Après leur échec en finale de Pékin Express 2011, Ludovic et Samuel sont déçus. Mais pour ces deux frères naturels et pleins de bonne humeur, les bons souvenirs de l’aventure dépassent la déception. Seuls les propos de Jean-Pierre et François à leur égard leur restent en travers de la gorge. Interview.

Après leur échec en finale de Pékin Express 2011, Ludovic et Samuel sont déçus. Mais pour ces deux frères naturels et pleins de bonne humeur, les bons souvenirs de l’aventure dépassent la déception. Seuls les propos de Jean-Pierre et François à leur égard leur restent en travers de la gorge. Interview. Vous étiez très déçu après votre défaite. Est-ce que ça va mieux ?Ludovic : Ca va mieux, oui. Je suis mort là-bas, mais avec  le recul, ça va mieux. On a quand même fait une belle aventure. Ca valait le coup d’aller jusqu’au bout.Samuel et vous étiez les favoris des internautes de Premiere.fr, et aujourd’hui beaucoup sont très déçus. Ca vous touche ?Ludovic : Oui, beaucoup. Ce matin, j’ai regardé un peu les sites Internet, et les commentaires. J’ai vu que certains veulent lancer une collecte pour nous aider à ouvrir un restaurant. C’est énorme, ça ! Quand j’ai vu ça, je me suis dit qu’on avait gagné.Comment expliquez-vous avoir touché autant les gens ?Ludovic : On est comme ça dans la vie : on est joyeux, on rigole, on ne s’est jamais disputés avec mon frère. Ca, je pense que ça touche les gens. On garde toujours le sourire. Et puis, on est toujours resté fair-play.Sur ce dernier épisode, on a senti de la tension entre vous et Jean-Pierre et François. Ca s’est arrangé par la suite ?Ludovic : On n’a pas senti la tension, nous.  François qui dit que leur but est de gagner pour que ce ne soit pas nous qui gagnions… On a découvert ça en regardant l’émission hier soir ! Quand on a dit qu’on a dit que c’étaient les jeunes contre les vieux, ce n’était pas méchant. On a dit "les plus vieux", pas "les vieux cons" ! La tension est montée sans qu’on se rende compte. On ne l’a pas senti car, ils ne nous disaient rien lors des transferts, entre les courses. La veille de la finale, on a joué aux cartes ensemble !Du coup, vous avez envie de leur passer un coup de fil pour que vous vous expliquiez ?Ludovic : J’ai pas envie de les appeler. Je pense que pour Jean-Pierre et François, il y a toujours une petite haine qui reste.Samuel : Ils sont allés trop loin, avec "enfoirés de Belges", "connards de Belges", et même une "paire d’ordure"…Ludovic : Oui, parce que pour nous, même dans la course, il y a un respect de l’autre. Ils sont allés trop loin dans les mots.Votre projet était d’ouvrir un restaurant ?Ludovic : C’est le projet de mon frère d’ouvrir un resto. Moi, c’était d’aider la famille qu’on a rencontré à l’étape 5 au Kenya, la dame qui parlait français… Je lui avais promis que si je gagnais, je l’aiderais à acheter des livres pour son école. Même si on n’a pas gagné, je le ferai. Ca prendra un peu de temps.Vous vous attendiez à vous engager dans l’humanitaire en participant à la course ?Ludovic : On a fait Pékin Express pour tout ça : pour la course, pour l’aventure humaine avec les rencontres dans les familles, et pour le voyage. C’est un tout.Quel est votre meilleur souvenir ?Ludovic : C’est dur… La descente en rappel, ça a été terrible pour l’adrénaline. Mais tout a été un bon souvenir.Samuel : Le Kilimandjaro aussi ! Ce qui m’a le plus ému, c’est la famille qu’on a rencontré en Egypte. Voir la misère, c’était dur… Mais même les souvenirs les plus durs, ça reste de bons souvenirs ! (rires)Ludovic : Tous les mauvais souvenirs sont devenus de bons souvenirs avec le recul.Même quand vous avez fait une crise d’asthme ?Ludovic : La crise d’asthme, ça a été dur. Mais je ne voulais pas finir en abandonnant. J’ai été au bout de mes limites.Samuel : Je suis fier de toi.Vous vous êtes très bien entendus avec Karim et Leïla. Vous avez gardé contact ?Ludovic : Oui ! Avec Karim, Leïla, Nicolas et Ingrid, c’étaient six copains. Comme on était loin de nos proches, on s’est attachés, on a créé des liens très forts. Ce sont des amis. D’ailleurs, Nico est là ! (rires) Il est venu voir la finale chez nous en Belgique.Et maintenant, quels sont vos projets ?Samuel : On a repris la routine ! (rires)Ludovic : Le retour à la réalité n’a pas été évident, mais il faut bien le faire ! (rires) Sinon, j’aimerais faire de la télévision. Pékin Express va peut-être m’ouvrir des portes ! J’ai déjà eu des petits rôles en Belgique, j’aimerais bien avoir un plus grand rôle… Depuis le début de l’émission, j’ai déjà eu des petits contacts pour un rôle à la télévision. Ce n’est pas encore fait, alors je préfère ne rien dire encore. Je vais peut-être aussi tourner une publicité pour la télévision au Luxembourg.Par Christelle Devesa