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10 choses que vous ne saviez peut-être pas sur Midnight Express

La source d'inspiration du film

L'histoire de Midnight Express n'est pas sortie tout droit de l'imagination débordante d'<strong>Oliver Stone</strong>, qui a signé le scénario du film. <strong>Alan Parker</strong> et son équipe se sont inspirés du livre de <strong>William "Billy" Hayes</strong> : <em>Midnight Express</em>. Un livre autobiographique dans lequel l'écrivain, réalisateur et acteur évoque son arrestation à l'âge de 23 ans alors qu'il effectuait son quatrième voyage en Turquie. Des séjours dont il repartait toujours avec 2 kilos de haschisch caché sur son corps.Alors que les producteurs voulaient miser sur le <em>"inspiré d'une histoire vraie"</em> pour attirer encore plus le public à sa sortie, <strong>Alan Parker</strong> trouvait de son côté que cette mention <em>"allait desservir</em>" ce film qui, avec les modifications effectuées dans le scénario et sur le tournage, s'était éloigné du matériel original.

L'animosité d'Oliver Stone

Encore inconnu dans le monde du septième art, <strong>Oliver Stone</strong> est choisi par l'équipe du film pour signer la première version du scénario. Un texte qu'<strong>Alan Parker</strong> devait retoucher pour avoir la version finale du script. Mais séduits par le talent du jeune inconnu, les producteurs et le réalisateur décident de garder la proposition d'<strong>Oliver Stone</strong> qui gagne d'ailleurs en 1979 le Golden Globe du meilleur scénario et l'Oscar du meilleur scénario adapté grâce à ce film.Si Midnight Express lui a offert une formidable rampe de lancement, <strong>Oliver Stone</strong> ne doit pas garder que de bons souvenirs de ce projet. Il détestait en effet ouvertement <strong>Alan Parker</strong>. <em>"Ça ne s?est pas très bien passé non plus entre lui et moi... Je ne voulais pas de lui sur le plateau, ça c?était clair. Ensuite, il n?a pas été invité à Cannes, ce qui l?a rendu furieux. C?était la faute du studio, mais bon... Comme on n?était pas fous de sa personnalité, c?était aussi bien"</em>, nous a confié <strong>Alan Parker</strong>.

Richard Gere courtisé

Si le rôle principal est tenu par <strong>Brad Davis</strong>, le comédien n'était pas le premier choix des studios. Ces derniers n'avaient qu'un acteur en tête : <strong>Richard Gere</strong>. Au grand dam d'<strong>Alan Parker</strong> qui ne voulait pas de lui. Il a heureusement pu faire changer d'avis la production grâce aux auditions de <strong>Dennis Quaid</strong>, <strong>Sam Bottoms</strong> et <strong>Brad Davis</strong>. C'est finalement ce dernier qui a eu le rôle. Acteur mythique aperçu également en 1982 dans Querelle de <strong>Rainer Werner Fassbinder,</strong> <strong>Brad Davis</strong>, décédé à 41 ans du SIDA en 1991, a reçu pour <em>Midnight Express</em> le Golden Globe 1979 de la Révélation masculine. 

8 pages de scénario aux oubliettes

<strong>Alan Parker</strong> a du caractère et il l'a prouvé sur le tournage de Midnight Express. Le réalisateur a viré en douce les 8 dernières pages du scénario. Des feuilles qui contenaient l'une des scènes du film qui avait poussé les producteurs à donner leur feu vert pour ce tournage. <strong>Alan Parker</strong>, qui a fini le tournage quatre jours plus tôt que prévu, a finalement réussi à convaincre les studios du bien-fondé de sa décision. 

Un tournage éprouvant pour Brad David et l'équipe du film

C'est à Malte, alors que la chaleur et l'humidité règnent, qu'a lieu le tournage en 1977. Malgré les conditions climatiques difficiles à supporter, l'équipe est soumise à un rythme particulièrement intense afin de boucler le tournage en 53 jours à peine. Pour réussir son pari, <strong>Alan Parker</strong> tourne 6 jours sur 7 et gère d'une main de fer son équipe. A tel point que l'expérience est particulièrement éprouvante pour <strong>Brad Davis</strong>. Poussé dans ses retranchements par le réalisateur, il avouait d'ailleurs à la fin du tournage avoir eu l'impression <em>d'"avoir passé 4 ans en prison.</em>" Selon les confidences de l'équipe du film dévoilées dans le making-of, le comédien a été marqué physiquement et psychologiquement par ce tournage. 

