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Au menu de Tracks de cette semaine : les nouvelles vagues du Chili après des années de répression morale et de censure, des groupes musicaux insolites et le pionnier du body art.

Au menu de Tracks de cette semaine : les nouvelles vagues du Chili après des années de répression morale et de censure, des groupes musicaux insolites et le pionnier du body art. Ce sera ce soir le 22 mai à 23h10. Tracks mettra cette semaine les voiles au Chili. En 1973, le putsch militaire plongeait le pays dans la dictature. La nouvelle génération née après ce despotisme militaire réinterprète aujourd’hui les cultures urbaines trouvées sur le net, adaptant ainsi à leur sauce les looks ska, cosplay, hip hop caillera, rockeur ou punk. Autre phénomène surprenant : la révolution sexuelle des ados chiliens avec les Pokemones. A la base, les Pokemon, c’est un jeu vidéo développé en 1995 pour la Gameboy et qui trouva le succès qu’on lui connaît. Aujourd’hui, et ce depuis 3 ans, les Pokemones sont devenus une spécialité chilienne qui intrigue les médias. Depuis 3 ans, elles s’exhibent en public et sur le site web Fotolog, se débarrassant ainsi à l’excès des années de censure et de répression morale. Mais les Pokemones sont également considérés comme des parasites par les skinheads d’extrême droite, devenant ainsi la proie de campagnes haineuses lancent le mot d’ordre " Piteate un Pokemon ", littéralement " tabasse un Pokemon ". Tracks ira aussi du côté d’un groupe formé en 95, The Locust , "sauterelle" en français. Les membres du groupe sont tout habillés de nylon, et avec leur rock, ils n’ont d’autres missions que de « détruire la musique ». Le magazine culturel s’intéressera aussi à Stelarc, le pionnier du body art. A 63 ans, cet artiste australien veut montrer dans ses performances d’art corporel, dans lesquelles il fait cohabiter corps biologique et composants électroniques ou robotiques, que le corps est obsolète. Il y aura également un sujet sur le groupe Novalima, qui perpétuent par leur mélange d’ afro-péruvien et d’ électronique l’héritage musical noir des esclaves africains employés dans les mines de la Cordillère des Andes qui, privés de leurs instruments par les colons espagnols, en ont créé de nouveaux à base d’ os ou d’ objets de récupération. Egalement au programme : un sujet sur le rappeur de Chicago Common. Et comme chaque semaine, découvrez dès à présent le zaping du Tracks de ce 22 mai 2009, sur Arte à 23h10 :