Titre original Hail, Caesar !
Date de sortie 17 février 2016
Durée 106 mn
Réalisé par Joel Coen, Ethan Coen
Avec Josh Brolin , George Clooney , Alden Ehrenreich
Scénariste(s) Joel Coen, Ethan Coen
Distributeur Universal Pictures France
Année de production 2015
Pays de production US
Producteurs Tim Bevan Eric Fellner Joel Coen Ethan Coen

Synopsis

AVE CÉSAR est à la fois un clin d’œil et un hommage à l’industrie du cinéma des années 50. La folle journée d’Eddie Mannix va nous entraîner dans les coulisses d’un grand studio Hollywoodien. Une époque où la machine à rêves turbinait sans relâche pour régaler indifféremment ses spectateurs de péplums, de comédies musicales, d’adaptations de pièces de théâtre raffinées, de westerns ou encore de ballets nautiques en tous genres.

Eddie Mannix est fixer chez Capitole, un des plus célèbres Studios de cinéma américain de l’époque. Il y est chargé de régler tous les problèmes inhérents à chacun de leurs films. Un travail qui ne connaît ni les horaires, ni la routine.

En une seule journée il va devoir gérer aussi bien les susceptibilités des différentes communautés religieuses, pour pouvoir valider leur adaptation de la Bible en Technicolor, que celles du très précieux réalisateur vedette Laurence Laurentz qui n’apprécie que modérément qu’on lui ait attribué le jeune espoir du western comme tête d’affiche de son prochain drame psychologique.

Il règle à la chaîne le pétrin dans lequel les artistes du studio ont l’art et la manière de se précipiter tous seuls.

En plus de sortir une starlette des griffes de la police, ou de sauver la réputation et la carrière de DeeAnna Moran la reine du ballet nautique, Eddie Mannix va devoir élucider les agissements louches du virtuose de claquettes, Burt Gurney.

Cerise sur le gâteau, il a maille à partir avec un obscur groupuscule d’activistes politique qui, en plein tournage de la fameuse superproduction biblique AVE CÉSAR lui réclame une rançon pour l’enlèvement de la plus grosse star du Studio, Baird Whitlok.

Le tout en essayant de juguler les ardeurs journalistiques des deux jumelles et chroniqueuses ennemies, Thora et Thessaly Thacker.

La journée promet d’être mouvementée.

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Dernières News

Les frères Coen sont obsédés par les cercles

De The Big Lebowski à Ave César !, le duo aime arrondir les angles.

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Casting

Josh Brolin
Eddie Mannix
George Clooney
Baird Whitlock
Ralph Fiennes
Laurence Laurentz

Critiques

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Comme tous les grands cinéastes américains modernes (ceux du Nouvel Hollywood et leurs successeurs), les frères Coen sont des cinéphiles compulsifs, obsédés par l’âge d’or des studios, qui ont construit leur identité sur les cendres du classicisme hollywoodien. Leur œuvre s’en ressent où se bousculent les hommages très personnels aux grands genres d’antan : le film noir (Sang pour sang, The Barber), le film de gangster (Miller’s Crossing), la screwball comedy (Intolérable cruauté), la fable morale (Le Grand Saut), le western (True Grit)… Avec Barton Fink, ils évoquaient carrément la période bénie des 40s et livraient une critique vacharde du système des studios à travers le personnage d’un écrivain engagé comme scénariste et broyé par la bureaucratie hollywoodienne. Si la Palme d’or 1991 n’est officiellement pas une sorte de prequel d’Ave, César ! ça y ressemble furieusement, comme semble en témoigner le nom du studio qui est identique – Capitol Pictures. Dans les deux cas, les Coen prennent un malin plaisir à caricaturer de vieilles célébrités, reconnaissables malgré leurs pseudonymes absurdes, à défendre la corporation des scénaristes (en réécrivant ici l’histoire de façon savoureuse) et à plonger le héros dans des impasses existentielles qui prennent la forme pour le pieux Eddie Mannix d’un job incompatible avec la morale et l’arrêt de la cigarette. Les ressemblances s’arrêtent cependant là. Quand Barton Fink se muait en drame polanskien, fiévreux et baroque, Ave, César ! reste dans les clous de la comédie de caractères à la The Big Lebowski, genre typiquement coenien avec ses péripéties sans queue ni tête, ses dialogues de sourds et ses crétins en pilote automatique. Ce film quintessentiel, a priori sans surprises, prend tout son sens dans sa description amoureuse de Hollywood, cette nouvelle Babylone peuplée de producteurs omnipotents, de cinéastes capricieux et de stars névrosées, gangrenées par les arrangements mesquins et les faits divers compromettants, qui continue d’exercer sur les Coen une fascination fétichiste. Les films dans le film qui parsèment Ave, César ! somptueusement mis en scène "à la manière de" (Busby Berkeley, George Cukor…), sont à cet égard révélateurs : ils disent sans équivoque le pouvoir indélébile des images et de la mythologie hollywoodienne auxquels les deux frères ajoutent une dimension méta récréative. Regarder Channing Tatum se livrer à un numéro de claquettes crypto-gay procure ainsi un plaisir nostalgique immédiat rehaussé par les références au genre et par le sous-texte sur l’image de l’acteur associée à Magic Mike. Ave, César ! établit, in fine, le constat que malgré la luxure et la médiocrité, indépendamment des rivalités et des pressions extérieures, Hollywood incarne à jamais le cinéma dans toute sa noblesse artistique et populaire que les Coen perpétuent à leur manière. Contrairement à Babylone, l’usine à rêves n’a pas été abandonnée des dieux.