A la rentrée, le CSA organisera une grande réunion avec les membres de ses groupes de travail sur la protection de la jeunesse, la déontologie et les nouveaux services médias. Principale cible : la télé-réalité.

A la rentrée, le CSA organisera une grande réunion avec les membres de ses groupes de travail sur la protection de la jeunesse, la déontologie et les nouveaux services médias. Principale cible : la télé-réalité.Las de devoir réagir ponctuellement sur les diverses dérives émanant des émissions de télé-réalité, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) lancera à la rentrée de septembre une vaste réflexion sur la télé-réalité.Aux côtés de Françoise Laborde, membre du CSA, Rachid Arhab se concentrera sur les questions de déontologie et Emmanuel Gabla, en charge des nouveaux services, s'intéressera aux développements sur le Net. L'année dernière, le gendarme de l'audiovisuel a reçu 1 200 courriers de téléspectateurs se plaignant de la qualité des programmes, trop marqués par la violence et l'érotisme. Sans grande surprise, les séries américaines et, surtout, les émissions de télé-réalité, sont les principales visés.Dans une interview accordée au Figaro, Michel Boyon, président du CSA, tient pourtant à préciser : «Je n'ai jamais condamné par principe la téléréalité. Certaines émissions sont positives, par exemple celles qui donnent à un jeune la chance d'exprimer professionnellement son talent. Je ne vois pas pourquoi France Télévisions s'interdirait de faire, comme la BBC, de la téléréalité. Mais trop d'émissions sont artificiellement préparées et probablement trafiquées. Et il y a souvent des dérapages intolérables». Une petite allusion au 1er juin dernier, lorsque le CSA avait mis en demeure W9 pour atteinte à la dignité humaine dans son programme Dilemme.La télé-réalité en général est prévenue, le CSA va plus que jamais garder un oeil sur elle...