Away We Go : critiques
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La critique de Premiere
(1) 3-
Gérard
Delorme
3
Une véritable bouffée d’oxygène ! (...) Ici, la fraîcheur prend sa source dans un scénario d’une simplicité biblique signé du couple Dave Eggers et Vendela Vida, spécialistes de la comédie. Ils empruntent au road-movie sa structure pour lancer sur les routes un couple d’excentriques vaguement immatures qui se prennent pour des ratés mais conservent entre eux un optimisme inoxydable.
Les autres avis de la presse
(20) 2-
20 Minutes (Caroline Vié) 3Plus serein que pour ces oeuvres précédentes, le cinéaste [Sam Mendes] y livre un état des lieux fort réjouissant sur l'art de jouer au papa et à la maman. (...) C'est avec un vrai plaisir qu'on participe à leur voyage initiatique qui se conclut sur une note optimiste revigorante. Débat assuré à la sortie de la salle. !
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20 Minutes (Caroline Vié) 3Si le spectateur reconnaîtra des stars comme Jeff Bridges et Maggie Gyllenhaal dans des seconds rôles, Sam Mendes a aussi placé des inconnus très talentueux, John Krasinski et Maya Rudolph, en tête d'affiche.
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StudioCiné Live (Christophe Chadefaud) 3Un drame [Les Noces rebelles précédent film de Sam Mendès] qui se regarde l'estomac noué contre une comédie [Away we Go] à la fois drôle et émouvante, à envisager le cœur grand ouvert. (...) Notre coeur leur [John Krasinski et Maya Rudolph] est acquis. Il n'y a pas de feu plus beau que celui qui brille dans leurs yeux.
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Brazil (Alex Masson) 2(...) pour une poignée de moments qui laissent percer le malaise qui aurait pu rendre le film réellement grinçant réduits à néant par ce final qui transforme une Amérique contemporaine à la recherche de son home sweet home, en VRP acteurs d'un spot de pub ultra faux cul pour survendre une baraque Century 21.
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Télé 7 jours (Julien Barcilon) 2La force de ce petit film réside dans la grâce tranquille de ses interprètes et le bon karma qui se dégage de leurs transports amoureux.
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Fluctuat.net (Jérôme Dittmar) 1Mendes a beau insérer des passages plus légers et embrasser avec une certaine tendresse ses personnages, par aspects attachants, il plombe absolument tout son film avec ce bréviaire où chacun est soumis à une maigre vision théorique. D'une lourdeur exemplaire à tous points de vue, il réussit même à reprendre le plan d'ouverture du Lauréat, pour le flinguer par ce verbiage théâtral qui a fait son succès (sur les planches). Reste un joli final où le film décolle en déployant les enjeux qui l'irriguaient depuis le début, mais beaucoup trop tard.
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Journal du dimanche (Barbara Théate) 2Sam Mendes explore à nouveau le thème de la famille, mais cette fois avec légèreté, tendresse et beaucoup d’humour. Dans cette comédie rafraîchissante, pas de crise de couple caricaturale, mais un road-trip existentiel un brin décalé, porté par une mise en scène décomplexée.
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Les Inrocks (Jacky Goldberg) 1Se croyant moraliste, Sam Mendes se révèle une fois de plus père-fouettard, toujours prompt à clouer ses personnages au pilori, leur refusant systématiquement la grandeur d’âme dont lui-même se pare.
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A voir à lire (Marine Bénézech) 2Sans dévoiler le happy-end attendu, il est possible cependant de révéler que sa mièvrerie est décevante. Alors qu’un certain réalisme était à l’œuvre jusque là, le spectateur découvre un décor que Mark Twain n’aurait sans doute pas renié mais qui semble saugrenu dans le contexte du film... A moins de voir en Burt et Verona des Jim et Huckle des temps modernes qui ont appris à s’accepter et à vivre leur vie tels qu’ils l’entendent... Quelques mois après la sortie des Noces rebelles, Sam Mendès nous donne à voir une œuvre à l’inverse de sa précédente réalisation, bien plus sage, convenue même, mais cependant plaisante par la légèreté qui s’en dégage.
