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Eric fait partie des candidats phares de Masterchef 4. A 47 ans, après une longue maladie, il s'est lancé dans l'aventure, laissant de côté son métier d'ingénieur. Passionné, sympathique, il se livre et donne ses impressions sur ses adversaires et amis.

Qu’est-ce qui vous a mené à Masterchef sur TF1 ?Eric : La cuisine est une passion qui n’est pas née hier. Mes copains que j’invitais à dîner, me disaient que c’était bon, et que je devrais participer à Masterchef. Ca me trottait dans la tête… mais les amis ne sont pas objectifs ! Avec Masterchef, j’avais l’opportunité d’avoir les avis d’un grand chef. La seule chose qui me bloquait, c’était de savoir qu’en allant à Masterchef, je quitterais ma vie pendant trois mois. Mais un jour, ma femme m’a dit : "si tu veux aller aux qualifications, vas-y, fais-toi plaisir." Avant cela, je n’osais pas.Cette passion est née quand ?Je crois que j’ai toujours eu le plaisir de faire plaisir aux autres. Etudiant, je faisais des cocktails pour mes amis… Ca a commencé comme ça.  L’autre étape a été en côtoyant mon ex-beau père, pâtissier émérite. J’ai commencé à entrer dans le labo, donner un coup de main. Je lui ai d’ailleurs fait un clin d’œil la semaine dernière avec mon éclair. Puis en 2007, j’ai été très très très malade. J’aurais pas dû m’en sortir. Lors de ma convalescence, j’ai eu beaucoup de temps. J’ai des problèmes moteur... Cuisiner, ça me remplissait et m’aidait à rééduquer la main. Je suis monté en puissance.Ces épreuves vous ont permis de relativiser les tensions entre candidats dans Masterchef ?J’ai eu de la chance de ne pas avoir de chance. Ca m’a donné une autre approche de la vie, je suis devenu plus positif. Vous parlez de tension ? C’est le bon mot. Car après une tension, il y a une détente. Kevin et Adrien par exemple ont pu se chamailler, mais ils sont potes. Au moment de l’épreuve, des tensions se créent. Vous allez me trouver Bisounours, mais entre les candidats, ils s’est passé quelque chose de très fort. C’était plein d’amour !Comment avez-vous vécu la vie en communauté ?J’ai 47 ans, et je partageais ma chambre avec Kevin et Adrien. Un gamin de 20 ans, et une armoire à glace de 35 ans ! Au début, j’ai eu peur… Il allait falloir partager la salle de bain, la chambre, cuisiner à tour de rôle… Finalement, ça ajoute à la convivialité. C’est comme une colonie de vacances pour adultes. Je me suis fait des amis, Marc, Philippe, Marie-Hélène, Frédéric…  des "potes de 30 ans d’il y a 15 jours" comme dit ma femme.Y a-t-il des candidats qui vous ont fait peur ?Au bout de la deuxième semaine, j’avais une idée précise de qui pouvait me faire "peur". La cuisine, c’est de la technique, de la sensibilité, du goût, de la créativité et avoir des recettes en tête. Ceux qui maitrisaient tous ces aspects étaient de sérieux adversaires. Dès la première semaine, quand j’ai vu Fred et Marc, je me suis dit que la barre était très très haute.Et Séverine ?Séverine, le fait qu’elle soit exubérante lui fait prendre des risques, et ça paye. Mais techniquement, elle ne me faisait pas peur au début.Quels sont vos projets désormais ? Vous allez quitter votre métier d’ingénieur ?J’ai plein de projets ! J’aimerais monter un restaurant, mais je dois rester calme. Je suis amateur, j’ai 47 ans, une maison à payer, des enfants… Je ne peux pas tout changer ! Je n’ai pas l’intention de changer de métier à court terme. Je veux quand même profiter de mon exposition dans Masterchef pour promouvoir des producteurs de ma région, ou participer à des événements pour lever des fonds pour une association qui aide les plus démunis. J’ai aussi un projet de bouquin à court terme. J’aimerais proposer des recettes de desserts inspirés des cocktails… et j’essaie de débaucher Shirley qui est barmaid. Et pourquoi pas un food truck… Reste à voir si j’ai le temps ! (rires)Par Christelle Devesa Follow @chrisdevesa