7h58, Ce Samedi-Là : critiques
- Film
- Bandes-annonces (5)
- Photos (14)
- Casting
- Critiques (10)
- Avis internautes (20)
- DVD/Blu-ray
- Première 2
- Pariscope 3
- Télé 7 jours 2
- Journal du dimanche 2
- Elle 2
- Télérama 4
La critique de Premiere
(1) 2-
Isabelle
Danel
2
Le système de va-et-vient dans le temps est brillant, presque trop: sa mécanique voyante accentue certaines concessions faites au récit et une lassitude s'installe face à une volonté de résolution systématique. Mais les rapports de corps et des visages, la chape de plomb qui pèse un peu plus bas à chaque révélation et la présence d'acteurs bluffants emportent le tout vers la cruauté tragique d'une guerre des sentiments.
Les autres avis de la presse
(9) 2-
Pariscope (Arno Gaillard) 3Sidney Lumet est un grand cinéaste, un orfèvre de la direction d’acteur. Deux fils et un père dans un mélodrame, un thriller dramatique, presque une tragédie grecque en réalité, qui se déroule de nos jours à Manhattan. Un lent et long cauchemar, un voyage au bout d’un enfer, celui d’un terrible héros, Andy, magnifiquement interprété par Philip Seymour Hoffman qui fait couler beaucoup de sang et collectionne les cadavres. Immense prestation de l’acteur. Cette famille-là a plus à voir avec celle des Atrides que celle des Corleone de Mario Puzo.
-
Télé 7 jours (Julien Barcilon) 2Doté d'un scénario à la précision horlogère, son film à la narration déconstruite se teinte crescendo d'un noir absolu. Si l'on regrette des choix redondants, l'art du réalisateur est à l'oeuvre et l'interprétation fait un sans-faute. A la bonne heure !
-
Journal du dimanche (Stéphanie Belpêche) 2A la manière d'Alejandro Gonzalez Inarritu ou du Paul Haggis de Collision, Sidney Lumet opte pour une narration déstructurée qui multiplie les flash-back et les points de vue des différents personnages, afin d'accentuer la dramaturgie. La tension s'amplifie à mesure que la cellule familiale s'étiole. L'effet boule de neige est inéluctable, chacun paiera le prix fort pour sa trahison.
-
Elle (Florence Ben Sadoun) 3Un film très noir, vraiment désespéré mais tellement rythmé qu'il est de ceux qui donnent envie de retourner vite au cinéma. C'est avant tou un film à la mise en scène brillante, signée par Sidney Lumet qui, à 83 ans aujourd'hui, déborde d'énergie et de créativité.
-
Elle () 1Pas d’oscar en vu pour le dernier film de Sidney Lumet, mais il remporte en revanche le prix du pire titre français. 7h58 ce samedi-là, thriller familial sans queue ni tête, n’a qu’un seul intérêt, son casting. Il faut dire que le face à face Philip Seymour Hoffman et Ethan Hawke pouvait laisser imaginer le meilleur. On assiste au pire. Une mise en scène et un montage arthritique qui transforme ces deux heures de film en des longs moments d’attente du générique final. Tout n’est pourtant pas à jeter dans cette histoire de trahison familiale, intéressante, mais mal exploitée. 7h58 ? C’est peut-être l’heure de la retraite monsieur Lumet.
-
Télérama (Pierre Murat) 4Lumet a le talent sans égal de révéler des abîmes de cynisme, tant chez les personnages que chez les spectateurs… Une fois encore, il se fait moraliste, comme il le faisait jadis dans Serpico ou dans Un après-midi de chien. Il ne juge pas, mais il montre une société terrifiante et paumée, sans norme ni repères, où l’individualisme devient loi, avec l’infantilisme pour excuse et la barbarie comme conséquence. Il le fait avec le savoir-faire discret mais sûr des routiers hollywoodiens d’antan.
-
Le Monde (Thomas Sotinel) 3Le spectacle pourrait être pénible (il l'est par instants) s'il n'était l'œuvre d'un homme de spectacle. Aussi désespéré que soit son propos, Sidney Lumet profite de ses formidables acteurs, de son scénario astucieux pour retrouver le plaisir de faire du cinéma qui va vite, qui choque et fascine.