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Nouvel Obs (François Forestier) 3Entre l’hôte qui s’engueule avec sa femme et l’hôtesse qui prône le retour à la vie primitive, nos héros n’ont que l’embarras du choix. La galerie de personnages est savoureuse, les démêlés sont inattendus et l’aventure est drôle (avec un soupçon de gravité : la civilisation américaine ne produit que des dingues). Road-movie léger et vif, le film de Mendes révèle aussi deux comédiens inconnus : John Krasinski et Maya Rudolph, visiblement heureux de jouer des gentils rêveurs aussi allumés.
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Le Figaro (Eric Neuhoff) 2Il s'agit d'un adieu à l'adolescence. Il était temps ils ont 30 ans et quelque quand même.[...] Sam Mendes abandonne ici le côté propret, léché, qui était sa marque de fabrique. Il tourne à la va-vite une petite dérive hippie. On défie quiconque de reconnaître la griffe du metteur en scène des Noces Rebelles.
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Le Figaro (Emmanuele Frois) 3Away we Go, road-movie irrésistiblement drôle, nostalgique et sentimental, est un heureux dénouement à sa trilogie.
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L'Express (Eric Libiot) 2Après quelques grosses machineries ambitieuses (d'American Beauty aux Noces rebelles en passant par Les Sentiers de la perdition), le voilà titillé par l'envie de se la jouer libre et modeste. Et de jeter son dévolu sur cette histoire, en forme de road-movie, d'un couple attendant son premier enfant et décidé à traverser les Etats-Unis afin de trouver l'endroit ad hoc pour y vivre. L'occasion de brosser le portrait d'Américains sans problèmes - ou alors seulement les leurs - à grands coups de dialogues vraiment très drôles. Mais l'exercice tourne en rond et le récit finit par virer en une accumulation de visites ici ou là. Ce qui était malheureusement prévisible au départ.
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Le Parisien (Marie Sauvion) 2Follement amoureux, terriblement attachants, ses héros un peu paumés - joués par deux acteurs épatants - se posent des questions familières à tous les jeunes parents. Pour être caricaturales, leurs rencontres successives n'en sont pas moins drôles et, en dépit d'une fin vaguement nunuche, ce «petit» film fait l'effet d'un tendre rayon de soleil dans la grisaille de novembre.
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Télérama (Jacques Morice) 1Le scénario se limite à un passage en revue assez convenu de frustrations diverses, auquel le couple échappe grâce à son extrême lucidité, un peu tête à claques. On en vient à espérer une dispute brutale. On a juste droit à un happy end dégoulinant dans un lieu ad hoc, au bord de l'eau.
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Le Monde (Thomas Sotinel) 3Il lance sur les routes deux personnages de bonne compagnie, qui gagnent modestement mais sans conteste leur statut de héros américains. Le film les dévoile peu à peu. Si Burt ne recèle pas d'autre mystère que son inépuisable provision de bonne volonté, Verona est une figure singulière dans le cinéma américain contemporain, une femme heureuse et sûre d'elle, métisse qui ne se souvient de ce trait que lorsque les autres le lui rappellent [...] Maya Rudolph lui prête un aplomb tranquille, un humour, qui séduisent d'autant plus immédiatement qu'ils sont l'exacte antithèse de l'arsenal qu'utilisent les actrices américaines d'aujourd'hui.
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Les Cahiers du cinéma (Thierry Méranger) 2Retour aux vieilles branches et aux fortes racines, ce cinéma gentiment écologisant est in fine une apologie pépère de la maternité sereine et de l'immobilité nostalgique. (...) Demeure alors, après la projection, le souvenir de quelques séquences réellement émouvantes et l'attrait d'un road-movie absurde et mineur qui nourrit et trahit l'utopie de la case Départ.
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Paris Match (Christine Haas) 3Avec un mélange de réalisme et d'humour décalé, Sam Mendes visite la vie de famille en capturant les subtilités de la relation de couple. Un parcours tragi-comique qui s'achève dans le décor d'un "happy-ending" enchanteur.
