
La biographie de Vladislav Delay
- IL A DIT Je crois que toutes les bonnes musiques sont flottantes et organiques, ce sont celles qui évoquent le plus de choses et touchent ton âme. Aussi loin que je ne me souvienne, c'est quelque chose que je retrouve dans toutes les musiques que j'aime Fluctuat
De son vrai nom Sasu Ripatti, Vladislav Delay a lui aussi fait partie de la pépinière d'artistes qui ont éclot sur Chain Reaction puis se sont disséminés sur Mille Plateaux/Force Tracks. Et comme tous les artistes qui sont passés par ces labels de référence, Vladislav Delay conçoit de l'ambient minimal et dubby constellé de bruits parasites, les fameux "clicks", "cuts" et autres "glitch"...Evidemment, sa palette musicale ne se limite pas à ce style mais cela reste le courant dans lequel il excelle. Car Vladislav Delay est capable du meilleur, sous ce nom d'emprunt comme sous celui de Uusitalo. Et du pire, lorsqu'il s'aventure vers de la house pétrie de vocalises sous la signature de Luomo (à l'exception toute fois de son premier album dans cette configuration, Vocalcity, encore largement sous influence dub...). Sans parler de son duo, en tant que batteur, avec AGF qui redécouvre avec une naïveté déconcertante les vertus d'une data-pop verbeuse...
Bref, on l'aura compris, Vladislav Delay est au mieux de sa forme lorsqu'il compose une musique organique qui nous donne l'impression d'être plongé dans un court-bouillon électronique, d'être environné de gargouillis électrostatiques... En fait, avant d'apparaître sur Chain Reaction, il a publié un premier album dans ce style : Ele chez Sigma Editions en 1999. Puis un maxi sur Max Ernst, la structure de [people]Thomas Brinkmann, au titre qui évoque son pays natal : Helsinki / Suomi (Vladislav Delay est né en 1976, en Finlande). Mais c'est l'album Multila suivi d'Entain (qui reprend partiellement son 1er opus) qui le consacre dans le genre "ambient, clicks & cuts"... Il démontre ensuite qu'il est à même de recréer cette ambiance, live & direct, sur Vapaa Muurari. Une réalisation siglée Uusitalo. Puis sur Anima qui consiste en une seule et unique plage de près d'une heure. Un format qui lui permet d'improviser, de laisser tourner ses machines pour générer des ambiances étranges totalement dépourvues de rythmiques. Du moins en apparence...
Il récidivera ensuite, sur le même modèle en 2002 avec Naima qui se compose aussi d'un long morceau (42 minutes). Un opus qui paraît sur Staubgold. Deux ans plus tard, avec Demo(n) Tracks, Vladislav Delay réintroduit des séquences et des rythmiques dans ce magma digital. Un changement de tempo — mais pas de sonorité — que l'on retrouve aussi sur le deuxième album d'Uusitalo, Tulenkantaja en 2006, et qui marque également la naissance de son propre label, Huume Recordings.

