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Le 23 juin dernier, TF1 diffusait dans son journal de 13h un reportage qui comportait un faux témoignage. Aujourd'hui, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) met en demeure TF1 pour manquement aux stipulations de sa convention.

Le 23 juin dernier, TF1 diffusait dans son journal de 13h un reportage qui comportait un faux témoignage. Aujourd'hui, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) met en demeure TF1 pour manquement aux stipulations de sa convention.Le 23 juin dernier, les téléspectateurs du 13h de TF1 ont pu regarder un sujet sur le Contrat de Responsabilité Parentale (CRP), un contrat proposé par le député UMP Eric Ciotti et testé actuellement dans les Alpes-Maritimes, département dont il est le président.Seulement voilà, la mère de famille qui faisait les éloges de ce contrat visant à responsabiliser les parents n'était autre qu'une attachée de presse du conseil général des Alpes-Maritimes, qui de plus n'avait pas d'enfant.Aussitôt la nouvelle dévoilée – enfin 4 jours plus tard tout de même – Jean-Pierre Pernaut s'est excusé de cette méprise dans son JT tout en rejetant la faute sur la société NMTV, filiale de Nice Matin, et sous traitant de TF1 pour tous les reportages concernant le sud est de la France.Résultat, les deux journalistes responsables de la bévue on été mis à pied, l'attachée de presse qui a menti a été "démissionnée" par le Conseil Général et TF1 a été auditionné par le CSA.Seulement, cette audition n'a pas suffit au CSA puisqu'aujourd'hui le gendarme de l'audiovisuel a mis TF1 en demeure pour non respect des articles 20 et 22 de sa convention qui stipulent que "l'exigence d'honnêteté s'applique à l'ensemble du programme", que "la société vérifie le bien-fondé et les sources de l'information" et qu'enfin "la société fait preuve de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information".Pour le CSA, l'information donnée par TF1 dans le sujet incriminé "était erronée" car il n'a été mentionné à aucun moment que le témoin présenté exerçait alors des fonctions d'attachée de presse au conseil général des Alpes-Maritimes et de surplus, que cette dame présentée comme une mère de famille n'avait en réalité aucun enfant.