Ticky Holgado ©E-PressPhotos

Ticky Holgado

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  • Profil mis à jour le 26/02/2014
  • Nationalité :
    Français
  • Date de naissance :
    24 juin 1944
  • Date de décès :
    22 janvier 2004
  • Sexe :
    Homme
  • Profession :
    Acteur
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La biographie de Ticky Holgado

Ticky Holgado a débuté sa carrière artistique dans la musique en pleine époque yéyé à l'orée des sixties. A 16 ans, sous le patronyme de Ricky James (pour Ricky Nelson et James Dean), il fait des tournées et adopte le pseudonyme de Ticky après que le patron du casino d'Arcachon l'ait nommé ainsi. Il devient ensuite secrétaire de Claude François puis des Chats sauvages, le groupe de Dick Rivers, et enfin de Johnny Hallyday, son ami. Sa gueule, son allure et sa voix inimitable associées à une sympathie qui fait dégager de lui un charisme unique, lui valent ses premières incursions au cinéma au début des années 80. Il débute par le bas du panier, de la comédie populaire poids lourd à la vulgarité et à la bêtise assumées : Les surdoués de la Première Compagnie (1981) de Michel Gérard, puis Belles, blondes et bronzées (1981), On n'est pas sorti de l'auberge (1982) et Les Branchés de St Tropez de l'inénarrable Max Pécas. Après un petit passage à nouveau dans la comédie chez Patrice Leconte dans Circulez y a rien à voir (1983), puis chez Claude Zidi avec Les Ripoux (1984) et Les Rois du gag (1985), Ticky Holgado obtient son premier rôle « sérieux » dans Manon des sources (1986), l'adaptation de Marcel Pagnol par Claude Berri.

 

 

Mais on aime Ticky comme on aime un bouffon, un rigolo, l'incursion chez Claude Berri fait oeuvre de parenthèses, l'acteur retourne vite à de la comédie populaire qui n'est que le vernis de là où il a commencé : Lévy et Goliath (1987) de Gérard Oury, Les Keufs (Id) de Josiane Balasko, Sans peur et sans reproche (1988) de Gérard Jugnot. Après quelques détours par la télévision durant les années 80, il obtient enfin des rôles plus étoffés dans des films de plus grande envergure au début des années 90 : Le Mari de la coiffeuse (1990) de Patrice Leconte, Le Château de ma mère (Id) d'Yves Robert, Uranus (Id) de Claude Berri encore. En 1991, Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro prouvent avec Delicatessen qu'on avait sous-estimé la palette de ses talents, ce dont se souviendra Gérard Jugnot, qui lui fait partager la vedette de sa comédie sociale Une époque formidable (1991). Le film est un succès et lui offre une certaine consécration qui impose son image auprès du public.

 

 

 

Toutefois, rares sont les films qui lui offrent de passer au premier plan, il est l'éternel second rôle, voire le faire valoir. Mais comme Ticky est un acteur fidèle et que ni les cachets ni la gloire ne le motivent, il signe. On le croise ainsi chez Josiane Balasko dans Ma vie est un enfer (1991) et Gazon Maudit (1995), chez Gérard Jugnot dans Meilleur espoir féminin (2000) et Monsieur Batignole (2002), ou chez Jean Pierre Jeunet avec ou sans Marc Caro dans La cité des enfants perdus (Id), Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain (2001) et Un long dimanche de fiançailles (2004). Mais sa plus fidèle collaboration car sa plus grande amitié, c'est avec Claude Lelouch que Ticky l'aura noué. Ensemble ils ont tourné Les Misérables (1995), Hommes, femmes mode d'emploi (1996), And Now...Ladies and Gentlemen...(2002), Le Genre humain : Les Parisiens (2004) et Le Courage d'aimer (2005), son dernier film. Décédé d'un cancer en 2004, Holgado fut filmé par Lelouch son lit d'hôpital afin d'adresser un message posthume. Plus qu'un acteur populaire, simple, drôle et parfois touchant, Ticky Holgado a su par ses rôles et quelque soit la qualité passable de sa filmographie, montrer un esprit joyeux qui donnait une légèreté au cinéma français même dans ses comédies les plus lourdes.

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La filmographie de Ticky Holgado