Date de sortie 17 juillet 2013
Réalisé par Marguerite Abouet, Clément Oubrerie
Avec Aïssa Maïga , Tella Kpomahou , Eriq Ebouaney
Scénariste(s) Marguerite Abouet, Clément Oubrerie
Distributeur UGC Distribution
Année de production 2013
Pays de production FR
D’après l’œuvre de Marguerite Abouet Clément Oubrerie

Synopsis

Fin des années 1970, en Côte d’Ivoire à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan.C’est là que vit Aya, 19 ans, une jeune fille sérieuse qui préfère rester étudier à la maison plutôt que de sortir avec ses copines. Aya partage ses journées entre l’école, la famille et ses deux meilleures amies : Adjoua et Bintou, qui ne pensent qu’à aller gazer en douce à la nuit tombée dans les maquis.Les choses se gâtent lorsque qu’Adjoua se retrouve enceinte par mégarde. Que faire ?D'après la BD Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrérie

Photos

Aya de Yopougon

Casting

Tella Kpomahou
Bintou (Voix)
Eriq Ebouaney
Hyacinthe (voix)
Pascal N'ZONZI
Bonaventure Sissoko (voix)

Critiques

  1. Première
    par Pamela Pianezza

    Fidèle aux irrésistibles bandes dessinées de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie (également réalisateurs du film), Aya de Yopougon raconte le quotidien universellement touchant d’une bande de copines en plein passage à l’âge adulte, mais dans un contexte africain que l’on n’a pas l’habitude de voir au cinéma. L’approche des deux auteurs, dépourvue d’exotisme, est véritablement singulière. D’abord, par son caractère urbain (loin des cases de Kirikou, le récit se déroule à Yop City, un quartier de la classe moyenne d’Abidjan), et ensuite, par la dualité qui caractérise le personnage principal, Aya, profondément africain (notamment dans son rapport à la famille) mais animé d’élans féministes peu compatibles avec son quotidien. La reconstitution de l’époque est soignée, des coupes de cheveux aux pantalons pattes d’eph, en passant par la musique afro-cubaine et les publicités télé kitchissimes. Dommage que l’animation soit aussi paresseuse – par moments, on a tout simplement l’impression de voir un album prendre vie à l’écran. Le charme du film est donc ailleurs, dans sa tendresse réaliste et sans complaisance, dans son humour ponctué d’argot abidjanais et dans sa manière d’aborder les sujets les plus graves dans de très sonores éclats de rire.