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L’APA (Association pour la Promotion de l’Audiovisuel) publie son Baromètre 2011 de la création TV. Si la fiction séduit toujours des téléspectateurs, nos séries de 90 mn peinent à lutter contre celles de 52 mn « made in USA ». Télé 7 Jours vous révèle le contenu de cette étude.

L’APA (Association pour la Promotion de l’Audiovisuel) publie son Baromètre 2011 de la création TV. Si la fiction séduit toujours des téléspectateurs, nos séries de 90 mn peinent à lutter contre celles de 52 mn « made in USA ». Télé 7 Jours vous révèle le contenu de cette étude.Le sourire craquant du Mentalist, les vacheries du Dr House, les enquêtes haletantes des profilers d’Esprits criminels, vous plaisent de plus en plus ! Ainsi, en 2010, les séries américaines ont occupé 62 places du top 100 des meilleures audiences télé, contre seulement 7 pour la fiction française (Clem, Joséphine ange gardien, Une famille formidable…). Cinq ans auparavant, la situation était totalement inversée : 56 scores pour la production hexagonale (Dolmen, Les Cordier, Julie Lescaut…), contre 4 pour les séries « made in USA » (Columbo, Les Experts : Miami). « Les feuilletons américains représentent désormais 46,5 % des prime time de fiction sur les chaînes historiques, devant la production hexagonale à 42,6 %  », déplore Jean-François Boyer, producteur chez Tétra Média (Un village français) et président de l’APA (Association pour la Promotion de l’Audiovisuel). Pourquoi une telle invasion d’outre-Atlantique ? Pour un diffuseur, il est plus rentable d’acheter un épisode inédit d’une série US à 200 000 euros, au carton d’audience quasi assuré, plutôt que de financer un épisode de 52 mn d’une fiction tricolore (entre 800 000 euros et un million d’euros) au succès incertain. « Prudentes, les chaînes commandent un nombre limité d’épisodes de série française : 6 ou 8 pour une saison 1 de 52 mn, poursuit Jean-François Boyer. Aussi, le public doit-il attendre une année avant de découvrir la saison 2. Intervalle trop long pour s’attacher aux héros. »Selon le Baromètre, le 90 mn est redevenu le format le plus produit (35,2 % du total), après l’essor du 52 mn en 2007-2008 et du 26 mn en 2008-2009. « Maintenant que les chaînes privées sont autorisées à insérer un second écran publicitaire dans un même programme, l’attrait du 52 mn avec une coupure pub entre deux épisodes, est moindre, analyse Benoît Danard, directeur des études au Centre National du Cinéma (CNC). La France se singularise de nouveau avec le 90 mn, alors que le standard international reste le 52 mn. » Pour cette raison, la fiction tricolore s’exporte moins bien que l’animation ou le documentaire « made in France ». Notons cependant la performance de Chante !, fiction jeunesse de 104 X 26 mn avec Priscilla, qui s’est vendue à l’étranger sous le titre Studio 24.Emmanuel Ducasse pour Télé 7 Jours