Eliminés lors de la dernière émission de Pékin Express, Denis et César gardent de très bons souvenirs de leur aventure. Comme à l’écran, ce duo insolite se complète plutôt bien, l’un étant réservé et l’autre plus volubile. Denis qui coupe la parole de César, ce n’est pas que dans Pékin Express ! Entretien.

Eliminés lors de la dernière émission de Pékin Express 2011, Denis et César gardent de très bons souvenirs de leur aventure. Comme à l’écran, ce duo insolite se complète plutôt bien, l’un étant réservé et l’autre plus volubile. Denis qui coupe la parole de César, ce n’est pas que dans Pékin Express ! Entretien.Est-ce que c’est la première fois que vous vous revoyez depuis la fin de l’émission ?Denis : Oui, on est content de se revoir pour la première fois depuis la fin de l’aventure, heureux de se revoir. Et ce ne sera pas la dernière fois !Vous vous êtes découverts le premier jour de Pékin Express. Qu’avez-vous pensé l’un de l’autre ?Denis : J’ai découvert César quand on a enlevé nos bandeaux le premier jour. Je m’étais imaginé à tout, sauf à César ! Je n’ai pas été déçu. C’est quelqu’un avec un grand cœur, un bon mental… C’est un binôme idéal.César : Denis, je l’ai accueilli avec beaucoup de satisfaction. On s’est bien complété…Tout au long du jeu, Denis, vous avez semblé accorder beaucoup d’importance à ce que pouvez penser César de vous. Un peu comme si c’était votre grand frère. C’est juste ?Denis : C’était important pour moi de ne pas le décevoir ! Ce n’est pas "comme si", César, c’est mon grand frère ! Et pas que sur l’aventure.César : Oui, on a appris à se connaître petit à petit, on a avancé ensemble. Je suis content de l’avoir connu… C’est une amitié qui va durer !Quels sont les enseignements que vous retenez de cette expérience ?Denis : J’en sors grandi ! On m’a plus donné pendant la course que ce que moi j’ai donné en 55 ans. Des gens qui n’ont rien nous ont donné sans rien attendre en retour.César : On revient grandi de cette expérience. Cela nous a marqué au fer rouge.Pourquoi est-ce que vous aviez décidé de vous inscrire ?Denis : Je me suis inscrit après avoir vendu mon entreprise. Mais je ne connaissais pas toutes les règles du jeu. Je pensais que si on était mal logés, la prod’ nous logerait dans un hôtel ! Mais tout est vrai, et c’est bien comme ça.César : J’ai créé une association pour Haïti, mais avant le séisme. Et c’est ma fille de 9 ans qui m’a suggéré de m’inscrire pour mettre en avant mon association.Denis : D’ailleurs, si je suis déçu d’avoir perdu, c’est aussi parce que j’avais promis à César que si on gagnait, je reversais la totalité de la somme des amulettes à son association.Denis disait que "tout est vrai". Vous avez trouvé que les montages étaient bien fidèles à la réalité ? Vous vous êtes reconnus en regardant l’émission ?Denis : Ca s’est passé exactement comme ça. Regarder l’émission à la télé permet de voir aussi ce qu’ont fait les autres. On se rend compte que pour gagner, le facteur chance compte beaucoup et aussi le fait de savoir bien parler anglais comme le duo Jean-Pierre et François.Et vous César, qu’en pensez-vous ?César : Ca reste un jeu qui met des gens ensemble… Les téléspectateurs viennent voir un jeu. C’est une très belle émission.Vous ne regrettez donc pas ?Denis : Je ne regrette pas ! D’ailleurs, je n’ai pas râlé pendant l’émission…On vous a vu râlé quand même ! Notamment chez les Masaï, quand vous avez dû dormir dans une maison sans aucun confort, avec les bêtes dans la nourriture…Denis : Mais les bestioles, c’était énorme ! Quand j’ai soulevé le couvercle, il y en avait une centaine… J’en croyais pas mes yeux ! C’est comme les voir boire l’eau boueuse, j’y croyais pas.Quel serait votre meilleur souvenir ?César : Ce serait mon arrivée en Egypte, au tout début. Parce que c’étaient mes premiers pas en Afrique. (Denis lui coupe la parole)Denis : Excuse-moi César, mais je ne pense pas. C’était ton envie de toucher le sol de l’Afrique noire. Ca m’a marqué ça César, quand tu as touché la terre…César : Faudra que j’y retourne. C’est le pays de nos ancêtres. Cette émotion-là, on ne peut pas la partager.Denis : Si ! Tu l’as bien partagée César. Quand tu as touché la terre, tu l’as partagée.Que vous ont dit les gens qui ont vu l’émission ?Denis : J’ai découvert que les gens étaient fiers de moi, de ma performance. On me dit que sans Denis et César, ce ne sera plus Pékin Express parce qu’on offre des tranches de rire. Dans la rue, les gens me reconnaissent, mais certains n’osent pas m’aborder, mais il ne faut pas hésiter !César : Je vis depuis des années dans un village, mais aujourd’hui, ils ont découvert 1 noir, 1 être humain. Ca me touche. Les compliments, je ne peux plus les compter. Les gens viennent me voir avec les larmes aux yeux, ils se rendent compte qu’ils ne me connaissaient pas. Mes voisins sont venus me serrer la main, je leur ai dit "enchanté, je suis César"… Ils m'ont découvert.Denis : Si j’avais croisé César avant l’aventure, j’aurais changé de trottoir… Pékin Express, ça m’a fait beaucoup évoluer ! Ca a été très positif.pagebreakPlus d’informations sur l’association de César : Main tendue pour Haïti.Par Christelle Devesa Follow @ChrisDevesa