DR

Réaliser un canular en caméras cachées avec une victime anonyme et à l’aide d’une personnalité et de complices, c’est tout un art. Télé 7 Jours vous en révèle le mode d’emploi.

Réaliser un canular en caméras cachées avec une victime anonyme et à l’aide d’une personnalité et de complices, c’est tout un art. Télé 7 Jours vous en révèle le mode d’emploi.Imaginez un peu. Vous sortez faire des courses avec votre meilleure amie. Soudain, en passant devant l’agence immobilière de votre quartier, vous apercevez en vitrine des photos de votre maison… À vendre. Coup de chaud ! Vous pénétrez dans l’agence demander des explications. Celui qui vous accueille a beau ressembler comme deux gouttes d’eau à Jean-Luc Reichmann, le célèbre animateur de TF1, c’est à peine si vous relevez cette curiosité. C’est pourtant bien le vrai, pas même grimé pour l’occasion et prêt à vous faire passer un moment surréaliste au cours de cette émission de caméras cachées dont les rouages sont méticuleux."Le concept fonctionne grâce à des scénarios forts, explique Franck Saurat, le producteur. Le but est d’amener notre victime dans une histoire où fiction et réalité sont mises en scène de telle façon qu’elle ne peut s’imaginer que c’est un gag, et encore moins qu’elle est en face d’une vraie personnalité." Pour en arriver là, il aura fallu deux mois de préparation à la quinzaine de membres de l’équipe de production. ". Une fois que nous avons choisi une star, notre équipe d’auteurs lui soumet le scénario, détaille le producteur. Certains sont tellement impliqués qu’il leur est même arrivé d’imaginer l’histoire." Reste à dénicher la victime idéale.Obligatoirement anonyme, elle est traquée par une équipe de casteurs qui fouine dans ses fichiers et dans ses relations. "Nous les choisissons selon leur caractère, en fonction du piège qui leur est tendu. Ainsi, pour la séquence avec Reichmann, il nous fallait une personne capable de s’emporter assez vite." Pour pallier toute réaction imprévue, les casteurs, aidés par l’entourage familial complice, enquêtent sur ses habitudes, sa personnalité, ses émotions. Et pour s’assurer un résultat optimal, ce n’est pas une, mais trois victimes qu’il faut trouver pour chaque sketch."À la fin, on garde la meilleure", reconnaît Franck Saurat. Parfois, les proies se jettent toutes seules dans la gueule du loup. Lorsqu’il s’agit, par exemple, de s’engouffrer dans un taxi conduit par Ophélie Winter ou d’aller faire le plein dans une station-service où officie une Adriana Karembeu en pompiste étourdie.Il n’y a plus qu’à aménager le lieu du piège. Après quelques semaines de bricolage et d’ingéniosité, décorateurs et techniciens l’auront équipé de 4 à 15 caméras et autant de micros indétectables. "Nous devons couvrir tous les angles morts car nous ne sommes jamais à l’abri d’un comportement inattendu de la part de la victime" précise Franck Saurat.Tout est prêt. Les 40 techniciens et membres de la production sont en poste, dissimulés ici et là. Vincent Cerutti, aussi. L’animateur de l’émission assiste aux canulars pour nourrir les interviews qu’il fera de ces héros malgré eux. Que la farce commence !Retrouvez Vincent Cerutti à la tête d'un nouveau numéro de Sosie or not sosie ce soir dès 20h45 sur TF1.Vincent Rousselet-Blanc du magazine Télé 7 jours.