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Ce soir, passez la soirée devant votre écran avec les aventures du plus londonien des ours péruviens, dans les coulisses du ministère des Affaires étrangères avec Bertrand Tavernier, ou aux côtés de Daniel Day-Lewis dans le film culte de Michael Mann.

Paddington de Paul King

Paddington raconte l'histoire d'un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d'un foyer et d'une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n'est pas aussi accueillante qu'il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière. Suivant les pas d'E.T., Paddington illustre l'histoire universelle d'un étranger qui tente de faire sa place dans le monde, un divertissement pour toute la famille...

Adaptation des célèbres livres pour enfants créés par l'écrivain anglais Michael Bond, Paddington est, malgré son sujet 100% londonien, une co-production franco-anglaise entre StudioCanal et les studios Heyday, producteurs entre autres de la saga Harry Potter au cinéma. Une association réussie pour un film inspiré et qui rend honneur au célèbre petit selon Première : "Pour décrire le quotidien bien rangé de la famille que l’ourson met en péril, le réalisateur puise dans le style de Wes Anderson : plans de coupe, maisons de poupées, objets ordonnés, musique inspirée de celle d’Alexandre Desplat... Un champ référentiel charmant, notamment rehaussé par l’emprunt aux frères Farrelly d’un orchestre qui vient rythmer les aventures du petit clan, comme dans "Mary à tout prix". Paul King a donc du goût, mais aussi le sens du rythme. Cela explique qu’on ne s’ennuie pas une seconde devant son film, et plus encore qu’il parvienne à le clore par l’une des scènes de suspense les plus prenantes de l’année". Doublé en version française par Guillaume Gallienne, le petit Paddington a su trouver son public en France avec plus de 2,7 millions d'entrées.

Paddington est diffusé ce soir à 21h sur Canal+.

Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier

Alexandre Taillard de Vorms est grand, magnifique, un homme plein de panache qui plait aux femmes et est accessoirement ministre des Affaires Étrangères du pays des Lumières : la France. Sa crinière argentée posée sur son corps d’athlète légèrement halé est partout, de la tribune des Nations Unies à New-York jusque dans la poudrière de l’Oubanga. Là, il y apostrophe les puissants et invoque les plus grands esprits afin de ramener la paix, calmer les nerveux de la gâchette et justifier son aura de futur prix Nobel de la paix cosmique. Alexandre Taillard de Vorms est un esprit puissant, guerroyant avec l’appui de la Sainte Trinité des concepts diplomatiques : légitimité, lucidité et efficacité. Il y pourfend les néoconservateurs américains, les russes corrompus et les chinois cupides. Le monde a beau ne pas mériter la grandeur d’âme de la France, son art se sent à l’étroit enfermé dans l’hexagone. Le jeune Arthur Vlaminck, jeune diplômé de l’ENA, est embauché en tant que chargé du “langage” au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares... Alors qu’il entrevoit le destin du monde, il est menacé par l’inertie des technocrates.

Après avoir connu un grand succès en librairie, la bande-dessinée Quai d'Orsay, adaptée du passage de Dominique de Villepin au ministère des Affaires étrangères sous le mandat de Jacques Chirac faisait le passage vers le grand écran en 2013 sous la direction de Bertrand Tavernier. Le réalisateur s'essayait ici à la comédie politique, menée par un Thierry Lhermitte en pleine forme. Une virée hors des sentiers battus pour Tavernier qui débouche sur un film agréable sans être totalement à la hauteur du matériau original selon Première : "En adaptant le premier tome de l’ébouriffante BD signée Christophe Blain et Abel Lanzac (alias Antonin Baudry), Bertrand Tavernier s’essaie à la satire politique. La mise en scène et ses procédés éculés (split screen et running gag), ne rend pas justice aux virtuoses dessins d’origine. Néanmoins, le film a la bonne idée d’assumer son statut de comédie et de laisser Thierry Lhermitte s’amuser comme un fou dans le rôle d’un ministre qui, inspiré de Dominique de Villepin, multiplie les envolées lyriques. Brocardant les codes absurdes régissant les rapports entre conseillers, cette version ressemble finalement davantage à un feel-good movie qu’à un traité de stratégie diplomatique". Nommé trois fois aux César, le film permit à Niels Arestrup de repartir avec la statuette du Meilleur acteur dans un second rôle.

Quai d'Orsay est diffusé ce soir à 20h45 sur Ciné+ Premier.

Le dernier des Mohicans de Michael Mann

En 1757 dans l’état de New York, alors que la guerre fait rage entre Francais et Anglais pour l’appropriation des territoires indiens, un jeune officier anglais, Duncan Heyward, est chargé de conduire deux soeurs, Cora et Alice Munro, jusqu’à leur père. Ils sont sauvés d’une embuscade par Hawkeye, un frontalier d’origine européenne, élevé par le Mohican Chingachgook et son fils Uncas. Les trois hommes acceptent d’escorter les deux jeunes filles jusqu’à leur destination.

En 1992, Michael Mann s'attaquait à un monument de la littérature populaire américaine : Le dernier des Mohicans, écrit en 1826 par James Fenimore Cooper, et prenant place en 1757 pendant la guerre de Sept Ans. Maintes fois adapté aussi bien sur le grand que le petit écran, Le dernier des Mohicans connaissait cependant ici l'une de ses relectures les plus célèbres, inspirée par la version qu'en avait donné le réalisateur George B. Seitz dans les années 1930. Porté entre autres par le couple formé par Daniel Day-Lewis et Madeleine Stowe mais aussi par sa bande-son inoubliable composée par Trevor Jones et Randy Edelman (qui remplaça ce dernier, épuisé par les innombrables changements qui durent être apportés à la musique tout au long de la production), Le dernier des Mohicans reçut un accueil critique très chaleureux et s'avéra être à sa sortie un succès public qui attira 1,3 millions de spectateurs en France.

Le dernier des Mohicans est diffusé ce soir à 20h40 sur TCM.

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