Small Faces
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La biographie de Small Faces
Grand groupe anglais dont l'âge d'or n'aura duré que quelques années, les Small Faces furent l'un des principaux oubliés du rock Outre-Manche des années 60. Si l'on dit souvent des Kinks qu'ils furent les faire-valoirs du trio Beatles-Stones-Who, comment alors qualifier la carrière des Small Faces ? Pas tellement plus manchots que leurs compatriotes, l'association Marriott / Lane aura également eu ses hauts, composant des hits et surtout un album, Ogden's Nut Gone Flake, préfigurant du psychédélisme instauré par Sgt Pepper, opus qui fera date, acclamé par la critique et succès commercial. Cependant, le groupe sera rétrospectivement assez souvent oublié, toujours comparé aux « autres » groupes anglais de leur génération, qu'ils talonnaient à l'époque, mais dont ils perdirent la course sur la longévité. A leur grand regret.
A la base des Small Faces se trouvent le duo Steve Marriott (chanteur, guitariste) et son ami Ronnie Lane (bassiste), qui ont fait connaissance chez un disquaire londonien où tous deux travaillaient alors. Avec Kenney Jones (batteur) et Jimmy Winston (clavier) -; remplacé rapidement par Ian McLagan -;, ils forment un groupe dont la musique s'inspire du répertoire rythm and blues américain. Ils débutent dans les bars locaux et commencent à se faire un nom dans le milieu, se faisant remarquer par le label Decca qui les signe. De 1965 à 1966, les Small Faces sortent cinq singles dont quatre atteindront le haut des charts anglais, dont "All Or Nothing" qui deviendra numéro un. Leur premier album Small Faces connaîtra également un accueil très chaleureux de la part du public. La réputation des Small Faces sur scène devient également de renommée nationale, puis internationale. Cependant, les relations avec Decca se dégradent. Malgré leur succès et un public acquis, les marges de manoeuvres laissées au duo de songwriters Marriott / Lane sont plus que limitées, à une époque où les Beatles et les Stones culminent avec Revolver et Aftermath, les Small Faces souhaitant atteindre les mêmes cimes que leur prestigieux congénères.En 1967, ils signent sur le label Immediate de l'ancien manager des Rolling Stones, Andrew Loog Oldham. Les années Immediate furent parmi les plus fructueuses de la carrière des Small Faces, mais également les plus droguées. Carburant aux amphétamines et au LSD, l'écriture de Marriott et Lane changea de sujets pour parler notamment de ces nouveaux domaines d'explorations, comme le single "Here Come The Nice", premier single sorti sur leur nouveau label, qui fait ouvertement référence aux drogues. Leur premier album avec Immediate sort en 1967, nommé également Small Faces, et fera un carton, suivi du single Itchycoo Park, qui figure parmi leur plus gros succès. Ce sera l'année suivante que les Small Faces connaîtront leur oeuvre la plus significative avec Ogden's Nut Gone Flake, où les compositions du groupe atteindront leur apogée.
Malheureusement, malgré ce chef d'oeuvre, les Small Faces n'arriveront jamais à quitter leur image de groupe pop, et cette incapacité à changer leur face publique poussera Marriott à quitter le groupe précipitamment à la fin de l'année 1968. Il fondera alors un nouveau groupe, Humble Pie, avec Peter Frampton, tandis que les membres restants des Small Faces, Lane, Jones et McLaglan s'associeront avec les ex-musiciens du Jeff Beck Group, Rod Stewart et Ronnie Wood, sous le nom de the faces qu'ils adopteront plus tard. Le groupe originel des Small Faces se reformera en 1975, et sortira deux albums (1977) et (1978), mais qui seront de qualité inférieure à leurs précédents albums, dû notamment à l'absence de Lane qui souffrait alors de scléroses multiples. Steve Marriott sera pourtant le premier à partir, emporté avec sa femme, par un incendie qui se déclara dans leur maison pendant leur sommeil en 1991. Ronnie Lane quant à lui succombera finalement à sa maladie en 1997. par Kristoffe Biglete


