Aujourd'hui, le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son verdict dans l'affaire qui opposait Quick à France Télévisions. Quick n'aura pas de droit de regard sur le reportage d'Envoyé Spécial diffusé ce soir.

Aujourd'hui, le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son verdict dans l'affaire qui opposait Quick à France Télévisions. Quick n'aura pas de droit de regard sur le reportage d'Envoyé Spécial diffusé ce soir.Ce soir, le magazine Envoyé Spécial de France 2 diffusera un reportage intitulé Restauration rapide : alerte en cuisine, un reportage qui n'est pas du goût de Quick et du Snarr, le Syndicat national de l'alimentation et de la restauration rapide.Le Snarr et Quick ont alors demandé à la justice de faire modifier le titre du sujet, l'estimant "alarmiste et sensationnaliste".  Ils ont aussi demandé l'autorisation de visionner le reportage avant sa diffusion. Une demande refusée catégoriquement par France Télévisions et le producteur du reportage Kaliste, accusant les plaignants de vouloir censurer l'œuvre de journalistes.Le juge des référés a donc donnée raison à France Télévisions et Kaliste, rappelant aux plaignants que leur donner un droit de regard sur ce reportage "ferait peser sur la presse une contrainte contraire à l'équilibre que le législateur a souhaité instituer entre la liberté de l'information et la protection des droits d'autrui".Le magistrat a aussi voulu préciser aux plaignants que la presse doit "répondre a posteriori des abus de cette liberté" et non avant la diffusion d'un sujet.Quick et le Snarr ont donc été condamnés à verser 6 000 euros à France Télévisions et Kaliste production au titre du remboursement des frais de justice engagés.