127 Heures : critiques
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La critique de Premiere
(1) 3-
Christophe
Narbonne
3
Danny Boyle qui, depuis ses débuts, n'a tourné que des survivals hallucinogènes, était le candidat naturellement désigné pour mener à bien cette expérience de cinéma consistant à filmer, pendant une heure et demi, un type seul, immobile, dans un trou. On peut reprocher certaines choses au réalisateur de Slumdog Millionaire mais il y a une chose qu'on doit lui reconnaître : c'est un putain de cinéaste. Dans 127 heures, hormis quelques séquences flash horripilantes et des effets gores inutiles, la tension habite l'écran en permanence. Avec ce film intense, James Franco passe lui aussi définitivement un cap en devenant une valeur sure de l'Hollywood de demain.
Les autres avis de la presse
(17) 2-
L’Ecran Fantastique (Nathalie Dassa) 3Ce récit coécrit par danny Boyle et Simon Beaufoy, est un véritable plaidoyer pour la vie, rythmé par l'excellente bande originale atmosphérique d'A.R. Rahman. Un score qui révèle toute la tension l'endurance et la force du protagoniste, plongeant ensuite le spectateur dans un silence de mort lors de cette scène ultime où il prend la décision de s'amputer pour continuer à vivre...
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Technik'art (Benjamin Rozovas) 2Hypothèse de cinéma d'action introspectif, 127 Heures pratique une forme d'engorgement visuel au service de l'acteur, plaçant James Franco pile au centre du monde. Franco, charismatique ? Le tour de force est peut-être là.
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Les Cahiers du cinéma (Vincent Malausa)La nullité de 127 heures n'est pas totalement antipathique car elle semble empreinte d'une affligeante sincérité. Le film tente le pari de se dépouiller de toute trace de scénario pour révéler l'incapacité délirante du cinéaste à combler le vide qui s'ouvre devant lui.
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Positif (Nicolas Bauche) 3S'il manifeste quelques un s des tics et manie de Boyle, son dernier film fonctionne tout du long, prouvant le talent manifeste du réalisateur. Depuis la plage, il a gagné un sens du cinéma de genre mâtiné d'aventure humaine.
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StudioCiné Live (Emmanuel Cirodde) 3Si 127 Heures résonne parfois comme le pendant fictionnel du doc "Le mort suspendue" de Kevin Macdonald, il doit sa singularité à la performance de l'acteur James Franco. L'acteur porte le film à bout de bras, incarnat avec force, ce personnage dont l'accident n'est que la conséquence d'un flirt perpétuel avec la mort. (...) La caméra de Boyle saisit tout cela et fait de cette victoire à l'arraché sur la destinée l'une des sensations fortes de ce début d'année.
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Snatch (Thomas Messias) 2Malgré un James Franco impeccable, ce survival donne plutôt envie d'aller revoir Seul au Monde.
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Geek (Virgile Iscan) 3Rappelant "Burried" est son comédien piégé, 127 Heures s'en sort, formellement, avec beaucoup plus d'honneurs et de liberté.
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Journal du dimanche (Barbara Théate) 2L’incroyable mésaventure vécue par Aron Ralston a inspiré à Danny Boyle, le réalisateur de Slumdog Millionaire, un long métrage haletant
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A voir à lire (Sébastien Schreurs) 4
Après le décevant Slumdog millionaire, Danny Boyle revient en toute grande forme par le biais de ce récit épique et haletant porté à bout de bras par la performance unique de James Franco. Emotion et frissons garantis. -
Le Monde (Thomas Sotinel) 3Aron Ralston (James Franco) parcourait gaiement les canyons de l'Utah quand un rocher lui tomba sur le bras. Le reste est devenu une légende moderne, dont Danny Boyle a fait un film étonnamment gai et optimiste, compte tenu du fait qu'il s'achève sur une amputation.
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Libération (Didier Péron) 2Danny Boyle transforme le calvaire lent et solitaire d'un trkkeur en frénésie disco. Remuant.
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Rolling Stone (Xavier Bonnet) 3Dans ce rôle de climber appelé à revoir son existence de fond en comble, physiquement comme mentalement James Franco est juste parfait.
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Brazil (Johan Girard) 3Si le film est une réussite totale, c'est avant tout grâce à James Franco (...) Boyle à prouvé qu'il était doté d'un savoir faire incontestable. Avec 127 Heures, il le démontre à nouveau. L'ingéniosité des cadrages et la beauté renversante des plans extérieurs boostent le récit. Si l'ennui pointe légèrement à l'horizon par moments, il est rapidement balayé par des rebondissements et un suspense constant.
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Chronic'art (Yal Sadat)La démonstration donne lieu à une débauche de visions familiales d'une mièvrerie confondante, culminant dans un pic d'horreur quand le grimpeur se retrouve confronté à son homologue réel (façon Dujardin / Beigbeder dans 99 francs) : tableau plutôt malaisant, où l'imaginaire de mauvais goût contamine la réalité de son atrocité kitschissime. Autant dire que Boyle, cinéaste de l'extrême, s'est vraiment surpassé.
