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A l'occasion de la diffusion du Festival International du Cirque de Monte-Carlo le 25 avril 2011 sur France 3, la princesse Stéphanie de Monaco a accepté de répondre aux questions de Télé 7 Jours.pagebreakDepuis 5 ans, vous présidez le Festival International du cirque de Monte-Carlo, que présidait votre père avant vous. Qu’est-ce que cela implique ? J’ai toujours été très impliquée. Dès le 1er Festival, en 1974, j’étais au côté de mon père : recherche des numéros, programmation, mise en place du spectacle. Ce n’est pas comme si j’avais tout découvert voilà 5 ans. Mais c’est un énorme travail qui demande un an de préparation. Un véritable défi car il faut organiser deux spectacles différents au cours desquels les artistes se produisent en public devant un jury, ainsi qu’un Gala de clôture pour la remise des prix. Je veille à chaque détail, sur la piste comme en coulisses, et cela va du réglage des lumières à la nourriture pour les animaux. Mais je le fais avec le plus grand plaisir et on est déjà pratiquement prêts pour la prochaine édition. pagebreak Participez-vous à la sélection des artistes ? Oui, on reçoit beaucoup de numéros sur DVD, mais je me déplace aussi dans les cirques (je suis récemment allée en Chine) et les écoles. Mais le Festival de Monte-Carlo, c’est un peu les JO du cirque : nous recherchons l’excellence. Et pour les artistes qui sont sélectionnés, c’est une formidable carte de visite pour leur avenir professionnel. pagebreak Quelles sont les disciplines que vous affectionnez le plus ? J’adore les numéros avec des animaux, les clowns, les acrobates. Mais au-delà du spectacle, ce que je préfère par dessus tout c’est l’univers du cirque avec la piste, les odeurs de la sciure, de la terre, des fauves… pagebreak Avez-vous transmis votre passion à vos enfants? Pauline (16 ans) partage mon engouement pour la piste et pour les animaux et m’accompagne souvent. Louis (17 ans) et Camille (12 ans) aussi adorent le cirque. Mais, mon fils est à l’université, il a peu de temps et comme il est très discret, il ne vient que lorsqu’il n’y a ni photographes ni caméras. pagebreak Pauline a hérité d’une autre passion familiale, celle du sport de haut niveau, le plongeon, puisqu’elle se prépare pour les JO de Londres de 2012. Quelle adolescente est-elle ? Le sport lui apporte un certain équilibre et un grand sens des responsabilités. C’est beaucoup d’entraînement, de rigueur, de dépassement de soi. C’est très difficile, mais elle fait tout pour y arriver. J’ai la chance d’avoir trois enfants merveilleux. Ils sont ma fierté et mon bonheur. La grande réussite dans ma vie. pagebreak Quelles sont les valeurs auxquelles vous êtes attachée et que vous êtes fière d’avoir transmis à vos enfants ? Quelle maman êtes-vous ? Je suis tantôt sévère tantôt complice. Je les conseille, je les soutiens, mais je suis là aussi pour leur dire quand ça ne va pas. Je suis la maman, et ils me respectent. Ils ont un âge où ils se cherchent. Ils ont besoin d’être écoutés, guidés et qu’on soit là pour eux. C’est encore plus important que lorsqu’ils sont petits. Surtout de nos jours : l’avenir qu’on leur propose n’est pas génial. pagebreak Avec votre association Fight Aids, vous êtes très impliquée dans la lutte contre le sida. Pourquoi avez-vous choisi cette cause ? Parce qu’en voyant mes enfants grandir, je me suis rendu compte qu’on ne parle plus de cette maladie. L’an dernier on nous a rebattu les oreilles avec la grippe, alors que le VIH continue de faire des ravages : sur 100 personnes qui vivent avec le VIH, seulement 30 le savent. À Monaco, nous faisons plus que des grandes nations au niveau de la prévention et de l’information sur le VIH dans les écoles et des lycées. Et j’en suis très fière. C’est mon grand combat ! Comme avec La Maison de vie que j’ai inauguré en 2010, à Carpentras (Vaucluse). C’est un lieu d’accueil où les malades peuvent faire une pause le temps de reprendre confiance en la vie. Certains sont rejetés parfois par leurs propres parents parce qu’ils sont séropositifs. Cela me révolte ! pagebreak En juillet, le monde entier aura les yeux braqués sur Monaco pour le mariage de votre frère, le prince Albert, avec Charlène. Comment vivez-vous cet événement ? Participez-vous aux préparatifs ? Je suis ravie et c’est normal, mais je ne participe pas aux préparatifs. C’est leur mariage. Ça va être une grande fête de famille avec les Monégasques qui sont si heureux pour Albert. On est fier de montrer qu’on n’est pas juste un « truc d’opérette ». À Monaco, on fait des choses concrètes et on a un prince et une princesse en or! pagebreak Est-ce facile pour une jeune femme qui n’a pas grandi dans ce milieu, de devenir princesse ? Non, mais la vie n’est facile pour personne. Et puis ma mère l’a fait avant Charlène. Par amour on surmonte beaucoup de choses et on fait des miracles. pagebreak On vous voit moins dans la presse people que par le passé. Est-ce que cela a changé votre vie ? Non, moi je n’ai jamais vécu par rapport au regard des autres et surtout pas à celui de la presse. Je ne fais pas de téléréalité, ni rien de scandaleux. Je m’épanouis dans l’humanitaire et puis je vieillis alors ça n’intéresse plus personne. Mais je suis très heureuse comme ça. pagebreak Vous êtes une princesse résolument moderne. Comment avez-vous réussi à imposer vos choix de vie? Je vis avec mon temps et je fais les choses avec mon cœur et mon intuition. J’ai fait des erreurs comme tout le monde, mais on est là pour apprendre de nos erreurs et avancer. Quand je vois mes enfants, mon association et tout ce que j’ai encore à accomplir, je suis assez fière. Mes parents m’ont appris à être droite, honnête et franche. Je n’ai jamais manqué de respect à ma famille ni à personne. Mais je ne peux pas plaire à tout le monde… pagebreak Regardez-vous la télé et quels sont vos programmes préférés ? J’adore les séries US et Les Experts en particulier, sans doute ma culture américaine qui ressort. Et puis j’avais peut-être l’âme d’un policier dans une autre vie. Sinon, j’aime bien les documentaires animaliers. Propos recueillis par Émilia Vaillant pour Télé 7 Jours

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