Nom de naissance Dyk
Genre Homme
Avis

Biographie

Viktor Dyk est à la fois poète, romancier, dramaturge, journaliste, polémiste et homme politique. Ce grand homme est une figure emblématique de la pensée tchèque. Né en 1877 à Psovka, près de Melnik, Viktor Dyk est issu d’une jeunesse révoltée, imprégnée d’un chauvinisme si profond et si sincère, qu’elle se détourne littéralement de la politique et du système. Cet idéal, si on peut l’appeler ainsi, ou cet état d’esprit, Viktor l’a retransmis dans toute son œuvre. Engagé, il a exprimé sa vision révolutionnaire dans tous les domaines dans lesquels il s’est illustré. L’antipathie qu’il éprouve jeune pour la politique lui permet de mieux combattre les iniquités et la gangrène du régime de l’époque. Il finit par accéder à la politique, en étant admis au sein de l’Assemblée législative, du Parlement et du Sénat. Il y défend avec ardeur l’honneur de la Nation. Les écrits de Viktor Dyk témoignent de la passion et de la pugnacité qui l'anime. Il œuvre beaucoup pour l’évolution et l’émancipation de sa patrie, aussi bien au niveau des mentalités qu’au niveau social et politique. Viktor Dyk est un auteur de pièces théâtrales laissant transparaître une vision tragi-comique de la vie et des rêves. On peut également percevoir dans ses ouvrages une immense tendresse corroborée par une âme poétique d’une grande sensibilité, comme en témoignent des ballades et des chansons lyriques caractérisées par une innocence à la limite de la naïveté, et un optimisme au seuil de l’utopie. L’œuvre poétique de Viktor demeure une sorte d’ode à la chimère, un concept qui peut se transposer dans la volonté de la croyance en un monde meilleur. Ce tempérament et ce caractère lui valent, lors de la Première Guerre mondiale, d'être conduit derrière les verrous, à Vienne. Toutefois, même emprisonné, le poète continue de défendre son idéal. « Maudite soit la terre qui porte les lâches », s'écrie-il, « et la mère qui leur donne la vie ! Maudit soit le bourreau qui martyrise sa victime, mais trois fois maudit qui se laisse martyriser ! ».Viktor Dyk s’éteint en 1931, sur l’île de Lopud en Yougoslavie. On peut noter parmi ses écrits : A porta inferi (1897), Force de la vie (1898), Vanités, L'amie de sept brigands (1906), Guiuseppe Moro (1911), Satires et sarcasmes (1906), Contes de mon village (1910), Campagnes perdues (1914), Pas lourds et légers (1915), Nuits de Chimère (1917), Ou bien... (1918), Fenêtre (1921), La neuvième vague (1930)…