DR

Au menu des films diffusés sur le petit écran ce soir, partez avec Patrick Bruel sur les traces d'un passé douloureux, plongez dans l'univers toujours aussi singulier de Wes Anderson et suivez Tom Cruise au beau milieu des magouilles d'un cabinet d'avocats peu scrupuleux.

La maison assassinée de Georges Lautner

En 1896, par une nuit d'orage, toute la famille Monge est assassinée dans sa ferme-auberge de La Burlière. Séraphin, un nouveau-né, est le seul survivant. Les années passent. Après la Première Guerre mondiale, Séraphin, devenu un jeune homme, revient au pays. Il veut découvrir ce qui s'est réellement passé la nuit du drame et commence son enquête. Les souvenirs qu'il fait ressurgir dérangent plus d'un villageois. Tous craignent Séraphin, sauf Marie Dormeur et Rose Pujol, qui lui font des avances. De plus en plus obsédé par le passé, le jeune homme décide de détruire La Burlière, tandis que le sorcier du village, Zorme, l'adjure de quitter le pays avant que ne surviennent de grands malheurs...

Alors qu'on le connaît davantage pour avoir signé quelques-unes des comédies les plus populaires du cinéma français, Georges Lautner s'aventurait dans des territoires plus inconnus avec La maison assassinée, sorti en salles en 1988. Adaptation du roman du même nom de Pierre Magnan, le film explore la mémoire d'un lieu et d'un homme encore traumatisé par la guerre et le souvenir de la mort de ses parents, qui cherche à faire la paix avec lui-même. Cet homme, c'est Patrick Bruel, qui effectue à l'époque lui aussi l'une de ses premières incursions dans le drame. Vrai succès populaire avec plus d'un million d'entrées en salles, le film valut notamment à la jeune révélation Ingrid Held une nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle.

La maison assassinée est diffusé à 20h45 sur Paris Première.

The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson

The Grand Budapest Hotel retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle. La recherche d’un tableau volé, œuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au cœur de la vieille Europe en pleine mutation.

Coqueluche du cinéma indépendant américain depuis plus d'une quinzaine d'années, Wes Anderson revenait en 2014 avec son Grand Budapest Hotel. Pour son huitième long-métrage, le cinéaste au style toujours si reconnaissable retrouve une grande partie des habitués de ses tournages (Bill Murray, Adrien Brody, Jason Schwartzmann, Willem Dafoe, Owen Wilson...) autour du nouveau venu Ralph Fiennes pour cette aventure inspirée par les écrits de Stefan Zweig. Porté par un sens du visuel toujours aussi affirmé, Anderson signe ici l'une de ses réalisations les plus abouties, acclamée par la critique dont Première, qui écrivait à sa sortie : "Anderson déroule son récit avec énergie et fluidité, dans une profusion de décors naturels et artificiels méticuleusement composés. S’il navigue toujours entre la comédie et la gravité, il le fait avec une dextérité inédite qui rend les transitions invisibles. Mais c’est le texte, plus encore que la musique pourtant alerte d’Alexandre Desplat, qui donne au film sa cadence et sa dynamique. [...] Certains motifs peuvent paraître familiers, mais cette fois Anderson innove dans la continuité avec l’un de ses films les plus séduisants et les plus aboutis". Plus gros succès en salles de Wes Anderson des deux côtés de l'Atlantique (170 millions de dollars de recettes, 1,4 millions de spectateurs en France), The Grand Budapest Hotel rafla les récompenses, dont le Grand Prix du Jury de la Berlinale, le Golden Globe du meilleur film comique ou musical et quatre Oscars dont celui de la meilleure musique de film, le premier remporté par le français Alexandre Desplat.

The Grand Budapest Hotel est diffusé ce soir à 20h45 sur Ciné+ Premier.

La firme de Sydney Pollack

Mitch Mac Deere brillant diplômé en droit, choisit de travailler pour un grand cabinet d'avocats, Bendini, Lambert et Locke. Peu après être arrivé à Memphis avec son épouse Abby, Mitch apprend que deux de ses collègues sont morts dans l'explosion de leur bateau, ce qui porte à quatre le nombre d'avocats de la Firme décédés dans des circonstances mystérieuses. Mitch est pris en main par le vétéran Avery Tolar qui le présente à l'un de ses riches clients, Sonny Capps. Quelques allusions de ce dernier à Chicago et à la famille Morolto éveillent la curiosité de Mitch qui ne tarde pas à découvrir dans l'armoire de son mentor les archives des quatre avocats disparus, ainsi qu'un volumineux dossier Morolto. Mitch demande alors à Eddie Lomax d'enquêter.

Sorti dans les salles françaises en 1993, La firme marque la première adaptation au cinéma d'un best-seller de John Grisham, ici sous la houlette du grand Sydney Pollack. Plongée dans l'univers pas toujours net des cabinets d'avocats, La firme marque la rencontre du cinéaste et de Tom Cruise, qui porte ce polar au casting royal puisqu'il y côtoie Gene Hackman, Jeanne Tripplehorn, Ed Harris, Holly Hunter ou encore Hal Holbrook. Le film connut un énorme succès, particulièrement aux États-Unis (270 millions de dollars à l'échelle mondiale), même si la France prit part au phénomène avec 1,3 million d'entrées. Il ouvrit depuis la voie à plusieurs autres adaptations de Grisham qui pullulèrent dans les années à suivre comme L'affaire Pélican, Le Client ou encore L'idéaliste.

La firme est diffusé ce soir à 20h40 sur OCS Choc.

A lire aussi sur Première