Titre original Sanpo suru shinryakusha
Date de sortie 14 mars 2018
Durée 129 mn
Réalisé par Kiyoshi Kurosawa
Avec Masami Nagasawa , Ryuhei Matsuda , Hiroki Hasegawa
Scénariste(s) Kiyoshi Kurosawa, Sachiko Tanaka
Distributeur EuroZoom
Année de production 2017
Pays de production Japon
Genre Film de science-fiction
Couleur Couleur

Synopsis

Alors que Narumi et son mari Shinji traversent une mauvaise passe, Shinji disparaît soudainement et revient quelques jours plus tard, complètement transformé. Il semble être devenu un homme différent, tendre et attentionné. Au même moment, une famille est brutalement assassinée et de curieux péhnomènes se produisent en ville. Le journaliste Sakurai va mener l'enquête sur cette mystérieuse affaire...

Offres VOD

SFR HD SD SFR 4.99 € Louer
MYTF1VOD SD HD MYTF1VOD 5.99 € Louer 16.99  € Acheter
CANAL VOD SD HD CANAL VOD 5.99 € Louer 13.99  € Acheter
Orange HD SD Orange 4.99 € Louer 11.99  € Acheter
Imineo HD SD Imineo 3.99 € Louer 14.99  € Acheter
UniversCiné SD HD UniversCiné 4.99 € Louer 13.99  € Acheter

Photos

Before We Vanish Film Partners
Before We Vanish Film Partners

Critiques

  1. Première
    par Michaël Patin

    Fascinante carrière que celle de Kiyoshi Kurosawa. Faite d’accélérations et de ralentissements, d’amour pour le cinéma de genre et de gestes d’auteur, d’obsessions interconnectées (la dislocation de la cellule familiale, l’influence des morts sur les vivants, le parasite comme métaphore de l’aliénation) et de flottements contagieux, de grands films à petite échelle (Tokyo Sonata, son chef d’œuvre de 2008) et de petits films à grand retentissement (Shokuzai, commande pour la télévision nippone). On le croyait installé dans une maturité poétique (Vers l’autre rive, 2015) ? Il renoue avec sa jeunesse dans un thriller pervers (Creepy, 2017). Présenté au dernier Festival de Cannes, Avant que nous disparaissions bénéficie, une fois encore, de cette capacité de réinvention. L’histoire, complexe, de ces extraterrestres prenant forme humaine pour voler (littéralement) nos concepts dès qu’on les énonce, engage le film sur la voie d’une comédie philosophique à combustion lente. Comme souvent chez Kurosawa, les codes du fantastique procèdent du glissement de nos perceptions, pour opérer une critique féroce (ici moins sombre que farceuse) de la société moderne. Mais à mesure que les enjeux se dévoilent, c’est le mélodrame qui revient à la charge et, avec lui, une émotion vive et simple, d’autant plus surprenante qu’elle éclot dans un environnement particulièrement instable. C’est le meilleur effet spécial du film, celui qui consolide son lien avec la filmographie du Japonais et signe sa singularité, entre fantaisie ébouriffée et romantisme de fin du monde.