-
Paris Match (Alain Spira) 3Cet implacable thriller familial est une machine infernale aux ressorts dramatiques aussi tendus qu'une tragédie grecque. Le grand Lumet chorégraphie avec maestria et vivacité cette spirale démoniaque qui va précipiter toute une famille dans un chaos fatal.Stressé, mais comblé, le spectateur est happé par ce rapide de 7h58, conduit en enfer par Ethan Hawke et Philip Seymour Hoffman, un tandem qui sait dérailler sans faire de rescapés.
-
Fluctuat () 1Peut-on en vouloir à Sidney Lumet de nous faire un film aussi fatigué ? Non. Avec un scénario plombé, il parvient tout de même à arracher quelques instants de bravoure à ses acteurs. Maigre butin.
- Exprimez-vous sur le forum cinémaAlors qu'ils affrontent de graves problèmes de finance, deux frères décident de s'associer pour braquer la bijouterie familiale, tenue par leur vieille maman. Le grand frère intelligent confie la lourde tâche au petit frère stressé et limite neuneu, qui fait bien évidemment tout foirer. Une fois leur maman morte, les deux frères font ce qu'ils peuvent pour enterrer cette affaire, alors que leur père veut mener l'enquête.Dans le genre film de hold up qui tourne mal, on aura vu mieux. On n'a qu'à penser à L'ultime razzia de Stanley Kubrick pour envisager à quel point ce genre de film peut s'ouvrir à des effets de mise en scène virtuose déclinant le système du compte à rebours, ou sur une lecture humaniste ou même moraliste. Rien de tout cela dans le 7h58 ce samedi-là, film flemmard de hold up raté. Et pourtant, des effets de mise en scène il voudrait y avoir, puisque le vieux et grand Sidney Lumet nous gratifie d'une construction en flash backs, fragmentant d'autant la résolution peu mystérieuse de son intrigue. Passées les vingt premières minutes, on se demande en effet l'intérêt d'une telle construction, puisque bien peu de mystère plane sur ce scénario mou. On voit bien par contre la tentative moraliste appuyée, du type « le crime ne paie pas », ou encore « une famille désunie conduit immanquablement à la faillite de chacun de ses membres ».Devant la platitude de l'intrigue et la lenteur, certes appliquée, mais légèrement chlorophormisante de la mise en scène, le spectateur se raccroche tout de même à quelques branches. Les talents d'architecte d'intérieur mis à l'oeuvre dans un sublime appartement où le grand frère retrouve son dealer. La plastique parfaite d'une Marisa Tomei bien rare au cinéma et bien inutilement et constamment dénudée ici. Ou encore des numéros d'acteurs aux limites du one-man show à Broadway, mais tout de même impressionnant : Ethan Hawke en idiot du village hystérique mérite son ticket pour Cube 3, le très bon Albert Finney joue parfaitement au père vengeur et l'immense Philip Seymour Hoffman rajoute un rôle de fou brillant et torturé à sa palette. Cela ne fait pas un film, mais comme chacun a droit à « sa » scène, on retrouve par brefs instants des éclats de la grandeur passée de Sidney Lumet. Un film pour les nostalgiques, en somme.7h58 ce samedi-là
De Sidney Lumet
Avec Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Albert Finney, Marisa Tomei
Sortie en salles le 26 septembre 2007Illus. © UGC Ph
- Exprimez-vous sur le forum cinéma
- Lire les fils réalisateur, acteur sur le blog cinéma
Cannes live !
-
Les vainqueurs de la Quinzaine
25/05/2012 - 23h51 -
Robert Pattinson sur les marches !
25/05/2012 - 20h47 -
Nicole et Clive, la classe ultime
25/05/2012 - 19h12 -
Rencontre avec Ken Burns
25/05/2012 - 19h07 -
Fallait pas rater ça : l'essentiel de l'actu people en 5 clics !
25/05/2012 - 18h30
> Tout le Festival de Cannes
Bandes-annonces
> Toutes les bandes-annonces
Plus de cinéma