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Elle (Françoise Delbecq) 3Si Away we go a des allures de petit film indépendant, sans stars, ce long-métrage occupe une vrai place dans l'oeuvre du réalisateur anglais. Passons sur le côté "film vert" et reconnaissons que Sam Mendes sait comme personne peindre l'american way of life et la fuite d'un couple.
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Positif (Pierre Eisenreich) 1La qualité du film réside avant tout dans l'interprétation des femmes (...) Away we go se complaît dans une guimauve d'états d'âmes insignifiants.
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Fluctuat () 1Away We Go prouve qu'il n'y a pas grand-chose à attendre du cas sam mendes. L'auteur d'American Beauty livre ici un portrait édifiant de bêtise et de fausses subtilités sur le devenir parents.Sam Mendes n'a jamais fait dans la finesse en dépit de ses prétentions à dire de profondes vérités sur ses personnages quand ce n'est pas sur le monde. S'il pouvait encore séduire avec son récent Les Noces rebelles, Away We Go montre définitivement ses limites. Celles d'un auteur cherchant toujours à faire passer des vessies pour des lanternes et qui ici, au travers d'un simili road movie aux allures de comédie sentimentalo existentielle, nous facture au prix fort une cochonnerie bourrée de fausse subtilité. La chose commence pourtant pas mal : un couple, la trentaine et bientôt parents (elle est enceinte de six mois), part aux quatre coins de l'Amérique pour trouver un lieu où s'installer et commencer leur nouvelle vie. Elle est très angoissée pour l'avenir et encore marquée par la mort de ses parents, lui plutôt euphorique et confiant, ils sont surtout très amoureux. Partant sur un tel pitch, le film devait forcément être bâti sur une série de destinations où s'évaluent les doutes des personnages. Forcément ? C'est tout le problème : Mendes déplie en bon élève trop appliqué et très fier de lui-même son petit manuel du road movie. Mieux, il lui plante un couteau dans le dos en croyant se l'approprier avec cette non-élégance pétrie de pseudo intelligence lui servant de cache misère artistique. Chaque séquence trimballe ainsi les personnages à la rencontre d'ex potes ou vieilles connaissances, et toutes sans exception sont un pur prétexte pour mettre le couple devant un panel de parents - qui vont évidemment les faire réfléchir sur eux-mêmes. On a d'abord la mère irresponsable, nympho et vulgaire traitant ses gosses comme de la merde ; le couple de néo hippie intégriste pour qui la poussette est le comble de l'hérésie (Maggie Gyllenhaal ici dans le pire rôle de sa vie) ; ceux n'arrivant pas à procréer et comblant cette absence par l'emploi massif de l'adoption ; et enfin le frangin dont l'épouse a fui sa famille. Sans parler du moindre second ou troisième rôle caricatural, de la plus petite situation intermédiaire, où sont étalés des exemples d'une artificialité discursive invraisemblable. Mendes a beau insérer des passages plus légers et embrasser avec une certaine tendresse ses personnages, par aspects attachants, il plombe absolument tout son film avec ce bréviaire où chacun est soumis à une maigre vision théorique. D'une lourdeur exemplaire à tous points de vue, il réussit même à reprendre le plan d'ouverture du Lauréat, pour le flinguer par ce verbiage théâtral qui a fait son succès (sur les planches). Reste un joli final où le film décolle en déployant les enjeux qui l'irriguaient depuis le début, mais beaucoup trop tard.Away We Go De Sam MendesAvec : Maya Rudolph, John Krasinski, Jeff DanielsSortie en salles le 04 novembre 2009[mediabox id_media="112217" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © Mars Distribution Jérôme Dittmar- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire le fil comédie sur le blog cinéma- Sam Mendes sur Flu : lire les critiques d' (2000), American BeautyLes Noces rebelles (2009)- Lire l'entretien avec Sam Mendes à l'occasion de la production française de Cabaret en 2007
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