Date de sortie 22 août 2012
Durée 111 mn
Réalisé par Joachim Lafosse
Avec Emilie Dequenne , Tahar Rahim , Niels Arestrup
Scénariste(s) Joachim Lafosse, Thomas Bidegain, Matthieu Reynaert
Distributeur Les films du losange
Année de production 2012
Pays de production France, Belgique
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Murielle et Mounir s'aiment passionnément. Depuis son enfance, le jeune homme vit chez le Docteur Pinget, qui lui assure une vie matérielle aisée. Quand Mounir et Murielle décident de se marier et d'avoir des enfants, la dépendance du couple envers le médecin devient excessive. Murielle se retrouve alors enfermée dans un climat affectif irrespirable, ce qui mène insidieusement la famille vers une issue tragique. 

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Joachim Lafosse
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A perdre la raison

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Affiche Française

A perdre la raison

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A perdre la raison

A perdre la raison

Casting de A perdre la raison

Niels Arestrup
André Pinget

Critiques de A perdre la raison

  1. Première
    par Bernard Achour

    On se demandera longtemps pourquoi le sélectionneur en chef de Cannes a privé de compétition ce film qui, de la première à la dernière image, mérite une visibilité et une reconnaissance maximales. Non que la section Un certain regard où nous l’avons découvert ait quoi que ce soit de déshonorant. Mais on imagine volontiers le jury de Nanni Moretti, carbonisé par un palmarès globalement inepte, contradictoire et rétrograde issu, paraît-il, de ses infernales délibérations, reconquérir sa dignité en rendant unanimement les armes devant : 1) l’interprétation foudroyante d’Émilie Dequenne dont rien, depuis Rosetta, ne laissait deviner ce qu’elle dégoupille ici ; 2) un scénario qui, telle une plante carnivore à la séduction trompeuse, laisse entrevoir le meilleur à son personnage avant de le vider goutte à goutte de son suc vital ; 3) la sûreté toujours plus maîtrisée avec laquelle le jeune Belge Joachim Lafosse continue de décliner le thème de l’innocence vénérée, puis manipulée, puis sacrifiée. Sans doute moins audacieux que son précédent fi lm, Élève libre (2009), À perdre la raison renonce à toute espèce de (talentueuse) provocation et abat ses cartes dès le départ : ça va finir très mal. Dans cette chronique impitoyable d’une tragédie annoncée, c’est avec une sorte de fascination désolée que le réalisateur démantibule les mécanismes de la tyrannie, de la manipulation et de la servitude domestiques. Entre constat, cri de haine face aux dérives de « l’esprit de famille » (le tandem Niels Arestrup/Tahar Rahim est, à ce titre, cauchemardesque) et exercice de tension psychologique chauffé à blanc, le choc est terrible.