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Le 15 juin 2012, l'émission médicale de France 5, Allô docteurs, avait diffusé un reportage comportant un faux témoignage. Cette semaine, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel vient de mettre en garde la chaîne, pour manquement à ses obligations déontologiques.

Lundi 08 octobre 2012, le CSA a publié une mise en garde contre France 5, suite à la diffusion d’un reportage sur un centre de massages polynésiens, dans l'émission Allô docteurs du 15 juin 2012, présentée par Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse. A cette occasion, des journalistes de la rédaction avaient suivi Chloé, une jeune femme à l’emploi du temps chargé, "avec deux enfants et un métier à responsabilités". Cependant, le magazine Arrêt sur images n’a pas tardé à révéler que celle qui était présentée comme une simple cliente du spa était en réalité la directrice commerciale de l’institut!La rédaction d’Allô Docteurs avait alors tenu à présenter ses excuses pour ce faux pas, en direct et en fin d'émission, le mardi 19 juin: "La témoin qui était interviewée était un cadre salarié du spa dans lequel le reportage a été tourné. C’est une erreur journalistique qui pose un problème de déontologie et nous présentons évidemment à nos téléspectateurs toutes nos excuses pour ce manque de vigilance."avait alors déploré Marina Carrère d'Encausse.Toutefois, ses excuses n’ont visiblement pas suffi au CSA, qui considère qu’il s’agit là "d'un manquement de la chaîne à ses obligations déontologiques, prévues à l’article 35 du cahier des charges de France Télévisions relatif à l’honnêteté de l’information".Rappelons, cependant, que ce n’est pas la première fois que l’émission est rappelée à l’ordre par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. En effet, le CSA est également intervenu auprès de la chaîne au sujet d’un reportage diffusé le 22 novembre 2011, dans Le Magazine de la santé. Le reportage incriminé traitait alors de la masturbation masculine et présentait, à cette occasion, plusieurs sex toys.Bien que l’animatrice Marina Carrère d'Encausse ait averti les téléspectateurs lors du lancement du sujet, aucune signalétique n’était présente durant la diffusion de cette enquête. Ainsi, le CSA a jugé que  "le reportage justifiait, nonobstant les avertissements des animateurs et le caractère informatif du reportage, l'apposition d'une signalétique de catégorie II (déconseillé aux moins de 10 ans, ndlr)". France 5 fut, par conséquent, rappelée à l’ordre en vertu de la recommandation du 7 juin 2005, relative à la signalétique jeunesse et à la classification des programmes.Notons que le programme, diffusé chaque jour de la semaine à 14h40, fédère environ un million de téléspectateurs.