Eliminés aux portes de la finale de Pékin Express 2011, Karim et Leïla gardent de très bons souvenirs de leur participation à cette aventure, malgré des moments difficiles. Plus unis que jamais, le couple marié depuis deux ans a répondu aux questions de Premiere.fr en toute simplicité.

Eliminés aux portes de la finale de Pékin Express 2011, Karim et Leïla gardent de très bons souvenirs de leur participation à cette aventure, malgré des moments difficiles. Plus unis que jamais, le couple marié depuis deux ans a répondu aux questions de Premiere.fr en toute simplicité. Cette demi-finale a été très dur physiquement, avec le trek au Lesotho. Vous vous attendiez à ça ?Leïla : Physiquement, c’était dur, mais pas insurmontable. Je pensais que ce serait plus dur ! Ce qui nous a handicapés finalement, c’est le fait d’avoir gagné les jeux intermédiaires et avoir pu nous reposer dans des hôtels, comme à Zanzibar. Les autres candidats étaient plus "à cran", plus entraînés quelque part.L’ascension du Kilimandjaro a dû être difficile aussi…Leïla : On savait que le temps de parcours pour l’ascension du Kilimandjaro n’était pas éliminatoire, alors on en a profité. On s’est dit qu’on n’allait pas faire les malades, et qu’il fallait qu’on s’accorde des pauses.Qu’avez-vous ressenti quand vous avez compris que vous seriez éliminés ?Karim : Une grosse déception, évidemment. Enfin, une déception, oui et non. Pendant la course, on a eu deux enveloppes noires sur trois. On savait qu’on avait des chances d’être éliminés, alors ça nous a pas fait un choc.Leïla : On était préparés, mais on se dit toujours qu’on va peut-être avoir une chance de malade, et que ce n’est pas nous qui avons l’enveloppe éliminatoire. Mais je me suis interdit de penser à ça, du coup on a été moins déçus.Vous imaginiez arriver aussi loin dans la compétition au départ ?Leïla : Arriver en demi-finale, c’était énorme ! En partant, on se disait, on va rester une semaine et on va être éliminés tout de suite !Karim : Moi, je suis un compétiteur. On s’est pris au jeu assez vite, et après on se disait qu’après tout, on pouvait très bien gagner.Dans l’épisode de la semaine dernière, vous avez été séparés, et on a vu que Karim avait du mal sans vous, Leïla. Vous vous attendiez à ça ?Leïla : Ce jour-là, si on avait choisi, c’est moi qui serais partie pour faire du stop, et lui aurait fait les épreuves physiques. En son absence, j’angoissais pour lui, pour le stop. J’appréhendais pour lui, de ne pas savoir où il était. Et surtout, j’espérais que tout se passe bien, parce que moi j’ai été éliminée tout de suite. Il m'avait raconté ce qui s'était passé, mais je m'attendais pas à voir ça.Karim : La course, je l’ai bien vécue. Mais après, par manque de chance, je me suis retrouvé sur la mauvaise route. En revanche, j’appréhendais surtout la recherche d’habitation, parce que je me disais que ce serait difficile pour un homme seul. Et puis mon anglais n’est pas aussi bon que celui de Leïla. D’ailleurs, ce soir-là, j’ai dormi dehors, au bord d’un terrain de football.Pourquoi est-ce que vous vous êtes inscrits ? Pour tester votre couple ?Leïla : Non, justement, contrairement à ce qui a pu être dit, notre but n’était pas de tester notre amour.  On a fait cette aventure, pour avoir des souvenirs ensemble, pour faire quelque chose d’unique. C’est quelque chose qu’on ne pourra jamais effacer, même si un jour on se sépare.Est-ce que cela vous a un peu plus rapprochés ?Leïla : On n’est pas forcément plus soudés, mais cela nous conforte dans notre idée qu’on est bien ensemble.  Ca m’a confirmé que je peux compter sur lui, que je peux lui faire confiance.Quel est votre meilleur et votre pire souvenir ?Karim : J’ai tellement de bons souvenirs… c’est dur d’en choisir un seul. Le meilleur, ça reste les rencontres avec les autres candidats. Aujourd’hui, Samuel et Ludovic, ce sont deux frères pour moi. Et Jean-Pierre et François, je les appelle mes tontons ! Le moment le plus dur, c’est la descente en rappel au Lesotho, car j’ai voulu faire vite et c’était dur. Et puis, être dans le vide, c’était impressionnant.Leïla : Pour moi, le meilleur souvenir, ce sont aussi les rencontres, les gens qui nous ont accueillis, les fous rires pendant la course, les super hôtels qu’on a gagné dans les jeux bonus… Le pire, ce n’a pas été la descente en rappel. Mais ça a été le moment où j’ai eu le plus peur. Pour moi,  le pire a été l’épreuve où il fallait manger les insectes. J’avais un grand sentiment de culpabilité, car Karim devait les manger pour moi.Vous conseilleriez aux gens de s’inscrire ?Leïla : Ouais ! Ca restera une des plus belles choses que j’aurai fait dans ma vie.Karim : C’est une aventure inoubliable, qui m’a marqué à vie.Par Christelle Devesa