Un médecin appelé en urgence

C'est une anecdote surprenante dévoilée dans un des making-of du film. Pour que les studios américains acceptent enfin <strong>Brad Davis</strong>, David Puttnam, l'un des producteurs du film, a été contraint d'emmener le comédien chez un médecin. Et ce pour obtenir un certificat médical confirmant qu'il ne louchait pas. Une raison évoquée par deux cadres du studio pour opposer un véto catégorique à la présence de <strong>Brad Davis</strong> dans le film. 

Trois jours de tournage aux oubliettes

Alors que le timing pour le tournage était plus que serré, un contretemps a conduit l'équipe du film à jeter à la poubelle les scènes tournées lors des trois premiers jours de tournage. Un problème qu'elle a caché aux studios pour ne pas les inquiéter. Tous les artisans de ce projet ont donc redoublé d'efforts pour rattraper le temps perdu sans prendre du retard sur le planning de tournage.

Le véto de la Turquie

Alors que l'action de ce film se passe en Turquie, les autorités du pays ont refusé d'accueillir le tournage. C'est donc à Malte qu'<strong>Alan Parker</strong> et son équipe, en grande partie composée de personnes avec qui il travaillait sur des publicités, ont posé leurs valises. <strong>Alan Parker</strong> a juste glissé dans ce film quelques prises de vue d'Istanbul filmées avant le tournage. 

Le problème de la musique

<strong>Alan Parker</strong> et ses producteurs ont eu du mal à se mettre d'accord pour choisir la musique. Alors que le réalisateur misait sur <strong>Vangelis</strong>, Peter Guber, un des producteurs, voulait choisir pour sa part <strong>Giorgio Moroder</strong>. Il gagne la manche et voit son choix conforté quelques mois plus tard lorsque le compositeur rafle l'Oscar de la meilleure musique originale de film. 

La confiance aveugle de John Hurt

<strong>John Hurt </strong>n'a pas hésité longuement avant de donner son feu vert pour ce projet. Apprendre qu'<strong>Alan Parker</strong> allait réaliser ce film lui a suffi pour dire oui sans même lire le scénario. Bien lui en a pris puisqu'il a raflé en 1979 le BAFTA Award du meilleur acteur, le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle ainsi qu'une nomination à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

Un film culte signé Alan Parker avec au générique Brad Davis, Irene Miracle, Randy Quaid et John Hurt.Deux Oscars en 1979 (meilleure musique originale, meilleur scénario adapté), trois BAFTA Awards la même année dont celui de meilleur réalisateur, six Golden Globes (meilleur film dramatique ou encore meilleur scénario) et une sélection en compétition officielle au Festival de Cannes 1978. Voici une partie du palmarès raflé par Midnight Express, le deuxième long-métrage du cinéaste britannique Alan Parker.Un film dans lequel le réalisateur anglais plonge au cœur de l'enfer carcéral turque. Il suit avec sa caméra les déboires d'un jeune touriste américain condamné à quatre ans de prison pour avoir tenté de passer en fraude du haschich. Une peine transformée en prison à vie peu de temps avant sa libération. Une décision qui va pousser le jeune homme a tout faire pour trouver un moyen de s'évader afin d'échapper à la violence qui gangrène la prison.Un long-métrage qui "n'a pas vieilli sur le plan du look alors que le monde a changé", précisait le réalisateur dans un entretien accordé à Léonard Haddad dans l'édition d'avril 2015 de Première. "L’histoire se passe dans un pays musulman (la Turquie), et si on le tournait aujourd’hui, on serait obligés d’en tenir compte alors qu’à l’époque, on ne s’est même pas posé la question. On voulait juste faire un film sur l’injustice, thème qu’on a d’ailleurs abordé de manière assez naïve", a-t-il d'ailleurs ajouté en évoquant ce film qui a marqué sa carrière.A l'occasion de la diffusion ce lundi soir à 23h55 sur Ciné+Club de cette oeuvre incontournable du septième art, voici 10 détails méconnus de Midnight Express.