DR

Ce soir à 20h45, France 3 propose un nouveau numéro du magazine Faut pas rêver. Tania Young s'envole pour l'Argentine et propose un sujet sur Cécile, une photographe française qui a trouvé l'amour en Patagonie. Télé 7 jours nous en dit plus.

C’est à l’extrémité sud de la Patagonie, la région la moins peuplée d’Argentine, que Cécile, une photographe française, a trouvé l’amour. La jeune femme nous a raconté son histoire.Romanesque à souhait !Tout commence en 2008, lors d’un repérage pour l’agence de voyage que Cécile vient de créer. Amoureuse des chevaux, de la nature et des grands espaces, passionnée par son métier de photographe, elle veut proposer à ses clients des voyages qui allient à la fois la découverte de paysages saisissants et la possibilité de faire de belles photos. Elle en est sûre, l’Argentine, qu’elle connaît bien, et surtout la Patagonie, cette immense région désertique bordée par la Sierra Nevada, répondra à ses attentes. Ce qu’elle n’imaginait pas, c’est qu’il y trouverait aussi l’amour.En cherchant le lieu idéal pour y emmener ses clients, elle débarque à l’estancia de Menelik, un de ces ranchs typiques ou les gauchos élèvent des chevaux, des brebis et des veaux. Non seulement Menelik répond à ses attentes mais Manuel, le gaucho qui vit depuis trente ans avec ses bêtes dans ce lieu perdu au milieu de nulle part, va bouleverser sa vie."Entre Manuel et moi, cela a été un coup de foudre immédiat, se souvient Cécile. Malgré nos différences de culture, de milieu et d’âge, j’ai 38 ans aujourd’hui, il en a 20 de plus. Ce fut comme une évidence entre nous…"Et le début d’une nouvelle vie ! Pour la jeune Française qui va se partager entre les deux pays, comme pour le cow-boy solitaire qui va fondre devant les deux petites filles qui vont naître de leurs amours. Parfaitement bilingues, Laura, 5 ans et demi, et Julia, 1 an et demi, vivent en France (elles sont nées à Montpellier) avec leur maman. Et retrouvent leur papa chaque année depuis qu’elles ont trois mois, entre décembre et mai, la période touristique en Argentine. "Ça devient compliqué. Il faut 5 jours pour aller de Montpellier à Menelik, en avion, en bus puis en voiture. L’an dernier, j’ai pris une nounou pour m’aider. Les filles ne tiennent plus en place, il faut les occuper…"Comment envisage-t-elle l’avenir ? Elle préfère ne pas y penser. Pour l’instant, elle arrive à concilier ses deux vies, de part et d’autre de l’Atlantique. "En Patagonie, rien n’est simple. Sans électricité, les tâches ménagères (laver le linge, cuisiner au feu de bois…) prennent beaucoup de temps. Mais ça s’améliore chaque année. Maintenant, nous disposons d’un groupe électrogène pour recharger les batteries de mon ordinateur, et d’un téléphone satellite. Cela me permet de gérer ma société à distance et de rester en contact avec l’école de Laura qui, entre deux balades à cheval pour aller chercher les moutons, doit apprendre, comme les enfants de son âge, à écrire, lire, compter…"En mai, lorsque les grands froids arrivent, Cécile repart. Manuel fait le plein de légumes, de tabac et de maté pour les cinq mois d’hiver qu’il passe en solitaire avec ses bêtes. Le gaucho n’est jamais venu en France. Il en parle mais cela lui paraît une barrière infranchissable. Et Cécile ne veut pas lui mettre la pression. Tant qu’elle le pourra, elle continuera de jouer à saute-mouton entre les deux continents.Émilia Vaillant du magazine Télé 7 jours