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Interviewé par Ozap, le directeur de la rédaction d'i>télé, Albert Ripamonti est revenu sur la décision du CSA d'interdire le renvoi des téléspectateurs vers les pages Facebook et Twitter d'une émission.

Interviewé par Ozap, le directeur de la rédaction d'i>télé, Albert Ripamonti est revenu sur la décision du CSA d'interdire le renvoi des téléspectateurs vers les pages Facebook et Twitter d'une émission.Le vendredi 27 mai, le CSA a jugé que les chaînes qui invitent les téléspectateurs à se rendre sur les pages Facebook ou Twitter de leurs émissions faisaient de la publicité clandestine pour ces entreprises. Le CSA a donc demandé aux chaînes de ne plus citer ces marques à l'antenne.Si France Télévisions a pris acte de cette décision et demandé à ses journalistes de ne plus renvoyer ou mentionner à l'antenne ces deux marques, ni dans les sujets, ni sur les plateaux, la décision ne fait pas l'unanimité.Albert Ripamonti, le directeur de la rédaction d'i>télé, dans une interview accordée à Ozap, s'est déclaré "un peu étonné". "Twitter et Facebook sont des marques, c'est vrai. Mais comme RTL, Le Monde ou i>télé. Twitter et Facebook sont à mon sens des médias comme les autres. Ils permettent à la population de communiquer mais aussi de s'informer".D'ailleurs, pour lui cette décision n'est pas appliquable, et ce à cause du principe même du journalisme qui est de citer ses sources. Il choisit alors un exemple très précis. "Si Jean-Louis Borloo se déclarait demain candidat à la présidence de la République sur Twitter ou Facebook, devrions-nous parler de réseau social sans plus de précision ? A i>télé nous citerions Facebook ou Twitter au même titre qu'un autre média".Pour les apéros Facebook, même constat. Pour Albert Ripamonti, il est impossible de parler d'apéros reseaux sociaux car cela n'aurait pas de sens. Pour lui "ce serait masquer une partie de la réalité".Albert Ripamonti se veut donc formel : sa chaîne continuera à citer Twitter et Facebook, à condition que ces réseaux sociaux soient la source d'une information. Un usage modéré sera de mise et les journalistes seront amenés à faire appel à la plus grande vigilance.