Il était une fois en amérique
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Dans le cadre de son émission Place au cinéma sur France 5, Dominique Besnehard présente Il était une fois en Amérique de Sergio Leone.

Après la trilogie du dollar qui fit sa gloire, Sergio Leone s’attaque de nouveau à l’Amérique avec une trilogie plus historique. Il était une fois dans l’Ouest, son premier volet, est une commande de ses producteurs pour financer le reste de la saga. Il était une fois la révolution traite de la Révolution mexicaine et Il était une fois l’Amérique raconte l’avènement du grand banditisme. A New York, Noodles se rappelle les souvenirs de sa jeunesse dans une ville où il n’a pas mis les pieds depuis 30 ans suite à un règlement de compte qui a mal tourné. De son adolescence dans les rues aux crimes que Max, le caïd, le force à commettre, Leone nous entraîne dans une fresque aussi violente que romantique transcendée par la partition d’Ennio Morricone.

Le maestro italien Sergio Leone parachève là une œuvre où se côtoient le lyrisme, l’héroïsme, l’avidité et le crime. Savait-il ou non qu’Il était une fois en Amérique serait son ultime film ? Rien n’est moins sûr ; il rêvait d’un dernier volet sur la guerre civile qu’il n’aura pas le temps de mettre en chantier. Reste que ce film est son projet le plus dantesque : il a fallu 12 ans d’écriture avec une vingtaine de scénaristes pour venir à bout de l’adaptation de The Hoods de Harry Grey tel que Sergio Leone l’envisageait, cinq d’entre eux (Leonardo Benvenuti, Piero De Bernardi, Enrico Medioli, Franco Arcalli, Franco Ferrini) sont crédités avec Leone au générique. La distribution réunit Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern, Jennifer Connelly et Joe Pesci à leur meilleur, symboles du gâchis d’une vie corrompue. Le tournage dura 45 semaines, le budget explosait à 51 millions de dollars, en partie en raison de la reconstitution parfaite du New-York des années 1920. La version idéale à laquelle parvient Leone dure 4h25. Mais le cinéaste doit faire avec les contraintes qu’on lui impose et valide à contre-coeur une version de 3h49 pour la première au Festival de Cannes de 1984. L’accueil est triomphal. C’est cette version qu’on découvre en Europe. Mais les Américains ont un contrat et lui arrachent le final cut pour sortir une version de 2h19 remontée dans l’ordre chronologique. Sergio Leone renie aussitôt cette version tronquée. Il faudra attendre près de trente ans et l’acharnement d’un cinéphile nommé Martin Scorsese et le savoir-faire de la cinémathèque de Bologne, pour découvrir d’abord au Festival de Cannes 2012, puis en salles en 2015, une magnifique version de 4h11, très similaire à celle que désirait le maestro. C’est cette version qui est diffusée ce soir à la télévision… Ne la manquez pas.

Et cela vous donnera aussi sûrement envie de visiter la magnifique exposition Sergio Leone à la Cinémathèque Française, encore en place jusqu’au 27 janvier.

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