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Ce soir, France 3 diffuse à 20h50 le magnifique Miami Vice de Michael Mann. L'occasion de revenir sur l'esthétique léchée du brillant cinéaste.

Dans une métropole nocturne rendue électrique par les néons, de gros durs solitaires laissés à leur mélancolie foncent à tombeau ouvert dans des bolides aquatiques, terriens ou aériens. Leurs trajectoires, géométriques, épurées, le plus souvent condamnées à se télescoper avec celle tout aussi inébranlable de leur ennemi intime dans un gunfight tragique, se dessinent avec grâce dans un écrin urbain et bleuté. Ce genre d'atmosphère spleenétique, violente et racée, à la fois hyper-réaliste et quasi-abstraite, fait partie de l'ADN du cinéma de Michael Mann

Tom Kramer, un utilisateur de Vimeo, rend hommage au réalisateur de 71 ans dans un élégant montage de 9 minutes.

Alors que défilent des scènes anthologiques de films tels que Heat (on ne se lasse pas de la rencontre entre les monstres sacrés Robert de Niro et Al Pacino), Le Solitaire (James Caan avouant à sa compagne ses activités illicites), ou de chefs d'oeuvres magnétiques comme Révélations, Collateral ou Miami Vice (diffusé ce soir en prime time sur France 3), les regards d'acier de Tom Cruise, Will Smith, Daniel Day Lewis, Russell Crowe, Johnny Depp, Val Kilmer, Jamie Foxx et Colin Farrell croisent le fer à Chicago, Miami et surtout Los Angeles, sur fond de nappes électroniques abstraites, de rêverie psychédélique et de guitares métalliques signées Brian Eno (merveilleux "An Ending"), Iron Butterfly et Pink Floyd.
Prêts à fondre en larme à tout moment.