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Faut pas rêver
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PHOTOS - Faut pas rêver : Polynésie, un vignoble unique au monde

Les vignerons de Rangiroa Réalisation : Hervé JOUON et Pascale POIRIER

Les vignerons de Rangiroa Réalisation : Hervé JOUON et Pascale POIRIER

Les vignerons de Rangiroa Réalisation : Hervé JOUON et Pascale POIRIER

Les vignerons de Rangiroa Réalisation : Hervé JOUON et Pascale POIRIER

Les vignerons de Rangiroa Réalisation : Hervé JOUON et Pascale POIRIER

Faut pas rêver : Polynésie, un vignoble unique au monde

<strong>Pour sa deuxième escapade de l?été, Patricia Loison nous emmène en Polynésie dans un nouvel épisode de Faut pas rêver diffusé sur France 3 à 20h35. Qui l?aurait cru&nbsp;? Sous le soleil des tropiques, poussent des vignes pas comme les autres.</strong> Bienvenue à Rangiroa, plus grand des atolls polynésiens à 350 km au nord-est de Tahiti. Cet éden turquoise, dans l?archipel des Tuamotu, est le théâtre d?une expérience audacieuse. Entre ciel et mer, dans un écrin de cocotiers, pousse un vignoble, comme un mirage en bordure du lagon. Unique au monde, seulement accessible par bateau, il a pu voir le jour grâce à l?incroyable ténacité de Dominique Auroy, installé en Polynésie depuis 35 ans. Plutôt que de l?importer, cet homme d?affaire avisé a eu la géniale idée de produire son vin sur l?atoll le plus ensoleillé de Polynésie. La création de son vignoble, qui s?étend sur 11 hectares, est le fruit de huit années de travail, de tests, de recherches et d?un investissement colossal de 1,7 million d?euros. Après de nombreux essais sur d?autres archipels, en collaboration avec un viticulteur de Bourgogne, c?est en 2000 que Dominique Auroy réussit à produire son premier vin. Sur la trentaine de cépages importés, seuls trois se sont imposés (le Carignan, le Muscat de Hambourg et l?Italia). Si l?atoll est le paradis des touristes, on doutait fort qu?il soit celui d?une vigne. Contre toute attente, l?air salin, qui le protège des maladies, et le sol corallien réussissent à ce vignoble atypique, irrigué au goutte-à-goutte grâce à une station de désalinisation et une pompe solaire. Ici, pas de mildiou ni de grêle. Seuls les crabes, qui raffolent des jeunes pousses croquantes, représentent un danger potentiel. Particularité de ce vignoble du bout du monde&nbsp;: en l?absence de saisons, avec des températures oscillant entre 28 et 35 degrés et un climat tropical, la vigne y pousse deux fois plus vite qu?en métropole. À Rangiroa, on vendange deux fois par an, en mai et en octobre. Sous l?impulsion d?un jeune ?nologue, Sébastien Thépénier, le domaine, qui devrait s?étendre sur 30 hectares, produit quatre crus (blanc, blanc moelleux, rouge et rosé). "<em>La qualité de notre vin a surpris le milieu. Typique, vinifié plus d?une année en fûts de chêne, on y retrouve, assure-t-il, l?arôme d?une fougère locale</em>". Des chais, importés de Bourgogne et installés à Avatoru, le village principal de l?atoll, sortent chaque année 50 000 bouteilles, vendues aux alentours de 25 euros. Dans les restaurants et sur les étals des magasins, le vin de Tahiti, référencé dans de nombreuses revues ?nologiques, s?est définitivement imposé, malgré l?absence d?AOC (appellation d?origine contrôlée). À 15 000 km des Bourgogne et des Bordeaux, Rangiroa savoure l?ivresse de son vin, perle rare de la production française. <strong>Emmanuelle Touraine de Télé 7 Jours</strong>

Pour sa deuxième escapade de l’été, Patricia Loison nous emmène en Polynésie dans un nouvel épisode de Faut pas rêver diffusé sur France 3 à 20h35. Qui l’aurait cru ? Sous le soleil des tropiques, poussent des vignes pas comme les autres.Bienvenue à Rangiroa, plus grand des atolls polynésiens à 350 km au nord-est de Tahiti. Cet éden turquoise, dans l’archipel des Tuamotu, est le théâtre d’une expérience audacieuse. Entre ciel et mer, dans un écrin de cocotiers, pousse un vignoble, comme un mirage en bordure du lagon. Unique au monde, seulement accessible par bateau, il a pu voir le jour grâce à l’incroyable ténacité de Dominique Auroy, installé en Polynésie depuis 35 ans. Plutôt que de l’importer, cet homme d’affaire avisé a eu la géniale idée de produire son vin sur l’atoll le plus ensoleillé de Polynésie. La création de son vignoble, qui s’étend sur 11 hectares, est le fruit de huit années de travail, de tests, de recherches et d’un investissement colossal de 1,7 million d’euros. Après de nombreux essais sur d’autres archipels, en collaboration avec un viticulteur de Bourgogne, c’est en 2000 que Dominique Auroy réussit à produire son premier vin. Sur la trentaine de cépages importés, seuls trois se sont imposés (le Carignan, le Muscat de Hambourg et l’Italia). Si l’atoll est le paradis des touristes, on doutait fort qu’il soit celui d’une vigne.Contre toute attente, l’air salin, qui le protège des maladies, et le sol corallien réussissent à ce vignoble atypique, irrigué au goutte-à-goutte grâce à une station de désalinisation et une pompe solaire. Ici, pas de mildiou ni de grêle. Seuls les crabes, qui raffolent des jeunes pousses croquantes, représentent un danger potentiel. Particularité de ce vignoble du bout du monde : en l’absence de saisons, avec des températures oscillant entre 28 et 35 degrés et un climat tropical, la vigne y pousse deux fois plus vite qu’en métropole. À Rangiroa, on vendange deux fois par an, en mai et en octobre. Sous l’impulsion d’un jeune œnologue, Sébastien Thépénier, le domaine, qui devrait s’étendre sur 30 hectares, produit quatre crus (blanc, blanc moelleux, rouge et rosé)."La qualité de notre vin a surpris le milieu. Typique, vinifié plus d’une année en fûts de chêne, on y retrouve, assure-t-il, l’arôme d’une fougère locale". Des chais, importés de Bourgogne et installés à Avatoru, le village principal de l’atoll, sortent chaque année 50 000 bouteilles, vendues aux alentours de 25 euros. Dans les restaurants et sur les étals des magasins, le vin de Tahiti, référencé dans de nombreuses revues œnologiques, s’est définitivement imposé, malgré l’absence d’AOC (appellation d’origine contrôlée). À 15 000 km des Bourgogne et des Bordeaux, Rangiroa savoure l’ivresse de son vin, perle rare de la production française.Emmanuelle Touraine de Télé 7 Jours