Là, on fond. Et on est prêt à se brouiller avec ceux qui ne partageront pas notre emballement...
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Le Monde (Jacques Mandelbaum) 1Il semblerait que Bruno Podalydès se soit fait la main avec des films d'entreprise pour Air France. Faut-il en conclure qu'il tient de cette formation son goût pour l'humour planant ?
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Fluctuat () 3Dernier volet de la trilogie versaillaise de Bruno Podalydès, Bancs publics est une comédie rêveuse sur la solitude urbaine, fragmentée en trois mouvements, eux-mêmes éclatés en historiettes - celles de la myriade de personnages peuplant ce film choral. Disparate mais souvent drôle.Il y avait eu Versailles rive gauche (César 1993 du Court métrage), puis l'hilarant Dieu seul me voit en 1996, César du Meilleur premier long métrage. Voici Bancs Publics (Versailles Rive droite), qui clôt logiquement cette trilogie versaillaise - à moins que l'on ne construise une quatrième gare dans l'ancienne ville royale. On a l'impression, vu la richesse mirobolante du casting, que Bruno Podalydès vise, consciemment ou non, une troisième statuette. Des Inconnus aux Nuls en passant par quelques Bronzés du Splendid ou les « Desplechiens » mathieu amalric/chiara mastroianni/emmanuelle devos, la génération Claude Rich/Michel Aumont, ou encore Pierre Arditi et Catherine Deneuve... C'est du lourd, comme dirait le poète Laurent Weil. Du bigarré, mélangeant avec une certaine audace les publics respectifs des comiques ou « acteurs sérieux » en question, sur un même banc. Grand télescopage... A moitié réussi.Derrière la multitude bavarde des personnages, une seule et même solitude. Lucie s'ennuie au bureau, quand elle repère une curieuse pancarte, sous une fenêtre de l'immeuble d'en face. « Homme seul », écrit blanc sur noir. Farce sardonique ? Appel au secours ? Plan com' hyper rodé ? Un premier tableau très drôle (désopilants Hyppolite Girardot, Arditi et Josiane Balasko) nous montre comment tous les collègues de Lucie se mettent en branle pour résoudre le mystère. Lui succède un deuxième mouvement plus faible (elie semoun/didier bourdon/Devos, avec des enfants peu convaincants) malgré la rencontre malicieuse et émouvante entre Rich et Aumont. Situé au Square des Francine, la scène est circulaire comme les trajectoires des personnages, qui tournent en rond. Le film s'achève par une virée à la Blake Edwards dans le magasin Brico Dream, décor kitsch et touffu où s'agitent les clients et les vendeurs, dans un grand chaos surréaliste. Ce troisième mouvement, le plus réussi, rappelle tout le savoir-faire comique de Podalydès : un absurde poétique d'une grande douceur, parcouru de petites secousses imprévisibles. Construite sur un empilement de détails minimalistes, prête à s'effondrer, cette collection de vignettes - proche du film à sketches - s'avère attrayante mais disparate. Bancs Publics (Versailles Rive droite) De Bruno PodalydèsAvec Denis Podalydès, Samir Guesmi, Bruno Podalydès...Sortie en salles le 8 juillet 2009[mediabox id_media="99639" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © UGC Eric Vernay- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire les fils comédie, acteur, actrice sur le blog cinéma- Bruno Podalydès sur Flu : lire les critiques de Liberté-Oléron (2001), Le Mystère de la chambre jaune (2003), Le Parfum de la dame en noir (2005)
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