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Paris Match (Alain Spira) 3Ce survival, tiré d'une histoire vraie, et réalisé dans des décors narurels somptueux, vous prend aux tripes avant de vous retourner l'estomac.
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Fluctuat ()Incurable Danny Boyle. Donnez-lui l'histoire d'un fan de sport extrême coincé dans une crevasse, il sort sa caméra centrifugeuse et un montage épileptique. 127 heures ou comment filmer du vide par une dépense maximale de vide. CQFD.On ne pourra pas reprocher à Danny Boyle de rester fidèle. A lui-même et son cinéma égocentrique qui, quelque soit le sujet, finit par le vampiriser. C'est toute la nuance avec le style, Boyle s'adapte moins qu'il s'accapare les choses en klaxonnant tous feux dehors. 127 heures n'échappe pas à cette doxa après Slumdog Millionaire, film d'un malentendu aussi puissant que son consensus. Inspiré de l'histoire incroyable d'Aron Ralston, amateur de l'extrême bloqué durant cinq jours dans une crevasse dont il sortira seul, 127 heures entend retracer cette expérience surhumaine qui depuis a valu à son héros une hyper médiatisation. Pour Boyle, le personnage est une occasion en or, un jeune chien fou dont le goût pour l'adrénaline est un prétexte idéal à une mise en scène hyper dynamique. Que celle-ci serve l'introduction menant au gouffre dans une forme de prélude au montage halluciné où les plans virevoltent, pourquoi pas. L'impression désuète d'assister à un revival du cinéma des 90's est omniprésente ; le cachet post cinéma DV ressuscité au Canon 5D ne semble pas une meilleure promesse que son ancêtre, mais la légèreté du filmage est portée par un enthousiasme en osmose avec son personnage. Malgré les effets cheap importés d'iMovie, Boyle tend à construire une esthétique qui, en reprenant celle de l'habillage pour émissions télé fans de l'extrême, place son point de vue du côté de la représentation.Les choses se gâtent quand James Franco, interprète quasi solitaire du film, est enfin prisonnier. Là, 127 heures imposait un choix : rester coller au personnage durant 80 minutes (façon Buried, au secours), ou diverger. Boyle préfère la seconde solution. Mais comment ? Son idée est de ne pas lâcher ce qu'il a installé et de continuer à illustrer les choses depuis ce que véhicule le personnage. A la fois comme l'amateur de sensations fortes et quelqu'un conscient de son image, dans un rapport constant à sa médiatisation : sa seule compagne au fond du gouffre est une caméra ; son histoire deviendra un récit. Si on croit déceler ici un embryon de théorie, elle tient plutôt des circonstances. Concrètement, de l'épreuve physique le film montre peu de chose. Son but est ailleurs. En vérité plus métaphysique, proche du trip hallucinatoire et global, entre l'infiniment grand et petit, préférant la vitesse à la lenteur, le kaléidoscope permanent au point de vue claustrophobe. Boyle accumule tout : images mentales, souvenirs, rêves, afin de montrer et monter l'invraisemblable stock shot de survie qui aurait permis à Ralston de s'en sortir. On est donc tout sauf dans une logique de survival où l'espace influence matériellement son personnage ou la mise en scène. La crevasse est ici une sorte de vortex ouvert vers l'extérieur. Le lieu d'une fuite permanente où la prétendue vitalité de Ralston autorise Boyle à tous les excès.S'il se veut malin et cohérent, le procédé déployé par le film devient vite un pléonasme. Avec son montage invraisemblablement frénétique, cumulant cinquante plans à la minute, voire plusieurs dans un même cadre, Boyle arrive par ne faire plus qu'une chose : remplir le vide existentiel de son personnage par un trop plein énergétique à son image. Car Ralston, comme 127 heures l'illustre dans un panel de scènes oniriques, est un type banal, un peu crétin, sans profondeur. Il n'est rien d'autre que cet événement et un corps voué à sa propre dépense ; un mouvement traversé par une expérience intérieure à la mystique balourde. Ce que Boyle tente de filmer, littéralement, avec un mélange de compassion et de mépris. En fait son vrai problème n'est pas tant l'adéquation, que sa mise en scène puisse survivre à son pitch initial et donc à elle-même. D'où le malentendu : Boyle veut d'abord saturer l'écran, laisser son empreinte, déballer ses effets, faisant du véritable enjeu de cette lutte contre la montre et la mort celui de la peur du temps mort et de la répétition. Boyle ne laisse alors que peu d'espace à Franco pour son personnage. Ralston est pour lui un point d'appui, du carburant pour sa petite centrifugeuse à images prise au piège de son propre système, mais fière d'elle-même, s'extasiant de ses trouvailles visuelles un peu vaines. 127 heures ou un film du flux qui se noie dans un verre d'eau.127 heuresDe Danny BoyleAvec : James Franco, Amber Tamblyn, Clémence PoésySortie en salles le 23 février 2011 Illus © Pathé Distribution Jérôme Dittmar- Suivez les fils biopic, réalisateur sur le blog cinéma- Danny Boyle sur Flu : lire les critiques de La Plage (2000), Sunshine (2007), Slumdog Millionaire (2009)
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