DR

Ce soir sur TF1, les téléspectateurs découvriront le troisième volet des aventures de la saga Harry Potter, Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban. Harry et ses amis sont désormais ados, et le réalisateur du troisième volet de la saga en profite pour les soumettre à rude épreuve. On est plus proche du thriller fantastique que du film pour enfants.

Ce soir sur TF1, les téléspectateurs découvriront le troisième volet des aventures de la saga Harry Potter, Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban. Harry et ses amis sont désormais ados, et le réalisateur du troisième volet de la saga en profite pour les soumettre à rude épreuve. On est plus proche du thriller fantastique que du film pour enfants. Un film sombreLoin du merveilleux des deux premiers volets, Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban nous plonge dès le début dans une atmosphère tendue : alors qu’il entame sa troisième année à l’école de sorcellerie Poudlard, Harry (Daniel Radcliffe) apprend que Sirius Black (Gary Oldman), dangereux criminel impliqué dans la mort de ses parents, s’est échappé de la prison d’Azkaban pour le tuer.Une histoire plus sombre, portée à l’écran par un nouveau réalisateur. Après l’américain Chris Columbus, expert des comédies familiales (Maman j’ai raté l’avion, Madame Doubtfire), le mexicain Alfonso Cuaròn (Et… ta mère aussi !) a beaucoup travaillé l’esthétique du film pour en accentuer la noirceur : images ternes, jeux d’ombres, plus d’extérieurs, notamment dans une forêt qui abrite des araignées géantes.Et une architecture de Poudlard modifiée, lui donnant une allure de vieux château poussiéreux, bordé de terres arides et de rochers pointus. Quant au montage, bien plus nerveux, il tient en haleine le spectateur jusqu’à la surprise finale.Des héros plus mûrsHarry et ses deux amis, Ron et Hermione, sont devenus des ados. Ils ont rangé au placard les sages robes de sorciers et les chaussures cirées pour porter, comme tous les jeunes de leur âge, jeans,t-shirts et baskets. Emma Watson, qui joue Hermione, est devenue une séduisante jeune fille, Daniel Radcliffe et Rupert Grint, alias Harry et Ron ont une voix grave et du poil au menton. Les préoccupations des trois héros ont également évolué : Harry, dont le caractère s’affirme, est en quête d’identité et d’une figure paternelle, tandis que les mains de Ron et Hermione se frôlent pour la première fois.Des personnages inquiétantsC’est dans cet épisode qu’apparaissent les personnages les plus terrifiants de la saga : les "détraqueurs", gardiens de la prison d’Azkaban. Représentés sous la forme de spectres noirs flottants vêtus de haillons, ils ont le pouvoir d’absorber les âmes- en quelque sorte de lobotomiser leurs victimes. A leur approche, tout sentiment de joie disparaît, ne restent en mémoire que les pires souvenirs de sa vie. Harry, fragilisé par la perte de ses parents quand il était petit, est particulièrement sensible à leur présence.Un nouveau DumbledoreLe directeur de Poudlard et mentor de Harry est beaucoup moins chaleureux et souriant envers son protégé que dans les deux premiers films. Ce Dumbledore plus froid et distant est interprété par un nouvel acteur, Sir Michael Gambon, spécialiste du théâtre shakespearien. Il succède à Richard Harris, grand nom du cinéma hollywoodien (Les révoltés du Bounty, Gladiator) décédé, quelques mois avant le tournage.Anne-Charlotte BONNET de Télé 7 Jours